année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2017 - N° 347 / 348

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • États-Unis : la démocratie torpillée Par Jeffrey D. Sachs


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Entretien


  • Compilation


  • S.O.P. — Sauvons notre planète




L'article du Maître

Home Le fléau du mercantilisme

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 17 avril 2009

Si l’humanité doit sauver cette planète des suites du réchauffement global, il lui faut prendre des mesures autrement drastiques pour limiter les émissions de carbone, et ce, dans un délai plus court qu’on ne l’admet généralement. Les hommes ont tardé à reconnaître les dangers, et aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui refusent de prendre le problème au sérieux. Il est hors de doute qu’une telle attitude met en péril l’avenir de la planète Terre. Il reste tout au plus dix à quinze ans* pour créer une situation d’équilibre avant que des dommages irréparables ne se produisent.

Pour y parvenir, les hommes doivent changer radicalement leur manière de vivre, et adopter des modes de vie et de travail plus simples. L’époque est révolue où ils pouvaient violer et ravager la planète à leur guise, sans penser un seul instant aux générations à venir, sans se soucier le moins du monde d’un environnement qui, c’était inévitable, n’a cessé de se dégrader. Chaque année, depuis longtemps déjà, d’immenses étendues de forêt primaire se voient dépouillées de leurs arbres, vecteurs de vie séculaires, à des fins purement mercantiles.

Le mercantilisme, cette calamité, saisit l’humanité à la gorge et ne cesse de resserrer son étau. Comme le dit Maitreya, la course au profit est plus dangereuse pour les hommes que la bombe atomique, et c’est par le chaos économique qui règne aujourd’hui dans le monde que se manifeste sa puissance de destruction. Combien de temps faudra-t-il pour que les gouvernements et les peuples du monde le comprennent ? Combien de temps faudra-t-il pour que le mercantilisme vide l’humanité de son sang, avant de s’étioler et de mourir lui-même ?

Les millions d’hommes et de femmes réduits au désespoir de se retrouver du jour au  lendemain au chômage et à la rue sont pleinement conscients de la réalité de ce fléau. La situation mondiale est aujourd’hui telle que Maitreya peut commencer sa mission publique sans enfreindre le libre arbitre de l’humanité. Pendant de longues années il a patiemment attendu ce moment, sachant que les événements actuels allaient inévitablement se produire.

Le mercantilisme, qui s’affiche toutes griffes dehors, a révélé sa capacité de nuire. L’acceptation complaisante du statu quo qui régnait jusqu’ici se transforme en défiance et en haine de l’ordre établi et de la course au profit qui le caractérise. De toutes parts les hommes sont enfin prêts pour une nouvelle interprétation du sens et du but de la vie ; pour le partage, la justice et la paix ; pour les relations justes, pour la fraternité, pour une vie plus heureuse. Ils sont prêts, enfin, pour l’appel de Maitreya.

Bien entendu, tous n’ont pas évolué de cette manière. Nombreux sont ceux qui s’imaginent pouvoir faire le gros dos jusqu’à la fin de la « récession » pour recommencer à s’enrichir ensuite. Ceux qui sont très riches et très habiles n’ont rien perdu du tout : l’écart qui les sépare des autres s’est simplement accru en leur faveur. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que cette époque n’est pareille à nulle autre. L’ordre ancien touche à sa fin. Les forces cosmiques dictent les changements qui doivent se produire et qui surviendront inévitablement, faute de quoi la vie ne pourrait plus prospérer sur la planète Terre.

Ceux qui sont prêts ne tarderont pas à répondre à l’enseignement de Maitreya quand il formulera avec simplicité et éloquence les besoins qui sont au cœur de leurs préoccupations. D’autres mettront plus de temps à renoncer à ce dont ils ont pris l’habitude, et commenceront par s’opposer au changement. Avec le temps, c’est par millions que les hommes, à travers le monde, comprendront la nécessité et la logique des changements qui seuls pourront sauver la planète et ses habitants.


Note de la rédaction
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés non seulement au moment où ils sont écrits, mais aussi chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Dans l’article ci-dessus, le Maître met en évidence l’impact du mercantilisme sur la santé de la planète et celle de l’humanité. Il nous adresse un sérieux avertissement sur le temps qu’il nous reste pour rétablir l’équilibre. Il souligne que le public prend de plus en plus conscience que le changement est nécessaire pour sauver la planète et pour venir en aide à tous les démunis, et cette évolution s’amplifie aujourd’hui.





Home Le plus grand nettoyage de plage au monde

Par Joe McCarthy
Source : Repris de Global Citizen

Beaucoup de gens participent à des travaux de nettoyage communautaire – en passant un samedi matin à ramasser des détritus dans un parc, en tondant un champ envahi par la végétation ou en peignant une clôture.

Mais tout le monde n’a pas envie de faire ce qu’a récemment accompli un jeune avocat écologiste de Mumbai.

En 2015, Afroz Shah, âgé de 33 ans, a emménagé dans un appartement près de la plage de Versova, une bande littorale laissée à l’abandon à proximité des bidonvilles de Mumbai (Inde). Il a été choqué par l’état de la plage couverte de déchets en décomposition. Il était impossible d’y marcher, et encore moins de nager sans être agressé par l’odeur.

« Les déchets de plastique atteignaient 1,70 m de hauteur. Un homme aurait pu s’y ensevelir, a déclaré A. Shah à CNN. Je me suis dit : je dois faire quelque chose. Je dois protéger mon environnement et cela nécessite d’agir sur le terrain. »

Tout d’abord, A. Shah et son voisin, un homme de 84 ans, ramassèrent autant de déchets que possible. Mais au bout d’un moment, A. Shah se rendit compte qu’il devait élargir son équipe s’il voulait avoir un impact sur ce qui était véritablement un désastre. Il fit du porte à porte et rencontra ses voisins, expliquant les dommages causés par la pollution marine. Sa détermination en a inspiré beaucoup et rapidement des dizaines, puis des centaines, et finalement plus d’un millier de bénévoles de tous horizons prirent part au nettoyage.

Les séances étaient ironiquement appelées des « rendez-vous amoureux avec l’océan », car l’activité était très pénible, « dans des ordures en décomposition jusqu’aux mollets sous le soleil brûlant de l’Inde », relate l’Onu.

En 2016, Global Citizen1 avait rendu compte des efforts de l’avocat, alors que son organisation bénévole Versova Residents Volunteers (les résidents bénévoles de Versova) n’était qu’à mi-parcours de l’énorme travail entrepris, que le Programme des Nations unies pour l’environnement avait qualifié de « plus grand travail de nettoyage de plage au monde ».

Après vingt-et-un mois de labeur, ils ont ramassé 5 842 tonnes de déchets, principalement du plastique, qui s’étaient accumulés sur le littoral. Ils ont également remis en état 52 toilettes publiques et ont planté 50 cocotiers.

Pour sa vision et son travail acharné, l’Onu a décerné à A. Shah le prix Champion de la Terre. « Je suis un amoureux de l’océan et je pense qu’il est de notre devoir de le nettoyer, a-t-il déclaré à l’Onu. J’espère juste que c’est le début pour les communautés côtières à travers l’Inde et le reste du monde. »

Le travail d’A. Shah ne s’est pas terminé une fois le dernier morceau de plastique ramassé. Il prévoit maintenant de planter des milliers de cocotiers pour que la plage redevienne le lagon qu’elle était autrefois, et il s’efforce de limiter la quantité de déchets qui arrive à la plage, par exemple en construisant des barrières le long des criques d’où proviennent les détritus, en amont de la plage.

Il envisage également d’étendre ses efforts de nettoyage aux zones de mangrove, également infestés d’ordures. Lorsqu’elle est propre et dégagée, la mangrove peut servir de puissant système de filtration et constituer une défense naturelle contre les fortes pluies.

A. Shah espère également inspirer le travail communautaire de nettoyage dans d’autres régions de l’Inde, et promouvoir une sensibilisation à l’environnement à l’échelle nationale. En fin de compte, il veut exporter ses préoccupations à travers le monde, nettoyer les océans et les écosystèmes pour créer un monde capable de favoriser la vie dans toute sa splendeur. La bataille sera rude.

Chaque année, dans le monde, huit à treize millions de tonnes de plastique trouvent leur chemin vers les océans – l’équivalent de deux bennes à ordures à la minute. Sur notre planète, se trouvent environ cinq sacs en plastique remplis de plastique pour chaque trente centimètres de littoral. D’ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans les  océans.

Bien que les entreprises soient responsables de la production et de la vente de quantités massives de plastique, c’est souvent l’individu qui est à l’origine de la pollution. Mais si le travail d’A. Shah prouve quelque chose, c’est bien que les individus peuvent transformer leur relation au déchet. Et si son enthousiasme pour l’environnement devient populaire dans le monde entier, plus de plages commenceront à ressembler à la plage de Versova d’aujourd’hui qu’à la plage de Versova d’il y a deux ans.


1. A propos de Global Citizen : « Nous sommes une plate-forme d’action pour une génération mondiale qui veut résoudre les plus grands défis de la planète. Sur notre plateforme, vous pouvez prendre connaissance des problèmes, prendre des mesures sur ce qui importe le plus et rejoindre une communauté dédiée au changement sociétal. Nous croyons pouvoir mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, grâce aux actions collectives de Global Citizens à travers le monde. » [Source : globalcitizen.org]




Home Les cent premiers jours de Franklin D. Roosevelt

Une qualité de gouvernance encore inégalée

Par Elisa Graf
Source : www.huffingtonpost.com ; usnews.com

Les cent premiers jours du premier mandat d’un président des États-Unis sont considérés comme un indicateur important du succès et des réalisations d’une présidence. On pense en effet qu’au cours de cette période, son pouvoir et son influence sont à leur maximum. En avril 2017, Donald Trump a déclaré qu’en comparaison à sa propre présidence, « aucune Administration n’avait accompli plus au cours de ces quatre-vingt-dix jours. » On dit que les comparaisons sont odieuses mais elles sont souvent révélatrices. C’est Franklin D. Roosevelt qui a inventé l’expression « les cent premiers jours ». Et ce sont les réalisations remarquables de ses cent premiers jours au pouvoir – la promulgation de 76 projets de loi dont quinze sont des textes de référence – qui constituent la norme sur laquelle encore de nos jours tous les présidents sont évalués. « Les États-Unis n’ont jamais eu un autre président de la qualité de Roosevelt, écrit Kenneth T. Walsh dans le magazine US News & World Report, en douze ans de présidence, bien plus longtemps qu’aucun autre président, il a eu un impact si profond sur la nation et le monde qu’il est reconnu comme une des personnalités qui a transformé le vingtième siècle et un des meilleurs présidents américains. » K.T. Walsh ajoute que l’une de ses plus importantes qualités en tant que leader était sa capacité à s’identifier à ses concitoyens, à montrer qu’il prenait soin d’eux et ferait son possible pour les aider. « Cela a renforcé son pouvoir politique en le reliant de manière irréversible avec le citoyen ordinaire, explique K. Walsh. C’est ce que les présidents ont essayé de faire depuis, mais peu l’on réalisé aussi bien que lui. »

F. D. Roosevelt a contracté la polio en 1921, à l’âge de 39 ans, et n’a jamais recouvré l’usage de ses jambes. Sa femme Eleanore a affirmé que l’expérience qu’il a vécue, celle de lutter contre une maladie sans parvenir à la vaincre, l’a forcé à briser l’isolement de la classe supérieure à laquelle il appartenait et qui lui aurait assuré une vie de confort et de privilèges.

Il a pris ses fonctions au cours de la période tumultueuse de la Grande Dépression, en janvier 1933, et les mesures législatives qu’il a prises immédiatement visaient à apporter une plus grande stabilité à l’économie américaine et à alléger le sentiment de désespoir qui étreignait la nation. C’était une période éprouvante pour un nouveau président. Dans Huffington Post, Zac Carter écrit : « Ce n’était pas une simple catastrophe économique. Le projet politique américain semblait être à l’agonie. » Des milliers de faillites bancaires ont réduit des millions d’Américains de classe moyenne à une pauvreté soudaine et choquante, tandis que des familles migraient de villes en villes à la recherche de travail et que les usines fermaient dans tout le pays. « Des fermiers venant des Dakotas, du Tennessee ou de l’État de New York, ajoute Z Carter, ont pris d’assaut les autoroutes, bloquant les transports de viande et de légumes dans une tentative désespérée de faire monter les prix des denrées alimentaires. A Le Mars (Iowa), un juge ayant ordonné quinze saisies de fermes fut traîné hors de la salle d’audience avec une corde autour du cou. »

Dans ce contexte préoccupant, la première mesure de Roosevelt en ce domaine, explique Z. Carter, fut de déclarer la fermeture de toutes les banques du pays et d’envoyer des inspecteurs pour examiner tous les livres de comptes. Par l’Emergency Banking Act (la loi d’assistance d’urgence aux banques), le gouvernement fédéral accepta de prendre en charge les dettes de toute banque solvable. Quelques jours plus tard, lorsque les banques ont rouvert, les déposants ont pu retirer leurs fonds, toute panique publique avait ainsi été évitée.

« Notre progrès ne se mesure pas à la richesse que nous ajoutons à ceux qui la possèdent déjà ; mais à notre capacité à donner assez à ceux qui ont trop peu. »
« La bonté humaine n’a jamais affaibli la vigueur ni ramolli la fibre d’un peuple libre. Une nation ne doit pas être cruelle pour être forte. »

Franklin D. Roosevelt

A la mi-juin 1933, continue Z. Carter, la menace de révolution avait été écartée. « La présidence américaine a été redéfinie et le rôle du gouvernement fédéral rapproché de la vie civile et réorienté politiquement comme jamais depuis la guerre de Sécession. Le pouvoir des grandes entreprises a été subordonné au vote du public pour les décennies à venir. » Au cours de ces premiers mois, Roosevelt a signé des lois qui ont sauvé le système financier grâce à de nouvelles réformes bancaires, protégé les familles des faillites, accordé des aides aux agriculteurs et aux ouvriers licenciés et créé de nouvelles agences gouvernementales pour employer directement les chômeurs désespérés.

Afin de mettre des millions de jeunes au travail et soutenir l’environnement, Roosevelt a fondé le Civilian Conservation Corps (Corps civil de conservation) ainsi que la Public Works Administration (Administration des travaux publics) pour construire des écoles, des barrages, des aéroports et d’autres infrastructures. Il a institué la Tennessee Valley Authority (TVA), qui a apporté l’électricité à une grande partie du Sud et a constitué un rempart contre les monopoles prédateurs du marché de l’énergie.

Afin de garantir l’épargne des citoyens contre les faillites bancaires, Roosevelt a créé la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC), toujours opérationnelle de nos jours, comme on l’a vu lors des crises financières de 2008/2009. La Securities and la Exchange Commission (SEC) fut créée pour protéger les investisseurs contre les fraudes des entreprises. Pour prémunir les services bancaires traditionnels des opérations de négociations risquées, Roosevelt a institué le Glass-Steagall Act qui selon Z. Carter « a mis fin aux paniques bancaires pendant cinquante ans. »

Ces projets, bien qu’initiés pendant les cent premiers jours, ont pris des années à se mettre en place. Z. Carter l’affirme : « Ce rythme accéléré d’activité a permis d’apaiser un public anxieux. De nos jours, fait-il remarquer, nombre de ces idées et institutions sont une composante normale du gouvernement. Même les plus fervents conservateurs n’envisagent pas sérieusement de supprimer le FDIC ou le SEC, et la TVA reste un des plus grands producteurs d’électricité. »

Alors que les progressistes et les réformateurs ont réclamé ces mesures pendant des années, Z. Carter explique que leurs programmes n’avaient pas reçu le soutien des universitaires ni des intellectuels. « Roosevelt a financé son projet en suspendant la convertibilité du dollar en or – mesure radicale que les conservateurs qualifiaient encore de « communiste » dans les années 1950 – en lançant des emprunts et en imprimant de la monnaie. »

Bien que la politique de Roosevelt n’eût pas le soutien des capitaines de l’industrie de l’époque, son programme musclé a permis à l’économie de rebondir avant même que les dépenses qu’il avait approuvées commencent vraiment à bénéficier à l’économie. « Les cent premiers jours de Roosevelt ont rétabli la confiance des entreprises, comme le montre le remarquable rétablissement de la production qui a eu lieu, sans relance budgétaire, au cours du deuxième trimestre de 1933 », fait remarquer l’historien économique Robert Skidelsky.

Lorsque Roosevelt est mort à l’âge de 63 ans d’une hémorragie cérébrale, dans sa maison de campagne de Warm Springs (Géorgie), le 12 avril 1945, K. Walsh a déclaré : « […] un immense chagrin a envahi le pays. Ce n’était que quelques semaines après qu’il ait été autorisé à briguer exceptionnellement un quatrième mandat, et de nombreux Américains se demandèrent si on pourrait jamais le remplacer. K. Walsh raconte cette anecdote : Alors que son convoi funéraire traversait le pays, on demanda à un homme en pleurs au bord de la route s’il avait connu Roosevelt. Il répondit : « Je ne l’ai pas connu, mais lui, il me connaissait. » Tel était le sentiment partagé par des millions d’Américains. »

Rayons et niveau d’évolution de Franklin D. Roosevelt (1882 –1945)
Ame : 2 ; personnalité : 4 ; mental : 1 ; astral : 2 ; physique : 1. Niveau d’évolution : 2,2.
[Source : la Mission de Maitreya, B. Creme]
Erratum - Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 349, page 10.
Le niveau d’évolution de Franklin Roosevelt est 2,7 et non 2,2 comme indiqué ci-dessus.




Home Responsabiliser les femmes au bénéfice de leurs communautés


Source : thedailystar.net ; heifer.org ; unwomen.org

Bien que des progrès importants aient été réalisés en faveur de l’égalité entre les sexes grâce au travail des organisations qui soutiennent les Objectifs du millénaire pour le développement, les femmes et les filles continuent à subir discrimination et violence dans de nombreuses régions du monde.

Malgré cela, il existe des exemples positifs de femmes qui triomphent envers et contre tout. On constate que les femmes soutenues pour développer leur autosuffisance grâce à un mode de vie durable en partagent les bénéfices avec leurs communautés. Les organisations internationales, qui étudient et encouragent la responsabilisation des femmes pour qu’elles atteignent leur plein potentiel, notent que chaque fois qu’on vient en aide aux femmes, elles partagent leurs revenus avec leurs familles, améliorent l’alimentation et l’éducation de leurs enfants, et aident leurs communautés d’innombrables manières. Dans ce sens, Heifer International, organisme de bienfaisance qui offre aux femmes des animaux de ferme, note : « Si les agricultrices avaient accès aux mêmes ressources que les hommes, plus de 150 millions de personnes supplémentaires auraient assez de nourriture à manger. »

Farida Khatun, du Bangladesh, en est un exemple. Au début des années 1980, alors qu’elle était enceinte à seulement 17 ans de son premier enfant, son mari l’a quittée pour se marier avec une autre femme. Farida a emménagé chez ses parents et a donné naissance à son premier fils. Alors que ses parents l’encourageaient à se remarier, pensant que ce serait le seul moyen d’assurer son avenir, Farida était déterminée à ne pas compromettre son bien-être ou celui de son fils avec un autre homme.

En 1985, son frère lui a acheté un agneau, en espérant que cela lui permettrait de vivre. Avec cet agneau, Farida a pu devenir éleveur de moutons, avec seulement un petit terrain et aucune formation académique dans l’élevage. Aujourd’hui, à l’âge de 50 ans, Farida est un entrepreneur prospère avec un troupeau de 49 moutons et en a inspiré beaucoup dans sa communauté.

Elle élève les animaux avec une compassion attachante. Tous les matins depuis trente deux ans, elle les emmène paître dans les champs, pour les ramener à la maison après le déjeuner. Les moutons dorment dans un abri qu’elle a érigé à côté de son petit espace de vie, où elle peut les surveiller attentivement. Elle traite son troupeau respectueusement comme des membres de sa famille, pleurant à la mort de l’un d’eux. « Les moutons la suivent partout où elle va », raconte la belle-fille de Farina, Salina Begum, ajoutant que Farida élèvera ses moutons jusqu’à son dernier souffle parce qu’ils sont ce qui lui a donné une nouvelle vie.

Une voisine, Razea Begum, a récemment acheté deux femelles à Farida et rêve d’agrandir son troupeau en expliquant : « Je veux changer ma vie comme Farida. » Alors que le fils de Farida, maintenant père de trois enfants, a son propre commerce de fleurs, Farida continue de subvenir aux besoins de sa famille. « Je paye aussi les frais de scolarité de mes petits-enfants. J’ai même acheté les ornements d’or de ma belle-fille pour ses mains, ses oreilles et son cou », dit Farida avec fierté en riant. Elle est la preuve qu’avec la volonté de changer son destin et un soutien extérieur, un esprit humain qui refuse d’être abattu a le potentiel d’inverser sa situation.

Faits et chiffres : les bénéfices de la responsabilisation économique
– Lorsque davantage de femmes travaillent, l’économie prospère. Une augmentation de la participation de la main-d’œuvre féminine (ou une réduction de l’écart entre la participation de la main-d’œuvre féminine et masculine) entraîne une croissance économique plus rapide.
– Des données provenant d’un certain nombre de pays montrent qu’augmenter la part du revenu familial assumée par les femmes, soit par leurs propres gains, soit par des aides financières, modifie les dépenses au bénéfice des enfants.
– L’amélioration de l’éducation des femmes et des filles contribue à favoriser la croissance économique. L’augmentation du niveau de scolarité est à l’origine d’environ 50 % de la croissance économique dans les pays de l’OCDE sur les cinquante dernières années, dont plus de la moitié est due à l’accès des filles à des niveaux d’éducation plus élevés et à une plus grande égalité dans le nombre d’années consacrées à l’éducation entre hommes et femmes. Mais, pour la majorité des femmes, les progrès significatifs dans l’éducation ne se sont pas traduits par une amélioration de leur situation sur le marché du travail.
– Une étude utilisant des données de 219 pays de 1970 à 2009 a révélé que, pour chaque année supplémentaire d’éducation pour les femmes en âge de procréer, la mortalité infantile diminuait de 9,5 %.
– Les femmes ont moins d’accès aux établissements financiers officiels et aux mécanismes d’épargne. Au niveau mondial, 55 % des hommes déclarent avoir un compte dans un établissement financier officiel, contre 47 % des femmes. Cet écart est bien plus important dans les économies à faible revenu moyen, ainsi qu’en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. [Source : unwomen.org]




Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Les peintures de jeunesse de Benjamin Creme

Par Jane England

Cet article porte essentiellement sur les années 1940-1960, deux décennies au cours desquelles, après avoir subi diverses influences, Benjamin Creme forgea son propre style en tant que peintre.

Benjamin Creme commença à peindre à l’âge de treize ans, pratiquement en autodidacte, en s’inspirant de l’œuvre de Rembrandt. Il quitta l’école à seize ans, dans le but de devenir artiste. Bien qu’assistant, aux Beaux Arts de Glasgow, à des cours de dessin d’après modèle vivant, il ne fut pas accepté comme étudiant à temps complet parce qu’il était trop jeune. L’année suivante, il renonça à aller dans une école des beaux-arts, car il avait le sentiment d’être déjà devenu un « peintre moderne » et trouvait les Beaux-Arts de Glasgow « trop académiques1 »

En 1940, le jeune Benjamin Creme monta une exposition avec un ami, Douglas Campbell, au siège local d’un syndicat à Glasgow. Campbell, qui avait le même âge que B. Creme et avait travaillé dans le théâtre, devint bientôt comédien. Il joua à Londres à l’Old Vic dès l’année suivante, et, plus tard, avec le metteur en scène novateur Tyrone Guthrie.

Originaire de Varsovie, le peintre Josef Herman, récemment installé à Glasgow, visita l’exposition de B. Creme et Campbell et y emmena Jankel Adler, peintre polonais de ses amis. J. Adler était un artiste moderne juif qui avait été en butte aux persécutions nazies, et dont les œuvres avaient figuré dans les expositions d’« art dégénéré » organisées par ces derniers. Réfugié en Écosse en 1940, il y fut démobilisé de l’armée polonaise. Dès le début des années trente, il s’était lié d’amitié avec Paul Klee, dont l’œuvre l’influença profondément. Picasso, qu’il avait rencontré à Paris à la fin de cette même décennie, l’influença lui aussi énormément. Mêlant ces deux influences, J. Adler élabora son style et sa technique très caractéristiques, qui juxtaposent des éléments figuratifs et abstraits dans une iconographie personnelle.

J. Adler encouragea le jeune B. Creme, en lui disant que son art était « de la même veine, et allait dans la même direction2 »  que le sien. En fait, Adler exerça une influence très forte sur nombre de jeunes artistes de Glasgow du début des années quarante. B. Creme et l’un de ses amis de Glasgow, le peintre Robert Frame, furent très influencés par ce qu’Edward Gage appela « la conception personnelle du modernisme européen d’Adler, avec sa synthèse de la poésie et de l’humour de Klee et des solides qualités formelles de Picasso3. ». B. Creme et Frame firent bientôt partie du petit noyau de peintres qui gravitaient autour d’Adler, lequel devint pour eux un professeur informel critiquant leur travail – et dont ils s’inspiraient.

En 1941, B. Creme et Frame rencontrèrent David Archer, dont les éditions Parton Press avaient publié Dylan Thomas, George Baker, David Gascoyne, W.S. Graham et de nombreux autres poètes pour la première fois. Archer avait transféré sa librairie et sa maison d’édition de Londres à Glasgow pendant la guerre. L’année suivante, B. Creme et Frame illustrèrent le recueil de poésie de W.S. Graham Cage without Grievance (Cage sans grief) pour Parton Press. Leurs illustrations au trait reflètent l’admiration qu’ils éprouvaient pour le style d’Adler – dont ils s’inspiraient. Par l’intermédiaire d’Archer, B. Creme rencontra les poètes W.S Graham, Dylan Thomas et David Gascoyne, et se lia d’amitié avec eux.

A cette époque, B. Creme produisait essentiellement des toiles figuratives stylisées tirant souvent vers l’abstraction. La surface de ses tableaux était souvent hachurée à la manière d’Adler, et sa palette allait des couleurs pâles et subtiles à des tons plus foncés et plus riches. Il ne cessait de dessiner et de peindre, avec pour but déclaré de « mêler puissance, force et éloquence à une forme de sensibilité aux caractères, aux personnes et aux situations4 ».

Au début des années 1940, Benjamin Creme exécuta une série de paysages écossais sombres et spectaculaires qui rappellent le néo-romantisme de Sutherland et Craxton. Dans ses paysages des années quarante et du début des années cinquante, B. Creme se dégagea de l’influence d’Adler pour explorer un territoire bien à lui. Il déclara que, dans les années quarante, son œuvre avait été « en grande partie influencée par Adler et Picasso5 », et qu’ensuite, il s’était mis à faire des paysages dans le but délibéré de développer son propre langage pictural, le paysage n’étant pas réellement un sujet qu’affectionnait Adler.

Adler s’était installé à Londres en 1943 dans un atelier de Bedford Gardens, au-dessus des « deux Robert ». Les peintres écossais Robert Colquhoun et Robert MacBryde, qu’il avait connus à Glasgow, occupaient un atelier juste en dessous. B. Creme ne réussit à venir à Londres qu’après la guerre, car il s’était marié et avait un fils. Quand il arriva à Londres avec sa famille en 1946, Adler l’introduisit dans un cercle où se trouvaient John Minton, Prunella Clough, Keith Vaughan, et, bien entendu, « les Robert ». Sociable et aimant échanger, B. Creme fit la connaissance de nombreuses personnalités littéraires et artistiques locales et mondiales de l’époque. Il lui arrivait de fréquenter les clubs de Soho comme le Colony Room où il croisait Francis Bacon et Dylan Thomas, mais il ne fit jamais vraiment partie de ce microcosme parce qu’il avait une famille et voulait travailler dans son atelier. L’amitié qu’il conserva de cette époque jusque dans la dernière partie de sa vie fut celle qu’il noua avec Prunella Clough, peintre elle aussi.

En 1947, B. Creme, qui grâce à Douglas Campbell avait rencontré Tyrone Guthrie, fut chargé par celui-ci de brosser les décors de sa production de Carmen. B. Creme exposa régulièrement lors d’expositions collectives entre 1947 et 1954, notamment à A.I.A Gallery ; The London Group ; Roland, Browse et Debanco ; The Redfern Gallery, et Reid & Lefevre. En 1949, l’une de ses toiles fut exposée par la Pem-broke College Collection, à Oxford.

En 1950, B. Creme se rendit pour la première fois dans le sud de la France, où les couleurs claires, chaudes et lumineuses, ainsi que les formes abstraites émanant du paysage, furent pour lui une source d’inspiration. Sa palette s’en trouva complètement transformée par rapport à celle de ses paysages écossais, et il se rapprocha de l’abstraction. Comme beaucoup d’artistes écossais, B. Creme avait des affinités avec la peinture française. Dans ses paysages et natures mortes des années 1950, il combina la structure sous-jacente de Cézanne et l’iconographie de Braque avec la tradition écossaise coloriste : son style personnel post-cubiste se teinta d’un amour sensuel de la peinture et de la couleur vibrante. L’abstraction des lignes héritée de Cézanne se maria aux qualités presque surréelles des paysages romantiques du début. Consciemment ou non, des éléments organiques comme les arbres et les rochers continuèrent de présenter un caractère métamorphique ambigu, que la Provence rendait encore plus exotique. Sir Kenneth Clark, qui rendit visite à B. Creme dans son atelier au début des années 1950 (peu après la publication du livre important de Clark, Landscape into Art (L’art du paysage) constata le changement de manière de B. Creme et admira ses derniers paysages du sud de la France.

De retour en Angleterre, B. Creme peignit des paysages du Pays de Galles, période qui culmina dans une série de peintures de promontoires vus d’en haut semblant se dresser comme des totems ornés d’indentations provenant directement du littoral des Cornouailles, dont les côtes devinrent petit à petit plus stylisées. Cet accent mis sur la verticalité rappelle le travail de Peter Lanyon, à ceci près que les promontoires de B. Creme possèdent une qualité organique lyrique éloignée des « vertiges » dégagés par ceux de Lanyon.

En 1952, B. Creme fit une exposition personnelle à la Gallery Apollinaire à Londres, et participa à des expositions collectives à la Martha Jackson Gallery à New York ainsi qu’à la Carnegie International à Pittsburg. Il peignait toujours des paysages, dont certains comprenaient des figures sculpturales abstraites. En 1955, il fit une autre exposition personnelle à la London’s St George Gallery, et, l’année suivante, il participa à l’exposition Looking Forward de John Berger à la South London Art Gallery. Il continua d’exposer dans des expositions collectives à Londres, mais cessa de peindre pendant un an en 1957, pour recommencer en 1958 dans un style de plus en plus abstrait.

Le poète et critique Geoffrey Grigson a dit des peintres romantiques anglais de la fin des années 1940 qu’ils « mêlaient intimement leur art et leur religion, qui, le plus souvent, était de nature personnelle, non conventionnelle et mystique »7. Cette attitude vis-à-vis du paysage s’observe dans l’œuvre de William Blake, Samuel Palmer et Cecil Collins. On retrouve cet aspect visionnaire et spirituel dans les dernières œuvres de Benjamin Creme. Ces qualités imprègnent et enrichissent notamment la série de toiles abstraites, spirituelles et ésotériques que B. Creme entama à la fin des années soixante et poursuivit tout au long des décennies ultérieures.


1. Conversation de l’artiste avec Jane England, vers 1985.
2. Ibid.
3. Edward Gage, The Eye in the Wind : Scottish Painting Since 1945 (L’œil dans le vent : la peinture écossaise depuis 1945), Harper Collins 1978.
4. Conversation de l’artiste avec Jane England, vers 1985.
5. Ibid.
6. Peter Lanyon, A sense of place, in Painter and sculptor, Automne 1962.
7. Geoffrey Grigson, 1947.




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Benjamin Creme : un art ésotérique avancé

Par Phyllis Power

Aux alentours de 1964, l’art de Benjamin Creme commença à changer radicalement. Cela se produisit après son engagement historique de travailler pour Maitreya – après avoir été contacté de manière télépathique par son Maître –, mais avant qu’il ne lui fût demandé, lors d’une période d’entraînement intensif, à partir de 1972, d’accepter définitivement sa mission. Le contact de B. Creme avec son Maître était toujours resté strictement confidentiel, et il n’en parlait que très rarement. Il avait travaillé en étroite collaboration avec les Frères de l’espace, mais cette période était désormais terminée. Pendant près de dix ans, il se trouva donc relativement libre de se consacrer à sa peinture.

Le talent de B. Creme était, comme il le disait lui-même, un don reçu à la naissance dont il avait pris conscience très jeune. A treize ans, il trouva un bout de crayon par terre et découvrit qu’il avait une grande facilité à travailler l’ombre et la lumière – ce qui lui valut les compliments de son professeur de dessin. Ce fut pour lui une révélation. Il n’apprit que bien plus tard que c’était son Maître qui avait mis le crayon sur son chemin, mais, dès ce moment, il décida que sa vocation était de devenir peintre, et il travailla très dur, sans le moindre encouragement de sa famille (il fabriquait même ses pinceaux). Le seul à apprécier les nombreuses toiles qu’il réalisa les années suivantes fut Simon, son grand-père paternel, qui déclara que son petit-fils serait un grand artiste. (Malheureusement, celui-ci brûla beaucoup d’œuvres de son adolescence faute de place où les entreposer.)

B. Creme partit de chez lui à seize ans, et intégra le milieu artistique de Glasgow, où il rencontra Jankel Adler, un peintre polonais de l’école moderniste européenne, qui devint son professeur. Les portraits exécutés par B. Creme alors qu’il avait à peine vingt ans témoignent d’une maturité et d’un métier exceptionnels. Nombre d’entre eux avaient aussi une caractéristique assez particulière qui touchait beaucoup le spectateur : un mélange de qualités formelles très abouties, en même temps qu’une désarmante tendresse.

Pendant les deux décennies suivantes, il réalisa essentiellement des portraits et se mit aux paysages plus tardivement. Même si le contact avec son Maître n’était pas encore conscient, ce dernier n’était jamais très loin, comme cela apparaît dans Le Prophète, toile de 1942, alors que B. Creme n’avait que vingt ans.

Des mandalas modernes

Le travail de B. Creme évolua de façon spectaculaire à partir de 1964 : il abandonna les paysages abstraits qu’il peignait alors, pour ce qui devait devenir plus tard son art « ésotérique » – bien connu des lecteurs de Partage international, et qu’il présente dans la plaquette publiée par le groupe japonais intitulé l’Art ésotérique de Benjamin Creme.

B. Creme décrit beaucoup de ses nouvelles toiles comme des « mandalas modernes », à savoir des œuvres qui représentent de manière symbolique des aspects de l’univers, et qui, grâce à l’énergie contenue dans leurs formes, peuvent servir de supports à la méditation et à l’enrichissement spirituel. Ce sont des peintures susceptibles de donner au spectateur une expérience analogue à une profonde méditation, lors de laquelle il a conscience d’être un avec l’objet de sa contemplation et à partir de là, d’être un avec tout ce qui existe. Pour B. Creme, cette expérience d’unicité, c’est la beauté, celle qui se trouve dans tous les aspects de la vie :

« La beauté est l’expression d’une idée divine, et quand notre expression permet la révélation de l’idée, de la beauté est créée. Ceci est à la base de tout art véritable : musique, peinture, poésie, littérature ; de toutes les découvertes scientifiques du monde ; de toutes les grandes intuitions religieuses concernant la nature de la réalité dans laquelle nous vivons. Tout cela exprime une beauté, une radiation divine que l’on ne trouve que quand on entre en contact avec les aspects les plus élevés, les plus mystérieux de la vie. » (L’Art de la coopération, p. 241)

D’une certaine façon, l’art ésotérique des mandalas tel que le pratique B. Creme n’est pas si différent du grand art qui va au-delà du séduisant, du joli ou de l’élégant, et, quel que soit son genre – figuratif ou abstrait, par exemple – ou sa qualité formelle transcende la surface matérielle. C’est un art indéfinissable mais qu’on reconnaît généralement à ce qu’il va « au-delà » des apparences. La beauté vient des qualités formelles et picturales qui donnent à l’œuvre son harmonie ainsi que sa complétude, et qui emportent le spectateur dans une autre dimension.

En dernière analyse, ce que l’on entend par « grand art », c’est un art qui donne au spectateur une expérience du divin. Non que ce soit nécessairement le but déclaré de la peinture : l’artiste peut vouloir faire un portrait, et aller au-delà de l’apparence physique du modèle, ou bien représenter une scène de la nature, et, par son organisation des formes et des couleurs, créer des effets qui relient la partie au tout. Les peintres ont tendance à parler de leur œuvre en termes formels plutôt que figuratifs, mais l’effet obtenu peut aller bien au-delà.

Les mandalas que B. Creme en vint à créer avaient une visée plus spécifiquement spirituelle, et proposaient tout à la fois au spectateur une vision de l’univers issue de l’enseignement ésotérique, et une expérience d’unicité en lui servant d’aide à la méditation. L’explication que donne B. Creme de Mandala ouvert va au-delà, en mettant l’accent sur l’énergie qui émane « du Vide » figuré dans le tableau et qui, en retour, évoque une réponse énergétique de la part du spectateur :

« Flottant dans l’espace, le Mandala ouvert offre à celui qui regarde un vide qui attire et maintient son attention dans le Vide cosmique. Une fois l’attention du spectateur fixée sur le centre du tableau, le Vide suscite chez lui désir et aspiration à l’unité avec toutes choses. En retour, le Vide libère son énergie pour stimuler et renouveler l’aspiration et le désir d’union du spectateur. C’est un outil de méditation dynamique qui, utilisé sérieusement et régulièrement, constitue un remarquable instrument de progrès. » (l’Art ésotérique de Benjamin Creme)

B. Creme disait que, comme la plupart des artistes peintres, il avait toujours été réticent pour livrer et donner le « sens » de ses tableaux, espérant qu’ils parleraient d’eux-mêmes. Et c’est, en effet, ce qui se produit parfois. Ainsi au musée Benjamin Creme, des visiteurs peuvent rester assis plusieurs heures devant une toile qu’ils contemplent en silence, et nombre d’entre eux sont frappés par l’« énergie » du lieu. Cela suffit à beaucoup, qui ne souhaitent pas qu’on leur explique avec des mots ce qui est pour eux avant tout une expérience intime.

Symbolisme de la sagesse ésotérique

Dans le même temps, Benjamin Creme disait aussi que ses peintures sont des symboles, c’est-à-dire des formes sur lesquelles viennent se greffer des significations et des associations qui les dépassent et se situent au-delà du signe. Il a rédigé des explications éclairant le sens de ses tableaux, de façon à aider le spectateur à comprendre les concepts ésotériques. Quelques-unes sont très simples, celle de Calice, par exemple : « Cette toile exprime l’énergie d’Amour [le principe christique] » ; d’autres, plus abstruses, expriment la pensée ésotérique en termes dont le public n’a pas l’habitude. Les titres, à eux seuls, donnent une idée des champs conceptuels : Antahkarana, Ange solaire, Feu solaire, Diamant flamboyant, Soleil spirituel central. Ces explications et commentaires servent à diffuser les enseignements de la Sagesse éternelle par le biais de la compréhension des symboles. Ainsi les toiles peuvent-elles être appréciées à la fois intellectuellement et intuitivement, chaque approche renforçant l’autre.

Le changement dans l’œuvre de Benjamin Creme, son passage de l’abstraction à la peinture ésotérique accompagnèrent et reflétèrent la nouvelle et ultime phase de sa vie, lors de laquelle il travailla inlassablement à faire connaître la réapparition de Maitreya, l’Instructeur mondial.

Au départ, l’art de B. Creme découlait d’un don qui lui permettait de créer de la beauté par laquelle pouvaient s’exprimer sa personnalité et son âme. Désormais, c’était son Maître qui allait inspirer et parfois même guider la main de son élève dans ses peintures, et leur insuffler ainsi son énergie. A partir de ce moment, ce qui avait été un talent personnel serait mis au service du travail de Benjamin Creme pour son Maître, pour Maitreya et pour le monde.

Post-scriptum

Les extraits ci-dessous proviennent d’une interview que Benjamin Creme a donnée sur sa peinture à son domicile en décembre 2013. Le texte, qui a été transcrit pratiquement mot à mot, est un bon exemple de l’inimitable façon de parler de B. Creme. Ce qu’il dit ici éclaire et illustre certains aspects évoqués dans cet article : l’évolution de sa peinture, sa relation avec les enseignements de la Sagesse éternelle, et la contribution de son Maître.

Changement

« J’ai arrêté de peindre pendant un an. Puis, en 1963, j’ai commencé de faire des toiles comme je n’en avais jamais fait auparavant, mais qui étaient plus proches de ce que je faisais avant ma rencontre avec Adler. Elles étaient totalement abstraites, et certaines n’étaient pas très bonnes et me demandaient des efforts. J’ai fait de mon mieux, elles étaient expérimentales. Je crois que j’en ai encore quelques-unes. Même si elles n’étaient pas très achevées, elles étaient nouvelles dans mon œuvre. Elles étaient mal fichues, des tentatives brutes de décoffrage. J’avais beau être un paysagiste très accompli, elles restaient des toiles abstraites mal fichues. Ça ne me dérangeait pas tellement qu’elles soient mal faites, car j’expérimentais. Puis, j’ai commencé à m’apercevoir qu’il s’agissait d’une nouvelle voie pour moi. Et, en 1964, je me suis mis sérieusement à ce que j’ai toujours fait depuis : la peinture ésotérique. »

Q. Votre peinture a-t-elle été influencée par vos croyances ?
B. Creme. Je pensais – enfin, c’est ce que je crois... c’est ce que je lisais, les enseignements de la Sagesse éternelle, et tout ce qui s’ensuit. J’ai tout absorbé et me suis dit : « Pourquoi ne pas mettre ça dans ma peinture ? » Mais je ne voyais vraiment pas comment m’y prendre. Comme il n’était pas question pour moi d’imiter quelque chose qui existait déjà, j’ai donc laissé les choses reposer pour voir ce qui viendrait. Puis, j’ai commencé à batailler, et, petit à petit, je me suis mis à peindre.
J’ai découvert l’art tantrique en allant voir l’Exposition d’art tantrique. Lorsqu’elle est venue à Londres, j’y suis allé trois fois. Cette peinture me fascinait parce qu’elle était très proche de la mienne. En la regardant, j’avais l’impression de me trouver en pays connu, vous comprenez, parfaitement connu. Je ne faisais pas exactement la même chose, mais les deux sources étaient très, très proches, un point c’est tout. Et je me suis dit : « Je suis sur la bonne voie, c’est ce que je fais. »

Le rôle du Maître

Mon Maître a eu une influence considérable. A propos d’une série de grandes toiles, il m’a dit : « Elles sont trop petites. » Et il m’a donné des idées de grands tableaux que je n’aurais jamais faits s’il ne me les avait pas suggérés. Rien de ce que je peins ne se fait sans sa participation. Que je fasse une esquisse ou que je dessine, il travaille par ma main. [...] Je le laisse faire, vous comprenez, c’est comme ça. Il dessine et organise bien mieux que moi, et, à la fin, je me retrouve avec un grand symbole fascinant. Mais il a fallu que ce soit moi qui le fasse. Le Maître donne l’impulsion initiale, et va parfois jusqu’à assurer la disposition générale, et ainsi de suite. A moi de m’occuper de la peinture, de trouver les couleurs, les rapports, etc. Mais son intervention est si importante que la toile est chargée de son énergie – il en va de même pour toutes mes toiles. C’est pourquoi, quand des gens les regardent, s’ils ne les quittent pas des yeux pendant cinq ou six minutes, en les regardant sérieusement, sans faire autre chose que regarder, une porte s’ouvre pour mon Maître. Il est attiré par le fait que la personne regarde ma toile, il voit cette personne, et il voit ce dont elle a besoin et ce qu’il peut faire – une guérison, une stimulation ou une autre. Il peut ainsi donner de l’énergie aux gens ; quand ils sont en méditation, il peut faire pour eux des choses dont ils ne sont pas capables eux-mêmes. Voilà comment nous travaillons ensemble, mon Maître et moi.

Pour chacune [de mes toiles ésotériques], c’est le Maître qui m’a donné l’idée. Mais elle me vient à l’esprit en un éclair, il ne dit pas : « Fais une toile sur ceci ou cela. » Cela n’a rien à voir : je vois de quoi il s’agit en un éclair, et je me mets à peindre. C’est en peignant que j’apprends de quoi il s’agit – c’est ce qui est expliqué au dos des cartes [voir l’Art ésotérique de Benjamin Creme ]... du point de vue du Maître. Ce que j’ai fait, ce qu’il a fait au travers de mes toiles, c’est donner un aperçu très large et très informel des enseignements de la Sagesse éternelle. Ce sont les enseignements de la Sagesse éternelle racontés par la peinture. Cela étant, je ne me suis pas mis à peindre dans le but de donner un certain type d’enseignement moi-même, ce n’est qu’en peignant que j’ai compris cela.

Le Prophète (1942)

« Mon Maître m’a dit tout récemment que c’est lui qui l’a mis dans mon mental, et qu’il s’agit d’un prophète. C’est une toile très puissante. Elle représente un vieil homme au visage très allongé qui regarde droit devant lui, l’index droit dressé, tout en brandissant un livre de l’autre main. Il a une sorte de tunique jetée par-dessus l’épaule comme en portaient les anciens prophètes. Je ne savais pas que j’allais devenir prophète, mais c’est ce que je fais depuis 1975. Je n’avais aucune idée du pourquoi du Prophète, ça ne me serait jamais venu à l’esprit, et je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ce tableau, mais je l’ai fait, et voilà. » (Déc. 2013)


 Références
Benjamin Creme, l’Art de la coopération, Partage Publication, 2002.
The esoteric art of Benjamin Creme (l’Art ésotérique de Benjamin Creme), Share International, Japon, troisième édition, 2012.
Interview with Benjamin Creme [Interview de Benjamin Creme], George Stewart Lockhart, Colour Format, 2014




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Abstraction et unité dans l’art de Benjamin Creme

Par Marc Gregory

L’artiste Benjamin Creme a laissé derrière lui une œuvre importante et très significative. Ce sera plus tard la tâche des historiens de l’art et des spécialistes, beaucoup mieux informés sur l’art de la peinture, de commenter et de proposer des analyses et des éclairages sur son travail. Voici juste le point de vue d’une personne ayant reçu une formation artistique très générale, mais aussi d’un ardent admirateur du travail de Benjamin Creme depuis plusieurs décennies.

Dans l’histoire de tous les arts, l’œuvre d’un artiste finit par trouver son juste classement : peu importe le temps pris pour une juste reconnaissance (parfois assez rapidement, parfois non), le travail d’un grand artiste reçoit généralement l’admiration méritée.

La musique de J. S. Bach, par exemple, occupe une place particulière dans l’histoire musicale. Sa musique est, tant sur le plan procédural que structurel, à la fois une consolidation de tout ce qui l’a précédée dans la tradition musicale de l’Occident et constitue en même temps la base de presque tout ce qui l’a suivie. Il est intéressant de noter que certains des plus grands pianistes de jazz ont passé beaucoup de temps à étudier et à jouer Bach, à trouver l’inspiration dans la façon dont il déplace les lignes musicales, comment ces lignes affectent ses structures harmoniques, et aussi pour accroître le délié des doigts dans le jeu que procure la manière de jouer Bach. Savoir bien jouer Bach au clavier, comme quiconque a essayé vous le dira, est un défi considérable.

La musique et la peinture, tout en partageant certains principes sous-jacents, restent des arts différents. Il existe toutefois sans exagérer la comparaison avec Bach, une dynamique similaire à l’œuvre dans l’art de Benjamin Creme.

Comme beaucoup d’excellents artistes avant lui, B. Creme a démontré dès son plus jeune âge un degré presque complet de maîtrise des procédés et des techniques qui l’ont précédé (il a quitté l’école à 16 ans, était largement autodidacte et, comme il l’a dit une fois, « peignait jour et nuit » par la suite). A 21 ans, il avait déjà réalisé des toiles aussi étonnantes et puissantes que Sibylline Figure (Figure sibylline), maintenant exposée au Musée écossais d’art moderne. C’était juste le début.

Ceux qui sont familiers avec la peinture de Benjamin Creme savent que, pour en faciliter le référencement, sa production peut être divisée en deux grandes périodes : son travail figuratif prédominant avant 1963/64 et son travail abstrait par la suite. Il ne fait pas de doute que les sujets des deux périodes contrastent. Mais le monde physique et l’approche symbolique ésotérique démontrent une trajectoire globale qui unifie toute sa peinture, ce qui en fait l’expression d’une même vision artistique singulière en constante expansion.

Son travail est en particulier marqué par une manière unique de traiter l’abstraction. Il a déclaré avoir été attiré par l’expression abstraite dès le début. Au cours des années 1950, il a consacré beaucoup de temps et d’efforts à la peinture des paysages qui sont évidemment des sujets identifiables par tous. Pourtant, si nous considérons une œuvre remarquable caractéristique de cette période, Rain on Hills, South of France (Pluie sur les collines, Sud de la France) (1950), nous observons un traitement merveilleusement abstrait de ce qui est essentiellement une peinture représentative, un mélange habile et équilibré des deux. Bien que cela ne soit pas tout à fait unique en soi, sa façon de le faire l’est. Sa façon de rendre les montagnes, les nuages, les terrasses, etc., démontre un solide et vigoureux sens personnel de la forme et de l’abstraction.

Ces qualités se retrouvent également dans les œuvres de sa seconde période dite ésotérique, où le traitement robuste de la forme est maintenant au service d’une matière entièrement symbolique. Une maîtrise de la forme à grande échelle est combinée, le cas échéant, avec une délicatesse frappante, mise en évidence par le travail à la brosse détaillé et le rendu subtil du jeu des diverses énergies dans des œuvres comme Flame-Coloured Deva (Deva couleur de feu) (1976-77) et Central Spiritual Sun (Soleil spirituel central) (1975-77). L’une des œuvres qui combinent particulièrement les qualités des deux périodes est l’exceptionnel Oracle, un résumé ésotérique qui présente une intégrité de forme et de composition combinée à une touche de l’esprit de Paul Klee, artiste pour lequel l’admiration de B. Creme était connue.

Benjamin Creme était également un coloriste unique et talentueux, et sa technique d’ombrage, de mélange et de juxtaposition des couleurs est très souvent à couper le souffle. Encore une fois, nous pouvons observer la série de bleus et de gris subtilement ombragés qui se mêlent aux roses doux, aux beiges et aux marrons clairs dans Pluie sur les collines, Sud de la France ou à l’intensité et la profondeur du fond dans Deva couleur de feu – mélange de bleus et de verts profonds si fortement combinés, contrairement au sujet vibrant que la peinture semble réverbérer dans un mouvement harmonieux. En ce sens, son œuvre absorbe et incorpore l’art du passé et de là se projette dans un art du futur.

Certaines similitudes peuvent alors être tracées entre B. Creme et Bach, la plus évidente étant qu’ils sont tous les deux des artistes de l’ordre le plus élevé.

Deux qualités s’appliquent spécifiquement à Benjamin Creme. D’abord, dans son travail ésotérique, il a apporté au monde un tout nouveau type d’art spirituel, quelque chose encore jamais vu. Non seulement cela attire et garde l’œil captif, mais cela confère aussi une signification profonde représentée de manière abstraite.

Deuxièmement, compte tenu de la qualité exceptionnelle de sa production artistique tout au long de sa vie, lorsque l’importance de son rôle de précurseur et de porte-parole de Maitreya et des Maîtres sera finalement compris, son influence deviendra effectivement considérable. Il a ouvert des portes de possibilités aux artistes pour des décennies, peut-être des siècles à venir, et a montré au monde un aperçu d’une forme de communication symbolique plus élevée que beaucoup peuvent être tentés de prendre pour exemple. Ils devraient toutefois être peu nombreux à posséder le genre de talent que Benjamin Creme a incarné et à être suffisamment concentrés pour pouvoir accéder au niveau de l’intuition spirituelle d’où son art provenait.

Enfin, l’opposition entre la représentation et l’abstraction peut être considérée comme une expression de la séparation entre le monde tangible, visible, et le monde invisible. Mais il s’agit d’une séparation illusoire, tout faisant intégralement partie du grand Tout.

Peut-être que la fluidité avec laquelle la peinture de Benjamin Creme se déplace entre le représentatif et l’abstrait suggère en soi la fluidité avec laquelle un monde se rencontre dans l’autre, soulignant l’unité essentielle de toutes choses.




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Ratisser les Cieux en quête de beauté – et servir [Version complète]

Par Felicity Eliot

Le titre de cet article fait référence au commentaire de Benjamin Creme (la Mission de Maitreya, tome II) à propos de Mozart qui, en tant qu’initié de troisième degré « ratissait les cieux en quête de beauté – car c’est ce que fait l’artiste : il passe les cieux au peigne fin en quête de cette vibration de la réalité qui, lorsqu’elle s’exprime dans la forme, crée la beauté. »

La littérature et la mythologie sont gorgées de références aux héros, ces figures extraordinaires, prédisposées par leur situation, leurs qualités et leur destinée à chercher et à oser, prêtes à gravir les sommets, à relever d’impossibles défis, à faire face à la tentation, à tuer des dragons – en quête d’un but qu’ils n’ont encore qu’intuitionné, d’une récompense pressentie mais non encore connue. Il y a toujours une toison d’or qui les attend.

Le héros, bien sûr, c’est l’initié. Et ce qui attend le héros ou l’héroïne, c’est la quête intérieure d’une prise de conscience plus vaste, toujours en perpétuelle expansion. L’initié est celui qui voit plus loin, qui en sait davantage et dont le travail fournit aux mortels moins avancés que nous sommes un aperçu de mondes et de réalités auxquels nous n’avons pas encore accès. A mesure qu’il avance, de nouveaux horizons s’ouvrent devant lui, et, petit à petit, le subjectif et l’objectif en viennent à se fondre l’un dans l’autre.

Cela pose de nombreuses questions, dont celle-ci : qu’est-ce qui le pousse ? Et par quel mécanisme « ratisse-t-il les cieux » ? Le Maître Djwhal Khul (D. K.) et Benjamin Creme nous expliquent que l’humanité évolue en tâtonnant vers ce qui peut être, vers ce qui n’existe pas encore, mais que les recherches et la quête d’un objectif supérieur finissent par nous faire découvrir. Dans les enseignements de la Sagesse éternelle, les hommes sont appelés « fils du mental » en référence à notre mode d’évolution, dans lequel aspiration, activité mentale, imagination et méditation sont invoquées pour nous permettre d’atteindre, par tâtonnements successifs, quelque chose de plus haut, en progressant du connu vers l’inconnu.

 « La clé de ce développement est l’aspiration. Inscrits en chaque homme, demeurent le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau, le vrai – les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dénué du désir de s’améliorer, de quelque façon que ce désir s’exprime. » (Benjamin Creme, l’Art de vivre)

L’imagination créatrice, du fait qu’elle provient de l’âme, fait intervenir la volonté. C’est ainsi que nous invoquons la volonté, en aspirant. Le principe christique, la conscience de l’âme, en elle-même, nous pousse à aspirer. Par notre méditation, notre service, notre travail créatif dans tous les domaines, nous évoquons de la part de l’âme une aspiration à quelque chose de plus élevé, de plus beau. Si nous sommes un tant soit peu créatifs, nous utilisons l’imagination créatrice.

« Quel que soit le concept, l’imagination créatrice est nécessaire pour lui donner forme et structure. Pour parvenir à nos fins, nous invoquons l’énergie de l’âme. L’imagination créatrice utilise l’antahkarana, le canal de lumière reliant la personnalité et l’âme, que nous construisons à mesure que nous l’utilisons. En le créant, nous l’utilisons, c’est un processus à double sens. C’est ce qui permet la descente de la lumière, de la conscience de l’âme, de l’aspiration, qui nous inspire à voir ce que nous ne percevons pas encore.

Dans les enseignements occultes, on lit : « Et dans cette lumière, vous verrez la lumière. » Dans la lumière de l’âme, nous voyons une lumière supérieure, plus brillante, plus dynamique, une lumière plus créatrice. Tout ce que nous recevons de l’âme répond au besoin immédiat, au niveau auquel nous sommes parvenus. Mais en recevant au niveau où nous nous trouvons, nous recevons aussi de l’âme l’intuition qu’au-delà, il existe autre chose. Dans la lumière de l’âme, nous voyons une autre lumière. Par l’intermédiaire de l’aspiration, l’âme nous fait prendre conscience de l’existence de quelque chose de supérieur à elle-même. « (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II)

Service à l’humanité

Comment un tableau, une œuvre d’art, peuvent-ils être considérés comme un service à l’humanité ?

Le Maître D. K. et B. Creme ont tous deux écrit que ce sont les disciples, les individus les plus évolués, qui créent la culture d’une société. El Greco pensait que « le langage de l’art est d’origine céleste et ne peut être compris que des élus », « comprendre » signifiant perçu et expérimenté par l’artiste. Et le Maître de B. Creme écrit : « Il vient un temps dans l’histoire de chaque nation où sa qualité d’âme commence à se manifester de façon plus puissante et à produire des personnalités hors du commun dans les domaines de l’art, de la science, de la politique ou de la religion. Lorsque tel est le cas, nous voyons apparaître des hommes et des femmes influents qui donnent couleur et cohérence aux efforts de la nation. Profondément créateurs, ils inspirent de leur vision les membres de leur entourage et contribuent au jaillissement de la culture de leur époque. Ce sont des disciples et des initiés qui expriment pour les autres le génie particulier de leur nation. » (L’émergence de grands serviteurs, dans Un Maître parle)

Benjamin Creme, en tant qu’homme et en tant qu’initié, est venu exactement au moment où son époque avait besoin de lui, mais il était aussi très en avance sur notre temps. Il est né, a vécu et travaillé juste au moment où il le fallait, en ce sens qu’il était un précurseur et un prophète travaillant exactement quand c’était nécessaire. Mais il a également éclairé le sentier que nombre d’hommes sont maintenant prêts à fouler – alors que l’humanité prend peu à peu conscience du fait que la divinité n’est pas seulement extérieure à nous, mais qu’elle est immanente en toute forme de vie.

« L’art – si talentueux soit-il – n’est pas de la propagande pour une cause – si bonne soit-elle. L’art n’est ni l’imitation, ni la description – si rigoureuses soient-elles – de phénomènes ou d’effets naturels. L’art est la création – ou la mise en action – de causes. Il est l’expression par l’artiste de sa perception de la réalité, de sa réponse aux vibrations de celle-ci. »
Le Maître de Benjamin Creme

B. Creme est connu avant tout pour son travail de prophète, ouvrant la voie à l’Emergence de Maitreya, l’Instructeur mondial. Mais il a également servi en qualité d’artiste qui a ratissé les cieux et en a ramené la Toison d’or. Il a, par le truchement de ses toiles, révélé des aspects de la vie que nous ne pouvons que très vaguement intuitionner. Grâce au contact étroit que B. Creme entretenait avec son Maître, des vies ont été enrichies, embellies, imprégnées de qualités nouvelles. C’est cela, le génie – la capacité de tutoyer les mystères et de les ramener sur Terre pour les autres.

« Pour l’ésotériste, un artiste est quelqu’un qui se met à l’unisson de la vibration de la réalité et lui donne expression. [...] Plus l’art est grand, plus le symbole sera profond, et mieux il exprimera le sens de ce qu’il symbolise. Le grand artiste peut nous montrer certains aspects de la nature de cette mystérieuse essence de la réalité que nous connaissons en tant que beauté, ainsi que des aspects de la nature de ce que nous appelons Dieu. Dans l’idéal, bien sûr, tout peintre souhaite que ses œuvres parlent d’elles-mêmes. » (Benjamin Creme, dans l’Art ésotérique de Benjamin Creme)

Un coup d’œil aux dernières toiles de B. Creme (celles des années soixante et suivantes) révèle qu’elles sont en fait des marqueurs, des balises qui constituent des révélations et des expériences spécifiques sur le chemin ascendant. A travers sa vie et son art, B. Creme trace un chemin que les autres peuvent emprunter. Chacun de ses tableaux est un panneau indiquant une découverte potentielle ; chaque composition suggère une révélation ; l’impact énergétique procure au spectateur, s’il est réceptif à l’expérience, un stimulus susceptible de dynamiser et de rehausser son niveau de conscience. Le spectateur fait l’expérience de quelque chose qui dépasse son quotidien, et se trouve ainsi transformé, soulevé et poussé en avant sur son sentier personnel.

Ce que B. Creme peint dans ses toiles, c’est l’histoire de l’Universel, de réalités cosmiques et du voyage personnel de l’initié qui veut les découvrir. D’autres grands peintres attestent de cela. « Un tableau est achevé lorsqu’on y voit les ombres d’un dieu », aurait déclaré Rembrandt. Quant à Léonard de Vinci, il disait : « Le peintre a l’univers dans son esprit et dans ses mains. »

B. Creme lui-même a écrit : « La beauté est la nature même de l’univers, de la réalité, incarnée dans une forme ou une autre – mathématique, musicale, artistique. Elle est la réponse à la vibration et la saisie de cette vibration de la réalité dans une forme ou dans une autre. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II). « La beauté, après tout, est tout aussi divine que ce qui peut être exprimé au moyen de n’importe quelle forme. N’oubliez pas que forme et vie sont une. » (D. K., L’état de disciple dans le nouvel âge, tome II).

Créativité

Le dernier mot doit revenir à B. Creme, dont la vie et l’œuvre en tant qu’artiste, prophète et précurseur ont été une expression du bon, du beau et du vrai, tels qu’il les a découverts et révélés par son talent, son courage, et sa créativité.

« L’essence de tout art, de toute science, de toute philosophie, de toute religion est la créativité. Nous vivons dans un univers spirituel. Cet univers spirituel est un moteur en perpétuel changement, une sorte de grand générateur de créativité qui génère différents aspects de la créativité en question, les envoie dans l’univers où ils s’écoulent doucement au travers des galaxies et des systèmes solaires. Ces énergies de créativité parviennent à la petite planète qu’est la Terre comme des échos d’une lointaine idée. Cette idée peut galvaniser et transformer le monde. C’est aussi étrange, aussi simple et aussi gigantesque que cela. Ces grandes idées se déversent dans notre espace. Mais il leur faut du temps pour se déposer. Nos mentaux doivent être réglés en tant que conscience qui s’éveille toujours davantage à la signification de ces idées et leur effet sur nos vies, et nous devons trouver la meilleure manière de les mettre en œuvre. Telle est la nature de la vie.

Nous sommes des âmes en incarnation. C’est pour cela que nous sommes créatifs. C’est la nature même de notre vie. On ne peut pas dire : « Bien, une partie de ma vie sera créatrice, mais l’autre partie n’a pas besoin de l’être. « Tout doit être créatif à tout instant. La créativité n’est pas quelque chose que l’on peut tartiner comme le beurre sur le pain, simplement pour lui donner du goût, pour le rendre plus facile à avaler. La créativité, c’est l’étoffe même – la nature de la vie. Quand la vie est correctement comprise, elle est perçue comme dotée de sens, de dessein, et quand nous en saisissons la signification et le but, cela conduit à la naissance en nous de cette créativité, quelle que soit la façon dont nous l’exprimons. Nous lui donnons expression, bien entendu, en tant qu’homme ou femme en fonction de l’expérience acquise dans nos vies précédentes.

Nous devons vivre dans cet état créatif qui fait partie intégrante de notre être de tous les jours. Ce n’est donc pas quelque chose que nous faisons quand nous en avons le temps. C’est quelque chose que nous faisons parce que c’est ce que nous sommes. Si nous sommes créatifs, alors nous le sommes en permanence. Même lorsque nous semblons ne rien faire, nous pouvons encore être créatifs. La créativité est un état d’être, un état d’êtreté. Plus nous sommes focalisés et éveillés dans notre conscience de tous les jours, plus nous sommes proches de cet état créatif. C’est cela, la divinité. C’est la création. C’est la vie. C’est ce que nous sommes, ce que nous sommes tous. » (Benjamin Creme, le Rassemblement des forces de lumière)




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Le Musée Benjamin Creme : deux ans d’expérience

Par Olga et Scott Champion

Le Musée Benjamin Creme présente les œuvres de cet artiste peintre au public du sud de la Californie, mais il reçoit aussi des visiteurs du reste des États-Unis et du monde entier. Répondant à la volonté de B. Creme de ne pas figer l’exposition, les visiteurs ont à ce jour eu l’occasion de voir plus de 30 œuvres originales dont 20 à 22 exposées en permanence. Pour les visiteurs qui ne connaissent pas le rôle de B. Creme dans la diffusion de l’information sur l’émergence de l’Instructeur mondial, le musée utilise une œuvre maîtresse, Thangka pour la venue du Bouddha Maitreya (1965), pour faciliter l’introduction de ce message d’espoir et de renouveau.

Les conférences données régulièrement sur l’art ésotérique, en corrélation avec les enseignements sur la venue de l’Avatar – l’Instructeur mondial, Maitreya – sont des moments passionnants, inspirants et très attendus. Ces conférences reçoivent un très bon accueil et la réponse du public à l’art et au message de B. Creme nous encourage à continuer. Outre les nombreux visiteurs des États-Unis, beaucoup viennent d’autres pays comme le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Portugal, l’Inde, la Chine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Guatemala et le Mexique.

 Depuis deux ans nous observons avec étonnement une réaction typique de la part du public qui découvre ce nouveau genre d’art ésotérique. Très souvent, en entrant dans le musée, les visiteurs marquent un temps d’arrêt en s’exclamant : « Qu’est-ce que c’est ? »  ou « C’est superbe ! » Beaucoup demandent : « Pourquoi n’avons-nous jamais entendu parler de ce peintre ? » Souvent, les visiteurs soulignent la maîtrise de l’artiste, ses couleurs éclatantes, ses symboles insolites mais magnifiques et remarquent l’énergie palpable qui imprègne le musée. Quant aux autres peintres ou artistes qui visitent le musée, ils ont tendance à réagir de manière originale. Ils reviennent avec d’autres artistes pour leur faire découvrir et expérimenter l’art révolutionnaire de B. Creme.

Il convient de signaler la réaction de deux professionnels dans le domaine de l’art qui ont visité le musée il y a quelques mois. Le premier, conservateur de musée, campé devant le tableau Embedded (1968) – œuvre abstraite électrisante qui se trouve à l’entrée du musée, s’est exclamé : « Ce tableau est fantastique. » Le deuxième, conservateur en chef d’une des plus célèbres galeries d’art commerciales au monde, a pris contact, peu de temps après sa visite, pour demander s’il pouvait emprunter quelques tableaux de B. Creme pour une prochaine exposition à Los Angeles. Alors que Thangka pour la venue du Bouddha Maitreya devait rester dans le musée, il a été convenu que Méditation (1964) et Ange solaire III (1990) pouvaient être prêtés et qu’ils seraient les témoins de l’œuvre remarquable de B. Creme. Voici comment ce conservateur en chef a décrit Ange solaire III : « C’est exactement ce que je recherche : l’énergie, la vie et la lumière. »

Les lecteurs de Partage international seront peut-être intéressés de savoir qu’une œuvre de jeunesse intitulée Sibylline Figure (une « sibylle » est une sorte d’oracle), peinte par Benjamin Creme à l’âge de 19 ans, a récemment été exposée à la Galerie nationale écossaise d’art moderne. Ce chef d’œuvre figure actuellement à côté de deux tableaux de Francis Bacon et d’œuvres du mentor de B. Creme de l’époque, Jankel Adler, ainsi que celles d’artistes d’autres périodes comme Prunella Clough, Robert Colquhoun, Robert MacBryde et William Turnbull.

Alors que nous pensons qu’une reconnaissance plus large de B. Creme dans le monde de l’art est en bonne voie, et qu’avec le temps il sera reconnu parmi les plus grands peintres mondiaux, le musée poursuit un objectif qui dépasse la simple exposition de ses œuvres. Il vise également à diffuser le message pour lequel Benjamin Creme a consacré sa vie – la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse – et la masse d’informations essentielles qu’il a apportée au monde en vue de cet immense aventure.

Ainsi utilisons-nous l’art ésotérique de B. Creme comme moyen pour sensibiliser le public aux informations contenues dans la littérature ésotérique (ce qu’on appelle les Enseignements de la Sagesse éternelle) en se concentrant principalement sur les propres écrits de B. Creme, les enseignements et les écrits ésotériques de H. P. Blavatsky, A. A. Bailey et Helena Roerich. Dans un de ses derniers entretiens à propos du musée, Benjamin Creme a déclaré : « Le but du musée concerne Maitreya, son rôle en tant qu’Instructeur mondial, et les Maîtres de Sagesse et leur approche de l’humanité. »

Cette mise au point faisait suite à une discussion avec lui au sujet du musée ; à un moment, il nous a semblé que son Maître avait rejoint la conversation, expliquant ce qui avait déterminé la création du musée : « Le musée ne concerne pas seulement les œuvres de B. Creme, mais toute sa vie : son œuvre, son message, ses écrits, ses enseignements, son travail de groupe, son art et tout ce qu’il a fait. C’est un homme qui exprime la vérité. »


Pour de plus amples informations : benjamincrememuseum.org




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Vivre et travailler hors du temps

Par Gill Fry

Comme nombre de personnes qui ont travaillé avec Benjamin Creme peuvent en témoigner, il était un excellent enseignant, non pas en donnant des leçons, mais par l’exemple qu’il donnait par sa manière d’« être ». En travaillant avec lui et en observant sa façon d’agir, certaines qualités qui émanaient de lui inspiraient et illuminaient ceux qui le côtoyaient.

J’ai pu observer en l’assistant dans son atelier pour des tâches pratiques, comme l’emballage et l’expédition de ses tableaux, le nettoyage et la restauration de  ses peintures, le déplacement de ses toiles, à quel point il accomplissait les tâches de façon méthodique et précise. Il avait plus l’air d’un  scientifique que d’un peintre. Il était très rare de voir la moindre tache de peinture sur sa blouse, et il ne gaspillait jamais d’énergie dans une exécution bâclée. L’aider à rouler ses reproductions pour les emballer dans des tubes, travail exigeant de manipuler de grandes quantités de papier lourd, était devenu une routine familière, soigneusement pensée, comme un rituel. Rien n’était laissé au hasard, tout était parfaitement organisé.

Benjamin Creme passait beaucoup de temps à observer les peintures sur lesquelles il travaillait, soulignant qu’il s’agissait d’une partie parmi les plus importantes du processus créatif, et parfois la plus longue. Il a écrit à propos de ce processus et du défi que lui posait chaque nouvelle peinture : « Pendant toute ma vie de peintre j’ai été conscient que je méditais, avant même d’avoir entrepris de pratiquer la méditation. Chacune de mes toiles, je m’en suis rendu compte après coup, était un état de méditation. Dans cette recherche incessante de la nuance juste ou de l’inclinaison d’une forme où je ne pensais à rien d’autre et étais complètement absorbé par ma peinture, j’évoquais l’intuition. Il n’y a pas d’autre explication. […] Chaque fois que je peins, et c’est encore la même chose aujourd’hui, j’ai l’impression de peindre pour la première fois. Chaque nouveau tableau est pour moi le premier. Je suis sur des charbons ardents. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais faire. Dans ces moments-là, il faut entrer dans un état de profonde concentration qui invoque l’intuition. […] Il ne fait aucun doute que l’intuition peut être invoquée et développée. Comme pour tout, plus vous le faites, plus c’est facile, et cela finit par devenir automatique. Vous faites entrer la lumière de l’âme. Pas en restant assis et en visualisant un rayon de lumière qui se pose sur le problème à résoudre, mais en élevant votre attention à un niveau où l’âme peut, grâce à l’intuition, vous illuminer, vous donner la réponse. » [L’Art de vivre (B. Creme)]

Une autre qualité dont B. Creme a fait preuve dans tous les aspects de son travail était sa patience extraordinaire et son sentiment d’être hors des limitations du temps. Liberté et détachement ont rendu possible une vie de travail concentré et de réponses à des exigences complexes. Il citait souvent un passage des enseignements de l’Agni yoga : « Si vous aimez travailler, comprenez-le comme un substitut du temps. C’est tout à fait vrai. Si vous aimez le travail dans le sens où vous consacrez votre temps et votre énergie à un processus créatif quel qu’il soit, il se substitue au temps. Dans cet état de créativité, le temps disparaît. » [Partage international, juillet-août 1997]

Au cours des quarante dernières années, avec le cycle de ses tournées mondiales, le soutien qu’il apportait aux groupes, la méditation de transmission, sa collaboration à la revue et les conférences mensuelles de Londres, B. Creme chérissait les courts moments qu’il pouvait encore consacrer à la peinture, démontrant la réalité du sacrifice accepté par le disciple qui accomplit son devoir. Lorsqu’on lui a posé la question : « En tant qu’artiste peintre, n’est-ce pas un immense sacrifice pour vous de consacrer votre temps à faire connaître le retour de Maitreya et des Maîtres ? Il a répondu : De quoi le monde a-t-il le plus besoin, de ma peinture ou de Maitreya ? » [PI, avril 2014]

Son Maître écrit dans son premier article intitulé Le concept de temps dans le nouvel âge : « Un changement décisif surviendra dans la vie de l’humanité lorsque le concept de temps aura subi une transformation. A l’heure actuelle, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relie les événements, alors qu’en vérité le temps n’est pas un processus, mais un état de conscience. Quand nous saisirons cela, notre vie s’en trouvera transformée et nous ferons un pas de géant dans notre compréhension de la réalité elle-même. L’homme connaîtra alors une nouvelle et merveilleuse liberté et, désormais libéré des limitations du temps, il prendra spontanément possession de son héritage divin. »

Benjamin Creme n’a pas seulement enseigné ce concept, il l’a vécu, et cette nouvelle méthode de travail a soutenu et inspiré les groupes à travers le monde au cours des quatre dernières décennies. Il a écrit : « Si le temps n’existe pas, l’attente n’existe pas non plus et il n’y a pas de retard. Le retard n’existe que si le temps existe, c’est le sentiment qui est le nôtre quand nous attendons un certain événement. Nous voyons le temps comme une succession d’événements marquée par les jours, les heures et les semaines. Ce n’est pas du tout cela. Le temps est une fabrication du cerveau. C’est une illusion, une représentation mentale. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III)

 B. Creme s’est exprimé au sujet du rythme entre activité et inactivité, parfois comparé dans les enseignements de la Sagesse éternelle à l’inspiration et à l’expiration de la planète : « C’est une harmonie entre extérieur et intérieur qui crée les conditions dans lesquelles le temps disparaît. Cette harmonie, cette liberté, est l’état d’être d’un esprit créatif. Et c’est cet état d’esprit harmonieux, cet état d’être, que chaque artiste, chaque poète ou toute autre personne créative recherche. S’il existe un blocage à la créativité, c’est parce que cet état d’harmonie n’existe pas. Il faut, bien sûr, des périodes de régénération, afin de réanimer sans cesse le feu de la créativité : ce sont des périodes d’inaction.

En tant qu’artiste, je suis très conscient de ce flux, de ces séquences d’activité créatrice suivies de périodes d’inactivité où tout est en friche et où il faut observer, enregistrer ou bien faire autre chose. Puis les choses évoluent, graduellement, sans que l’on y pense, vers une autre activité créatrice. Cela se passe par séquences, c’est un courant cyclique, un rythme d’activité suivie d’inactivité. Je crois que ce cycle d’activité et d’inactivité est étroitement lié à l’absence de temps. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III)

Grâce à son enseignement et par son exemple vivant, B. Creme a démontré comment favoriser l’activité de service et se concentrer dans ces années critiques, tout en restant « hors du temps », dans cet état joyeux et détaché permettant ainsi au processus créatif de s’épanouir.




Home Une décision empreinte de cruauté et d’insensibilité

Par Bhikkhu Bodhi
Source : Common Dreams

New York (États-Unis)

On a beaucoup écrit sur les répercussions politiques et économiques de la décision du président Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le climat de Paris. Il est considéré que cette décision nuira à notre statut dans le monde et nous définira comme pays hors-la-loi, paria parmi les nations. Notre économie va dépérir, dépassée par celles d’autres pays qui auront fait le choix de s’appuyer totalement sur les énergies propres. Les rênes du pouvoir passeront à l’Europe et à la Chine, et on se trouvera de plus en plus isolé sur la scène internationale. Être Américain à l’étranger deviendra une honte.

La décision de quitter l’accord de Paris, acte d’irresponsabilité, d’arrogance et d’idées délirantes, est aussi une épouvantable expression de cruauté. Elle révèle un flagrant manque de compassion, un cœur de pierre face aux malheurs des milliards de personnes dans le monde qui sont mises en danger par un climat plus hostile. Malheureusement, ce sont les nations et les personnes avec l’empreinte carbone la plus faible qui sont le plus durement touchées. Avant même que les événements climatiques anormaux se multiplient et infligent de terribles dégâts, les petits propriétaires agricoles et les tâcherons des pays en développement ont fait face à des difficultés croissantes rien que pour se nourrir et avoir assez d’eau potable pour répondre à leurs besoins. Désormais attaqués par des perturbations climatiques toujours plus fréquentes et destructives, leur vie ne tient plus qu’à un fil.

Tandis que j’écris, le Sri-Lanka, pays où j’ai vécu plus de vingt ans, est mis à genoux par les inondations qui ont transformé les rues en torrents violents, fait un demi-million de déplacés et provoqué des glissements de terrain qui ont enseveli de nombreuses personnes. Certaines zones du Pakistan ont vu le thermomètre dépasser 49°C, vagues de chaleur qui ont emporté les personnes pauvres, âgées ou fragiles. De larges étendues de terre cultivable en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud sont devenues désertiques, désormais incapables de subvenir aux besoins de leur population. Quatre pays sont au bord de la famine – le Soudan du Sud, la Somalie, le Yémen et le Nord du Nigeria – en partie à cause des bouleversements politiques, mais aussi à cause du changement climatique. Dans certaines régions frappées par de longues sécheresses, les cultures sèchent sur pied et le bétail meurt de soif. Dans d’autres, des champs autrefois luxuriants sont envahis par des hordes d’insectes voraces, qui pullulent dans ce climat plus chaud.

Quand on regarde l’ensemble, la conclusion est claire : accélérer le changement climatique condamnera des centaines de millions de personnes à une mort précoce, soit brusquement par un désastre soudain, soit d’une lente agonie par la faim et la malnutrition. Les pays fragiles seront secoués par l’instabilité sociale, donnant une opportunité aux tyrans de prendre le pouvoir, engendrant le terrorisme et faisant fuir des millions de gens par-delà les mers et les déserts, à la recherche de meilleures conditions de vie. Est-ce là le genre de futur que nous voulons pour les hommes et les femmes qui partagent cette planète avec nous ?

C’est la responsabilité de la communauté mondiale, de protéger les pauvres et les personnes vulnérables, de s’assurer qu’ils peuvent vivre dignement sur leurs terres, jouissant d’un niveau de vie acceptable. Pour y parvenir, il est impératif que nous réduisions les émissions carbones aussi vite et aussi fortement que possible, afin d’empêcher que les températures augmentent de plus de 1,5°C au dessus de la moyenne préindustrielle ; au-delà de cette limite, les calamités climatiques augmenteraient rapidement.

L’accord de Paris était faible, imparfait et insuffisant et les températures ont déjà augmenté de la moitié de ce seuil. Mais malgré tous ses défauts, cet accord est un pas dans la bonne direction. C’est un point de départ qui pourra être renforcé quand les signataires commenceront à constater les bénéfices d’une transition vers une économie post-carbone, mais aussi espérons-le, quand leur sens des responsabilités s’étendra au-delà de leurs propres frontières, jusqu’à ceux dont les vies sont le plus gravement menacées.

La décision du président américain ignore même notre intérêt bien compris qui prévoit que notre économie prospère et crée de bons emplois par la transition complète vers les énergies renouvelables. Défiant la morale, elle impose sans pitié la peine capitale aux millions d’individus qui mourront parce que les États-Unis leur refusent l’aide dont ils ont besoin pour s’adapter à un climat plus rude. Quand il s’agit d’augmenter les dépenses militaires, nous trouvons sans peine des centaines de milliards qui seront gâchés dans des guerres inutiles. Mais quand il s’agit d’aider ceux qui en ont désespérément besoin, tout d’un coup nos coffres sont vides. Et pourtant, quelle politique nous apporterait réellement plus de sécurité : s’engager dans des opérations militaires partout dans le monde, ou adopter une politique de générosité par laquelle on partagerait les ressources vitales avec les autres ?

Le retrait américain pourrait laisser ceux d’entre nous qui ont investi temps et énergie à mobiliser pour une politique climatique saine, confus et consternés face au futur. Mais nous ne devons pas perdre espoir. Se démoraliser serait faire le jeu de ceux qui cherchent à nous soumettre. Ce serait leur donner le signal qu’avec assez d’arrogance, ils peuvent arriver à leurs fins. Nous devons plutôt nous battre avec encore plus d’assurance, résister avec plus de courage. Nous pouvons pour cela compter sur la force du nombre, la justice de notre cause, et la conscience que la transition vers une économie post-carbone est la seule façon de préserver un environnement naturel favorable au développement humain.

Bien que nos chances de changer la politique fédérale soient faibles tant que D. Trump et sa clique seront au pouvoir, plusieurs lignes d’actions restent envisageables. On peut notamment augmenter sa conscience politique et ne soutenir que les candidats qui reconnaissent les dangers du changement climatique, qui en font un pivot de leur campagne, et promettent d’agir efficacement pour inverser la tendance. Tous les candidats à une fonction – du niveau fédéral à l’échelon local – doivent être examinés de près et forcés à révéler leur position. Seuls ceux qui, sans tromperie et sans distorsion, reconnaissent les dures vérités de la science et appuient le mouvement vers une économie de l’énergie propre devraient recevoir notre soutien et nos votes.

Une seconde ligne d’action est de s’opposer activement aux nouveaux projets d’énergies fossiles. De telles actions peuvent prendre plusieurs formes : signer des pétitions, écrire à nos représentants, se joindre aux marches et aux manifestations, et directement entraver la construction de nouvelles infrastructures pétrolières.

La dernière option présente des risques, car les entreprises pétrolières ont mobilisé la police et embauché des agences de sécurité privée pour attaquer les dissidents, les décrivant même comme des terroristes ; ces entreprises ont également eu recours à des actions en justice musclées pour décourager ceux qui voudraient s’opposer à leurs projets. Mais les précédents mouvements en faveur de la justice sociale – particulièrement le mouvement des droits civiques des années 1960 – eurent aussi à faire face à de dures sanctions et à de brutales répressions. Par leur persévérance, ils finirent par l’emporter. Si nous avons confiance dans la justesse de notre cause et restons résolus, nous aussi triompherons et ce faisant rendrons vraiment sa grandeur à l’Amérique.

Faire que l’Amérique soit grande ne signifie pas abdiquer de nos responsabilités globales et nous refermer sur nous-mêmes, égocentriques et méfiants envers les autres. Cela signifie devenir une nation grande en sagesse, en compassion, et en leadership moral. Rester dans l’accord de Paris et en renforcer les engagements est essentiel si nous voulons relever ce défi.




Home Réactions au retrait des États-Unis de l’Accord de Paris

De la part des gouvernements

Narendra Modi, premier ministre indien a promis d’aller bien au-delà de cet accord : L’Accord de Paris est un bienfait pour toutes les nations du monde, et également pour les générations futures. Il traduit notre devoir de protéger la Terre, ainsi que nos ressources naturelles. Pour nous, c’est un article de foi. Nous disposons de ressources naturelles parce que les générations précédentes les ont protégées. Nous devons faire de même pour les générations suivantes.

Angela Merkel, chancelière d’Allemagne : Nous rassemblerons toutes nos forces – en Allemagne, en Europe et dans le monde – pour affronter les plus grands défis de l’humanité, comme le changement climatique, et pour les maîtriser. A tous ceux qui sont concernés par l’avenir de notre planète, je dis : faisons ce chemin ensemble, afin d’aider avec succès notre Mère la Terre.

Emmanuel Macron : Où que nous vivions, qui que nous soyons, nous partageons tous la même responsabilité : rendre sa grandeur à notre planète.

Jerry Brown, gouverneur de Californie : Notre président s’est empressé de dire que le changement climatique est un canular, ce qui contredit exactement l’opinion de presque tous les scientifiques, et celle du monde entier. Je ne crois pas que combattre la réalité soit une bonne stratégie pour qui que ce soit. Si le président se décharge d’une entreprise humaine aussi cruciale, la Californie et d’autres États prendront sa place.
L’avenir du monde repose sur ses ressources renouvelables. Le président a choisi la direction opposée. C’est une tragédie, mais je crois que pour lui faire face, l’Amérique et le reste du monde vont se mobiliser, que nos efforts en seront galvanisés au point que D. Trump pourrait bien obtenir l’exact opposé de ce qu’il souhaitait.

Bernie Sanders, sénateur du Vermont : La décision du président Trump de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris signifie l’abdication de l’hégémonie américaine autant qu’une disgrâce internationale. Au moment même où le changement climatique occasionne déjà des dégâts dévastateurs dans le monde entier, nous n’avons pas le droit de renoncer à nous mobiliser afin de préserver la planète pour les générations futures.
Les États-Unis ont le devoir de jouer un rôle de premier plan dans la campagne mondiale pour mettre un terme au changement climatique et pour remplacer rapidement les combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables et plus performantes, avec ou sans le soutien de D. Trump et des industries fossiles.

De la part des écologistes

Michael Bloomberg, ancien maire de New York et représentant de l’Onu pour le changement climatique : Il n’est pas vrai que les Américains ont quitté l’Accord de Paris sur le climat. C’est même tout le contraire : nous allons de l’avant. Des gouverneurs et des entrepreneurs des deux partis politiques sont en train de signer une déclaration de soutien à cet accord, que nous soumettrons à l’Onu ; et, ensemble, nous honorerons les engagements que les États-Unis ont signés à Paris en 2015.
Les Américains honoreront ces engagements en partant de la base – et Washington n’aura aucun moyen de nous en empêcher.

Al Gore, écologiste et ancien vice-président des États-Unis : Retirer les États-Unis des Accords de Paris est un acte irréfléchi et indéfendable qui sape le prestige de l’Amérique dans le monde et risque de miner la capacité de l’humanité à résoudre à temps la crise climatique. Mais ne vous y trompez pas : si D. Trump abandonne, le peuple américain reprendra le flambeau.

Bill McKibben, auteur écologiste et fondateur de 350.org : Nous résisterons. Puisque le gouvernement fédéral renie ses engagements, nous doublerons les nôtres. Déjà des grandes villes et des États s’engagent à atteindre 100 % d’énergies renouvelables. Atlanta a été la dernière à s’engager. Nous ferons en sorte que tous les dirigeants qui hésitent et utilisent la langue de bois au sujet du climat soient considérés comme des jumeaux de Donald Trump, et que ce nom entre dans l’histoire auréolé du mépris qu’il mérite. Pas seulement pour n’avoir pas pris au sérieux le changement climatique, mais aussi pour n’avoir pas pris la civilisation au sérieux.

Naomi Klein, auteur écologiste : La menace est si grave qu’il est immoral de gaspiller ne fût-ce qu’un instant à soupeser nos chances de succès. Tant qu’il nous reste une chance de maintenir la température sous des niveaux vraiment catastrophiques, nous avons l’obligation absolue de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la saisir.
Et cela implique d’utiliser tous les moyens possibles, écologiques et judiciaires, pour réduire ces émissions. Depuis que D. Trump a de fait transformé le gouvernement fédéral en filiale d’ExxonMobil, chacun des secteurs qu’il ne contrôle pas doit s’engager sans réserve à devenir le pire cauchemar d’ExxonMobil.

Mark Hertsgaard, journaliste et auteur écologiste : Le retrait de D. Trump n’empêchera pas le reste du monde de continuer sa progression vers un avenir dépendant exclusivement d’énergies propres. Les batteries, les technologies solaires, éoliennes, et autres, connaissent une croissance extrêmement rapide, très bénéfique pour les investisseurs et pour l’emploi – bien davantage que les carburants du passé.




Home Japon : l’éducation au développement durable

Par Naoto Ozutsumi

Il semble que l’éducation au Japon alterne régulièrement entre le bourrage de crâne et une forme moins stricte de pédagogie. La compétition pour entrer dans les universités ou les écoles supérieures était si féroce qu’elle avait été appelée « guerre des examens ». Les étudiants subissaient une très forte pression, ce qui avait conduit à de nombreux incidents alarmants. En réaction, le ministère de l’Éducation a introduit une pédagogie moins stricte ainsi que le passage à la semaine de 5 jours de cours.

En outre, une période d’étude intégrée a été introduite afin que les élèves puissent suivre un cursus transversal. Dans le cadre de la décennie promulguée par les Nations unies pour une éducation au développement durable, un groupe d’étudiants et d’enseignants du lycée d’Akita, pour lequel je travaille, a abordé chacun des différents thèmes proposés par l’Unesco.

Cependant, il est régulièrement rapporté que le niveau académique des étudiants aurait chuté et il est devenu courant de voir des programmes extrascolaires donnés le samedi. Même si des réformes du concours d’entrée pour les universités sont actuellement à l’étude, les enseignants des écoles secondaires sont toujours occupés à préparer les étudiants à ces concours ou à la recherche d’un emploi. Beaucoup d’étudiants sont responsables d’un club de sport au sein de leur école, club dont ils s’occupent même le week-end, en plus du travail à la maison qui les amène jusque 7 ou 8  heures du soir en semaine. Ce programme très lourd semble encore plus sévère dans les écoles secondaires et primaires. Les étudiants et les enseignants peuvent le supporter car, et cela semble être une caractéristique du peuple japonais, ils sont prêts à se sacrifier. Cependant, le respect envers les enseignants a diminué depuis peu, ce qui peut entraîner de sérieux problèmes. Les niveaux de stress et les cas de burn out deviennent importants parmi les enseignants.

Cependant, certains signes d’espoir pointent également. De jeunes entrepreneurs qui n’ont pas connu la bulle des années 1980 sont apparus ; ils essayent d’apporter leur contribution à la société tout en se ménageant une vie privée. Beaucoup de jeunes ne souhaitent pas avoir davantage de biens matériels, et sont heureux avec ce qu’ils ont. En outre, nombreux sont ceux qui s’impliquent dans un travail bénévole. Il n’est pas certain que ceci soit le résultat de l’éducation mais il semble que peu à peu, avec des hauts et des bas, l’éducation au Japon essaie de faire en sorte que les étudiants puissent exprimer leur créativité.

Un autre signe d’espoir est que les thèmes relatifs au développement durable sont largement acceptés. Ceux-ci sont mis en pratique principalement dans les écoles japonaises qui ont un programme d’association avec l’Unesco ; on en dénombre un millier. Avec le développement durable, les étudiants sont exhortés à s’intéresser au bien-être de toutes les personnes vivant sur Terre et à penser à plus long terme afin que les générations futures puissent vivre dans un environnement plus sain. L’accent est mis sur un apprentissage holistique et inclusif, une approche créative dans le traitement des problèmes complexes, une pensée critique et la participation active des jeunes en tant qu’agents du changement.

Au niveau international, le gouvernement japonais et des ONG ont joué un rôle déterminant dans la promotion de l’enseignement pour un développement durable. Le ministère de l’Éducation a tenté de diffuser cet enseignement dans davantage d’écoles. Cela est rendu possible car ces idées sont proches des quatre thèmes attachés aux écoles de l’Unesco : comprendre le système des Nations unies pour relever les défis mondiaux ; comprendre et promouvoir les droits de l’homme et la démocratie ; comprendre différentes cultures ; sensibiliser à l’environnement.

L’enseignement pour un développement durable devrait être pratiqué dans une perspective internationale large et, par conséquent, l’Unesco a reconnu des projets multinationaux comme des modèles phares ; on peut citer quelques-uns de ces programmes : le projet de la mer Baltique, le projet de la Grande Route de la Volga, l’éducation à l’eau dans les États arabes. Au Japon, cependant, la plupart des écoles ont choisi l’éducation environnementale comme principal domaine d’activité et ont limité leurs activités à la fabrication de rideaux de verdure ou à l’installation de biotopes dans le jardin des écoles. Yoshiyuki Nagata, chercheur dans le domaine de l’enseignement pour le développement durable, critique la façon dont cet enseignement évolue au Japon indépendamment de la tendance internationale. L’accent doit être mis sur la qualité, pas sur la quantité, ce qui a amené le siège de l’Unesco à Paris à suspendre les demandes d’écoles japonaises pour rejoindre le réseau.

Un cas plutôt exceptionnel

Dans le cadre de la Décennie de l’enseignement du développement durable des Nations unies, un groupe d’étudiants et d’enseignants d’Akita s’est penché sur chacun des thèmes des écoles de l’Unesco. Nous avons approfondi notre compréhension de chaque thème pendant quelques années ; cinq livres portant sur ces sujets ont été publiés entre 2008 et 2013 par les éditions Arte à Tokyo.

Le premier livre est un guide consacré à la coopération internationale pour les étudiants du secondaire. Nous avons collecté d’anciens ballons de football, des chaussures et des uniformes et nous les avons envoyés à des étudiants du Malawi avec l’aide de l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA). Le livre décrit cette action et reprend des commentaires de l’Agence de coopération internationale du Japon.

Le deuxième livre est un guide des Nations unies pour les étudiants du secondaire. Il reprend plusieurs idées clés qui apparaissent dans la Charte des Nations unies : la fraternité dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le partage, appelé « répartition équitable de la richesse au sein et entre les nations » dans la Charte de la Terre. Le livre avance l’idée qu’une nouvelle institution traitant uniquement de la redistribution des ressources mondiales pourrait être établie dans le système des Nations unies. Le besoin de pratiquer le partage est mentionné à plusieurs reprises dans l’ouvrage.

Le troisième livre est intitulé Une introduction à l’Afrique pour les étudiants du secondaire. Grâce à des subventions du JICA et de la Fondation du Japon, nous avons emmené quatre étudiants en Ouganda que Winston Churchill appelait « la Perle de l’Afrique ». Il est vrai que le pays est riche en eau et par sa flore, mais nous y avons vu les cicatrices de conflits et de maladies infectieuses. Une étudiante a écrit : « L’Afrique évoque des images négatives telles que le sida ou la pauvreté, mais nous sommes allés en Ouganda et nous avons vu les habitants rire et sourire ! Par rapport au Japon, leur niveau de vie est pénible mais tous vivent heureux ! »

Le quatrième livre, Un Guide des problèmes environnementaux mondiaux pour les élèves du secondaire a été édité en 2011, l’année du tsunami et des explosions à la centrale nucléaire de Fukushima. Il reprend des analyses du Programme des Nations unies pour l’Environnement et publie l’intégralité de la Charte de la Terre. Il examine en outre le lien entre la pauvreté et les dommages environnementaux et suggère une solution pour ces deux questions : le partage des ressources mondiales.

Il traite également des questions énergétiques. Il condamne les méthodes actuelles de production d’énergie nucléaire sous différents angles et explore de nouvelles méthodes de production d’énergie, y compris les énergies renouvelables, la fusion nucléaire et la technologie de la lumière, qui est censée être préparée par les Frères de l’Espace. Contre toute attente, notre école a remporté le Prix du ministre de l’Environnement, principalement grâce à notre méthode d’apprentissage où des élèves du secondaire enseignent le changement climatique aux étudiants des écoles primaires.

Le cinquième et dernier livre intitulé Pratique de l’enseignement au développement durable dans une école associée de l’Unesco se compose d’articles de chercheurs et d’enseignants. Bien qu’il s’agisse d’un document publié par le gouvernement, mon article, qui a été vérifié par la direction de l’école, décrit comment un monde durable peut être réalisé par l’humanité avec l’aide de Maitreya, l’Instructeur mondial, et des Maîtres de Sagesse. En citant la plus grande partie du message n° 54 de Maitreya, j’y ai expliqué la divinité innée de l’homme, sa triple structure (Monade, âme et personnalité) et le processus de son évolution vers le divin grâce à la Loi de la réincarnation et à la Loi des causes et effets. J’y ai même mentionné que sept rayons affectent l’âme et les corps de l’homme et que cette nouvelle psychologie sera appliquée dans le domaine de l’éducation à l’avenir.

Le livre contient également un article d’Hiroshi Iwama, un professeur à la retraite. Il indique que l’origine de l’Unesco a un lien avec la Société théosophique. L’une des sources de l’Unesco était la New Education Fellowship (NEF), qui est née de la Fraternité théosophique pour l’éducation.

« Le partage des ressources de la planète est la seule solution aux problèmes mondiaux. » Naoto Ozutsumi

C’est J. A. Lauwerys, vice-président de la NEF, qui a inséré dans le préambule de la constitution de l’Unesco la déclaration bien connue : « Puisque les guerres commencent dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que les défenses pour la paix doivent être construites. »

Etsuko Yamaura, enseignante du primaire, a rédigé un compte rendu du livre dans Holistic Education News (Tokyo, septembre 2013) : « Je suis heureuse de savoir qu’un lycée est suffisamment compétent pour travailler dans le domaine de l’enseignement du développement durable de manière continue et multilatérale [...]. Nous ressentons une certaine stagnation à notre époque mais quelque chose pourrait avoir changé depuis la base. »

Le groupe qui a édité ces livres est maintenant appelé « Equipe des affaires écologiques ». J’en suis toujours le responsable et périodiquement, je rappelle aux étudiants que le partage des ressources de la planète est la seule solution aux problèmes mondiaux.




Home Des vélos qui dépolluent l’air


Source : theguardian.com

L’artiste néerlandais Daan Roosegaarde a conçu une bicyclette qui contribue à dépolluer l’air ambiant. Les vélos aspirent l’air pollué, un système d’ionisation positive le purifie et l’air recyclé est rejeté dans un nuage autour du cycliste.

En décembre 2016, l’« air-pocalypse » a exposé 460 millions de Chinois à un niveau de pollution de l’air six fois supérieur aux préconisations de l’OMS. Les avions sont restés au sol, les écoles ont été fermées, et 24 villes ont été mises en alerte rouge pour pollution extrême.

« Les vélos ont toujours été un symbole de respect de l’environnement et de fluidité du trafic routier, explique D. Roosegaarde, mais ces vélos-là ont une double fonction : ils nettoient l’air tandis que vous pédalez.

D. Roosegaarde a initié son projet en 2013 pour concevoir et fabriquer des prototypes, parmi lesquels une « tour sans smog » qui purifie l’air dans un parc de Tianjin. L’ionisation positive élimine les particules fines de l’air et l’air purifié est relâché par des orifices sur les côtés.

« A grande échelle, l’environnement et les innovations urbaines nécessiteront toujours des investissements publics d’envergure, explique D. Roosegaarde. Mais je suis trop impatient pour attendre que les changements se répercutent. Le gouvernement agit du sommet vers la base, les ingénieurs, les universitaires, les ONG du bas vers le haut. Avec un peu de chance, nous nous rencontrerons au millieu.




Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Ratisser les Cieux en quête de beauté – et servir [Extraits]

Par Felicity Eliot

Le titre de cet article fait référence au commentaire de Benjamin Creme (la Mission de Maitreya, tome II) à propos de Mozart qui, en tant qu’initié de troisième degré « ratissait les cieux en quête de beauté – car c’est ce que fait l’artiste : il passe les cieux au peigne fin en quête de cette vibration de la réalité qui, lorsqu’elle s’exprime dans la forme, crée la beauté. »

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Service à l’humanité

Comment un tableau, une œuvre d’art, peuvent-ils être considérés comme un service à l’humanité ?

Le Maître D. K. et B. Creme ont tous deux écrit que ce sont les disciples, les individus les plus évolués, qui créent la culture d’une société. El Greco pensait que « le langage de l’art est d’origine céleste et ne peut être compris que des élus », « comprendre » signifiant perçu et expérimenté par l’artiste. Et le Maître de B. Creme écrit : « Il vient un temps dans l’histoire de chaque nation où sa qualité d’âme commence à se manifester de façon plus puissante et à produire des personnalités hors du commun dans les domaines de l’art, de la science, de la politique ou de la religion. Lorsque tel est le cas, nous voyons apparaître des hommes et des femmes influents qui donnent couleur et cohérence aux efforts de la nation. Profondément créateurs, ils inspirent de leur vision les membres de leur entourage et contribuent au jaillissement de la culture de leur époque. Ce sont des disciples et des initiés qui expriment pour les autres le génie particulier de leur nation. » (L’émergence de grands serviteurs, dans Un Maître parle)

Benjamin Creme, en tant qu’homme et en tant qu’initié, est venu exactement au moment où son époque avait besoin de lui, mais il était aussi très en avance sur notre temps. Il est né, a vécu et travaillé juste au moment où il le fallait, en ce sens qu’il était un précurseur et un prophète travaillant exactement quand c’était nécessaire. Mais il a également éclairé le sentier que nombre d’hommes sont maintenant prêts à fouler – alors que l’humanité prend peu à peu conscience du fait que la divinité n’est pas seulement extérieure à nous, mais qu’elle est immanente en toute forme de vie.

« L’art – si talentueux soit-il – n’est pas de la propagande pour une cause – si bonne soit-elle. L’art n’est ni l’imitation, ni la description – si rigoureuses soient-elles – de phénomènes ou d’effets naturels. L’art est la création – ou la mise en action – de causes. Il est l’expression par l’artiste de sa perception de la réalité, de sa réponse aux vibrations de celle-ci. »
Le Maître de Benjamin Creme

B. Creme est connu avant tout pour son travail de prophète, ouvrant la voie à l’Emergence de Maitreya, l’Instructeur mondial. Mais il a également servi en qualité d’artiste qui a ratissé les cieux et en a ramené la Toison d’or. Il a, par le truchement de ses toiles, révélé des aspects de la vie que nous ne pouvons que très vaguement intuitionner. Grâce au contact étroit que B. Creme entretenait avec son Maître, des vies ont été enrichies, embellies, imprégnées de qualités nouvelles. C’est cela, le génie – la capacité de tutoyer les mystères et de les ramener sur Terre pour les autres.

« Pour l’ésotériste, un artiste est quelqu’un qui se met à l’unisson de la vibration de la réalité et lui donne expression. [...] Plus l’art est grand, plus le symbole sera profond, et mieux il exprimera le sens de ce qu’il symbolise. Le grand artiste peut nous montrer certains aspects de la nature de cette mystérieuse essence de la réalité que nous connaissons en tant que beauté, ainsi que des aspects de la nature de ce que nous appelons Dieu. Dans l’idéal, bien sûr, tout peintre souhaite que ses œuvres parlent d’elles-mêmes. » (Benjamin Creme, dans l’Art ésotérique de Benjamin Creme)

Un coup d’œil aux dernières toiles de B. Creme (celles des années soixante et suivantes) révèle qu’elles sont en fait des marqueurs, des balises qui constituent des révélations et des expériences spécifiques sur le chemin ascendant. A travers sa vie et son art, B. Creme trace un chemin que les autres peuvent emprunter. Chacun de ses tableaux est un panneau indiquant une découverte potentielle ; chaque composition suggère une révélation ; l’impact énergétique procure au spectateur, s’il est réceptif à l’expérience, un stimulus susceptible de dynamiser et de rehausser son niveau de conscience. Le spectateur fait l’expérience de quelque chose qui dépasse son quotidien, et se trouve ainsi transformé, soulevé et poussé en avant sur son sentier personnel.

Ce que B. Creme peint dans ses toiles, c’est l’histoire de l’Universel, de réalités cosmiques et du voyage personnel de l’initié qui veut les découvrir. D’autres grands peintres attestent de cela. « Un tableau est achevé lorsqu’on y voit les ombres d’un dieu », aurait déclaré Rembrandt. Quant à Léonard de Vinci, il disait : « Le peintre a l’univers dans son esprit et dans ses mains. »

B. Creme lui-même a écrit : « La beauté est la nature même de l’univers, de la réalité, incarnée dans une forme ou une autre – mathématique, musicale, artistique. Elle est la réponse à la vibration et la saisie de cette vibration de la réalité dans une forme ou dans une autre. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II). « La beauté, après tout, est tout aussi divine que ce qui peut être exprimé au moyen de n’importe quelle forme. N’oubliez pas que forme et vie sont une. » (D. K., L’état de disciple dans le nouvel âge, tome II).

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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

Home L’interdiction des armes nucléaires et ses effets


Source : nytimes.com ; worldbeyondwar.org

Le lundi 22 mai 2017, un groupe de travail des Nations unies sur le désarmement a présenté la première ébauche d’un projet de traité mondial pour l’interdiction des armes nucléaires. Le traité vise à renforcer – sans toutefois remplacer – les traités existants destinés à empêcher la propagation et les essais d’armes nucléaires. Les négociations sont soutenues par plus de 120 pays malgré le boycott des États-Unis. Il existe neuf pays connus pour posséder des armes nucléaires : les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France et la Russie (les membres du Conseil de sécurité de l’Onu) ; l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël (qui ont également boycotté les négociations d’un tel traité).

On espère que si suffisamment de pays ratifient un accord international interdisant les armes nucléaires, les pressions politiques et morales inciteront les pays qui boycottent à coopérer, comme cela s’est produit après l’interdiction des armes chimiques, des bombes à sous-munitions et des mines terrestres. Au fur et à mesure que d’autres pays se sont joints à ces traités, l’effet d’isolement a augmenté envers ceux qui les refusaient.

Le projet, qui devrait être finalisé d’ici juillet, engagerait catégoriquement les signataires du traité à ne jamais utiliser, développer ou tester des armes nucléaires.

Le groupe de désarmement, présidé par Elayne G. Whyte Gómez, ambassadrice du Costa Rica aux Nations unies à Genève, a qualifié cette ébauche « d’étape essentielle après des années d’efforts pour interdire ces armes de destruction massive qui frappent sans discrimination et une étape importante vers leur élimination finale ». E. Gómez a déclaré qu’elle avait cherché à « synthétiser les nombreux domaines où les États convergeaient. »




Home Plus de charbon équivaut à plus de pauvreté


Source : Oxfam.org.au

Un nouveau rapport d’Oxfam Australia, More Coal Equals More Poverty (Plus de charbon équivaut à plus de pauvreté), indique que les impacts du changement climatique provoqué par l’utilisation du charbon affecteront de manière disproportionnée les pauvres du monde.

Les centrales au charbon n’améliorent pas l’accès des pauvres à l’énergie, note Oxfam, car la plupart des ménages pauvres en énergie dans les pays en développement n’ont pas les moyens d’accéder à l’électricité. Le rapport de mai 2017 souligne que « les énergies renouvelables sont la solution pour fournir de l’électricité à ceux qui n’y ont pas accès. Le véritable coût d’une augmentation de la consommation du charbon va se mesurer en une pauvreté encore plus grande par les effets croissants du changement climatique et des catastrophes humanitaires, l’augmentation de la faim et des décès, et des maladies causées par la pollution. »

Le rapport, qui appelle l’Australie à mettre fin aux subventions publiques pour l’extraction du charbon, coïncide avec la pression exercée par le Queensland et le gouvernement fédéral en faveur du développement par Adani d’une mine de charbon controversée dans le bassin de la rivière Galilée, qui serait la plus importante du pays. L’opposition à la mine menée par des groupes environnementaux, juridiques, de justice sociale et de défense des droits de l’homme a été féroce.

Le rapport cite également l’exemple positif de l’Inde et de la Chine – les deux pays les plus peuplés de la Terre, avec des classes moyennes émergentes par centaines de millions – qui ont récemment suspendu ou abandonné des projets de construction de nouvelles centrales au charbon en faveur des énergies renouvelables.

La Chine a suspendu la construction de plus de 100 centrales à charbon, planifiées ou partiellement construites, et prévoit d’investir 493 milliards de dollars dans des projets d’énergies renouvelables au cours des trois prochaines années.





Citation

Home Extrait de « La Mission de Maitreya, tome II »

Par Benjamin Creme

« La voix du peuple commence déjà à se faire entendre, et une forme de gouvernement représentatif remplacera l’actuel contrôle des masses par l’idéologie. Tout va si vite aujourd’hui que les hommes politiques ne maîtrisent plus les événements. Une nouvelle ère politique a commencé. La conscience éveille les individus à leurs droits fondamentaux en tant qu’êtres humains, à leurs libertés ainsi qu’à leurs responsabilités envers eux-mêmes et envers les autres. »





La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Home États-Unis : des milliers de participants à la Marche pour la Vérité


Source : commondreams.org ; cnn.com ; washingtonpost.com ; npr.org

Les manifestations de la « Marche pour la Vérité » du 3 juin 2017 ont attiré des milliers de personnes dans les rues des 50 États américains, appelant le président Trump à dire la vérité sur le changement climatique, l’interférence de la Russie dans les élections de l’année dernière, ses conflits d’intérêts financiers et ses déclarations de revenus, et plus généralement à s’abstenir de mentir et d’obscurcir les faits. Soutenues par des dizaines de groupes locaux et d’organisations nationales, des marches ont eu lieu dans plus de 140 villes à travers tout le pays.

« Les gens mettent en avant les faits montrant que Donald Trump agit de manière dangereuse pour notre démocratie parce que le Congrès refuse de le faire », a déclaré Jo Comerford, directeur de campagne pour MoveOn. « La nomination d’un procureur spécial est un bon premier pas. Maintenant, il faut que des démocrates et des républicains créent une commission indépendante pour aller au fond des liens de D. Trump avec la Russie, ses conflits d’intérêts et ses efforts pour les dissimuler – et c’est urgent. »

Anne Bedrick, manifestante à New York, portait un drapeau américain à l’envers, symbolisant « un pays en détresse ».
« Je suis vraiment dégoûtée par le comportement de notre Administration,
a-t-elle déclaré. Je veux vraiment qu’ils soient rendus responsables de leurs comportements. Tout, de l’environnement à l’immigration, du droit des femmes aux soins de santé. Je ne peux pas croire que c’est ce que l’Amérique est devenue. »

A Washington, les manifestants ont scandé : « Enquêtez sur Trump ! » Et : « Résistez, résistez ! » Certains se sont alignés pour épeler « Enquêtez sur Trump ».

Parlant de la manifestation de Washington, Linda Sarsour, coprésidente de la Marche des femmes de janvier 2017, a déclaré : « Les gens sont réveillés, nous sommes réveillées. Nous ne retournerons pas dormir. »




Home La paix des braves


Source : The Times of Israel, Israël

Sous la bannière « Deux États – Un espoir », des milliers d’Israéliens ont rejoint un énorme rassemblement de paix à Tel Aviv, pour marquer cinquante années d’occupation israélienne en brandissant des pancartes proclamant « 50 ans suffit, la paix maintenant ». On estime que 15 000 à 30 000 manifestants ont assisté au rassemblement de la place Rabin de Tel Aviv, le 27 mai 2017, pour entendre les dirigeants de l’opposition israélienne exiger un nouveau leadership et une collaboration pour parvenir à la paix.

« Ensemble, seulement ensemble nous pouvons gagner et arriver au pouvoir, a déclaré Isaac Herzog, chef du parti de l’union sioniste de centre gauche. Il y a quelques mois, Israël s’est tenu face à une occasion historique. Nous aurions pu lancer une négociation régionale sans précédent qui aurait renforcé la sécurité d’Israël, qui nous aurait fait sortir de l’isolement, qui aurait créé une coalition régionale sans précédent et qui aurait mené à la paix. Et pourquoi cette opportunité a-t-elle été manquée ? Parce que le leadership d’Israël est motivé principalement par la peur – la peur du changement, la peur de l’audace, la peur de l’initiative et la peur de l’espoir. »

Dans une lettre lue en public lors de l’événement, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré : « Le temps est venu de vivre – à la fois vous et nous – dans la paix, l’harmonie, la sécurité et la stabilité. Le seul moyen de mettre fin au conflit et de lutter contre la terreur dans la région et le monde est une solution à deux États basée sur les frontières de juin 1967, la Palestine au côté d’Israël. Notre devoir envers les générations futures est de conclure une paix des braves. »

Avi Buskila, directrice de La paix maintenant, a déclaré qu’il était temps de montrer aux Israéliens, aux Palestiniens et au monde qu’« une grande partie du public israélien » s’oppose à l’occupation et appuie une solution à deux États. « Un message clair sortira de la place Rabin, a-t-elle dit. Oui à l’espoir, oui aux deux États, non à l’occupation, non à l’annexion, et oui à un avenir meilleur pour les Israéliens et les Palestiniens. »

« Pour que la coexistence soit possible, a déclaré Ayman Odeh, président de la Liste (Arabe) conjointe. Je dois respecter et accepter votre identité nationale. Vous devez également le faire. Ce partenariat ne peut être construit qu’à partir du respect mutuel et de l’acceptation des identités de chacun d’entre nous. » Il a ajouté : « Pour apporter le changement, nous avons besoin de courage. Nous devons avoir le courage de nous battre ensemble pour l’avenir dans lequel nous croyons. »




Home L’audace de l’espoir

Le parti travailliste britannique, dirigé par Jeremy Corbyn, vient d’obtenir d’excellents résultats aux élections. Le gouvernement conservateur avait provoqué des élections anticipées afin d’accroître sa majorité et faciliter les négociations de sortie de l’Union européenne. Au lieu de cela, contre toutes attentes et contrairement aux sondages, les conservateurs ont perdu la majorité absolue au Parlement et personne ne sait quelle tournure vont prendre les événements.

Lors des dernières élections de mai 2015, Benjamin Creme avait déclaré en parlant du nouveau gouvernement conservateur : « Je lui donne deux ans » (il était censé durer cinq ans). Maintenant, deux ans après, le gouvernement est effectivement aux abois.

On pensait que J. Corbyn ne serait jamais élu. Mais avec son slogan révolutionnaire : « La multitude, pas quelques-uns », il a rallié la jeunesse du pays et enflammé son enthousiasme. L’apathie, le cynisme, et même le désespoir ont fait place à un nouvel espoir pour l’avenir.

Comme d’autres, Jeremy Corbyn a appelé le peuple à se lever, à retrouver l’espoir et la force dans la solidarité. Il a récité la strophe finale du plus connu des poèmes romantiques révolutionnaires anglais, exhortant à se lever tels des lions et terminant par cet appel : « Vous êtes nombreux – ils sont si peu », dont il s’est inspiré pour son slogan.
Debout ! Tels des lions après le sommeil
En un nombre invincible et sans pareil !
Secouez-vous, et à terre jetez vos chaînes
Comme vous le feriez de la rosée
Pendant la nuit sur vous tombée :
Vous êtes nombreux – ils sont si peu !

Percy Bysshe Shelley, The Mask of Anarchy, 1819 (le masque de l’anarchie), poème sur la résistance non violente et l’action politique qui a inspiré Gandhi, qui le citait souvent.





Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés.
D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Home Un message important

Depuis le décès de Benjamin Creme en octobre 2016, le groupe de Londres qui travaillait avec lui a continué la tenue de vidéoconférences mensuelles à la Friend House (Euston Road, à Londres), là où il donna des conférences pendant plus de quarante ans. Nous continuons à présenter l’information au public mais beaucoup regrettent sa présence, son point de vue unique, sa sagesse, ses bénédictions et son sens de l’humour. De nombreux participants expriment leur gratitude et leur soutien pour notre travail et nous encouragent à « continuer » comme l’aurait dit B. Creme.

Lors d’une conférence, le jeudi 18 mai 2017, un jeune Noir de 25 ans environ, que nous n’avions jamais vu auparavant, se présenta. Il portait une tenue décontractée et un bonnet. Il dit quelques mots d’encouragement à tous les organisateurs et chacun remarqua sa gentillesse, son caractère amical et attentif. Au cours de l’introduction à la méditation de transmission il se mit tout de suite à méditer. Il avait l’air serein et vraiment à l’aise, bien qu’il ait déclaré ne jamais avoir pratiqué ce genre de méditation. A la fin de la conférence, il se présenta devant moi. Avec son poing droit il se tapota le cœur et déclara : « Je suis très triste que Benjamin Creme ne soit plus là. Mais le plus important est le message et non le messager. » Je répondis : « Oui, mais quel grand messager il était ! » Alors, il répliqua : « Mais le plus important maintenant, c’est le message. S’il vous plaît, faites-le savoir aux autres. » Il sourit et partit.

Cette rencontre nous a apporté un sentiment d’élévation et rassuré sur le fait que nous étions sur la bonne voie, et que dans cette période troublée, notre message et l’information sur Maitreya sont encore plus utiles que jamais.

G. F., Londres, Grande-Bretagne




Home Thérapie de groupe

Le 9 février 2017 à Edimbourg, lors de notre premier atelier de transmission de l’année, nous avons eu une visite intéressante : une jeune femme noire, élégante et décontractée est arrivée alors que les autres étaient déjà assis. Son attitude était positive, joyeuse et enthousiaste. Nous demandâmes à tous comment ils avaient entendu parler de cet atelier, et la jeune dame expliqua qu’on lui avait distribué dans le train un prospectus avec le symbole OM. Elle avait conservé ce document et méditer sur le symbole. Bien qu’elle n’en connût pas la signification, elle savait qu’il y avait quelque chose d’important à comprendre et elle voulait en savoir plus. Elle déclara qu’elle avait souhaité venir à un des ateliers depuis de nombreux mois et elle était enfin là. Elle a parlé de « revenir dans le groupe » ou quelque chose d’approchant « […] oui, car lorsque nous sommes un groupe, et que nous travaillons en tant que groupe, ensemble, quelque chose de puissant, de magique se produit. »

Ce fut un point important pour nous car nous avons récemment connu une situation de conflit dans notre groupe et ce fut très déstabilisant. Un des membres a pensé tout de suite que c’était un signe pour faire progresser le groupe et a affirmé : « C’est ce dont nous, en tant que groupe, avons besoin actuellement, cette attitude positive, comme un coup de pouce ! » Un autre s’est demandé si ce pouvait être Maitreya nous conseillant sur la manière de résoudre les conflits dans un groupe. Il y eut un certain nombre d’autres exemples qui nous fit sentir que la jeune femme pouvait être une « invitée spéciale ». Lorsque nous lui avons expliqué les particularités de la méditation de transmission elle semblait toujours comprendre ce que nous suggérions et avait une perception intuitive de ce que cela voulait dire : elle faisait fréquemment des remarques positives, joyeuses et enthousiastes. Lorsqu’un des membres expliqua la Grande Invocation et l’utilisation du terme Christ en ajoutant que le Christ ne concernait pas que les enseignements chrétiens, « mais aussi le Divin », intervint-elle en terminant la phrase.

A propos de la méditation de pleine lune, elle fut très enthousiaste d’apprendre que nous avions des méditations lors des fêtes de printemps, affirmant qu’elle aimait les pleines lunes et que c’était un événement important. Elle déclara qu’elle « a apprécié et été touchée par le rire d’un des membres et l’aptitude à rire d’un autre membre. » L’un de nous pensa que cette réflexion concernait le conflit dans le groupe et le besoin de rire pour rendre la situation moins préoccupante. Lors de la méditation, elle affirma : « J’ai toujours pensé que la méditation ne faisait pas obstacle à d’autres pratiques. » Avant le début de la Transmission, une autre nouvelle participante est intervenue pour dire qu’elle avait décidé de ne pas continuer car elle avait le sentiment que ce qui s’était dit était contre ses principes et ses croyances. Notre jeune dame répliqua que c’était bien et qu’elle pouvait partir si c’était ce qui lui convenait. Lorsque cette personne se leva de sa chaise et sortit de la pièce, elle ajouta : « Nous vous souhaitons bonne chance. » A ce moment-là on aurait dit que c’était elle qui conduisait l’atelier ! A la fin de la méditation, elle demanda depuis combien de temps nous pratiquions la méditation de transmission. Un des membres répondit qu’il méditait depuis vingt ans mais qu’il trouvait que c’était toujours difficile pour lui. Elle lui répondit que la transformation intervient entre vingt et quarante ans de pratique (pas les vingt premières années) et qu’elle avait lu qu’il avait fallu quarante ans pour maîtriser une technique de respiration. Elle nous expliqua qu’elle étudiait l’économie à l’université Herriot Watt d’Édimbourg et que le projet auquel elle participait et sa mission était de s’assurer que tout le monde ait accès à l’eau potable et que l’eau ne soit pas gaspillée. C’était très important pour les générations futures. Elle conclut en souhaitant bonne continuation à tous et lorsque l’un de nous lui demanda si on la reverrait  elle répondit qu’elle vivait chaque jour instant après instant et ne pouvait pas dire ce que l’avenir lui réservait. Mais elle affirma qu’elle était sûre que nous nous reverrions un jour. Nous avons tous pensé que cette rencontre était tout à fait positive et que c’était en réalité la façon dont Maitreya s’occupait de régler les conflits dans le groupe – montrant pour chacun une attention positive, respectueuse et non critique.

Les membres du groupe de Transmission  d’Édimbourg, Écosse




Home La dernière fois ?

Le 14 mai 2017, à Tokyo, salle Asahi, un homme d’environ 70 ans est entré vers la fin de la conférence. Il portait une veste élimée et une chemise tachée. Malgré sa piteuse apparence, je fus frappé par ses yeux – ses pupilles avait de nombreuses couches de noir entourées d’un anneau bleuâtre ; il avait aussi un magnifique sourire.

Au comptoir de l’accueil, il demanda : « C’est une religion, n’est-ce pas ? » « Non ce n’est pas une religion. Nous présentons simplement des informations », lui répondit-on. Il posa d’autres questions comme s’il voulait nous sonder. Il ajouta : « J’ai eu cette information, il y a longtemps, mais c’est la première fois que je viens à une conférence. » Il parla avec d’autres personnes, puis, en passant devant moi, il murmura soudain sans même me regarder : « C’est la dernière, vous savez. » Ces mots furent lancés sans aucun rapport avec toute autre conversation. « Qu’est-ce que cela veut dire : c’est la dernière fois ? » pensai-je. Je ne sais pas si cela a un sens particulier mais cette phrase me donna l’occasion de m’arrêter un instant pour revoir mon point de vue sur le travail.

T. K., Tokyo, Japon




Home Parfaitement assorti

Le 20 mai 2017, à Tokyo, salle Yomiuri, je remarquai un homme dans le hall au moment de la pause car il portait des vêtements d’un jaune éclatant du haut en bas (le même jaune que nous avons utilisé pour les affiches) chemise jaune, pantalon jaune, long manteau jaune. Je fus si surpris par ses vêtements que je continuai à l’observer. Puis il s’éloigna et soudain disparut. Je voulus le poursuivre mais il n’était nulle part.

C. O., Tokyo, Japon




Home Un avenir radieux

Dans le hall de la salle de conférence nous avions disposé des livres de Benjamin Creme sur des tables pour que les gens puissent s’asseoir et les parcourir. A Tokyo, dans la salle Yomiuri, pendant la pause, un homme d’âge moyen s’approcha du stand, l’air inspiré et excité et se mit à me parler, en montrant le livre où il était écrit sur la couverture : « L’avenir de l’humanité est radieux. » « C’est cela ! s’exclama-t-il. C’est cela ! Nous sommes déjà dans cet avenir radieux. Vous avez tous travaillé dur depuis longtemps, mais nous y sommes maintenant. « Puis il ajouta après réflexion : « La plupart des gens sont si pauvres […] » et il se mit à pleurer comme s’il était submergé par la reconnaissance, l’espoir et un profond chagrin.

R. B., Tokyo, Japon




Home Signe dans le ciel

Le matin du 10 juin 2017, je m’éveillai après avoir fait ce rêve : j’étais dehors avec des amis et soudain une escadrille de jets nous survola à grande hauteur, se rapprocha puis s’éleva droit dans le ciel. Les avions étaient blancs, resplendissants et totalement silencieux, alors je pensai immédiatement que c’étaient les Frères de l’espace et non des avions.

Assez rapidement, ils firent un passage supplémentaire à une certaine hauteur et parachutèrent des milliers de colis, comme on parachute de l’aide alimentaire et un de ces colis atterrit sur un toit. Je montai le chercher, pensant que c’était quelque chose d’important.

Le colis contenait des dépliants assez petits, qui apparemment étaient des annonces pour un film mettant en scène des Noirs et des Blancs âgés, et il y avait une date que dans mon rêve je ne pouvais pas lire mais c’était dans un futur proche. Immédiatement, je compris que c’était un prospectus annonçant que le Jour de Déclaration de Maitreya était pour bientôt.

Je vous écris ceci dans l’espoir que d’autres membres de groupes aient eu des rêves semblables car cela pourrait être un des nombreux signes pour notre groupe.

S. M., Uukuniemi, Finlande




Home Visite

Les deux lettres suivantes sont de la même personne :

 [1] Le 29 avril 1998, tôt le matin, je fus éveillé par un baiser sur le front. Ouvrant les yeux, je vis ce qui me sembla être le haut du corps du Christ. Se pourrait-il que ce fut une visite ? A l’époque je vivais à Dallas (Texas).

[2] Au début du printemps 2001, mon médecin et moi avions détecté un petit nodule dans le sein gauche. Au cours de la mammographie, j’ai ressenti une envie irrésistible de murmurer « Jésus ». A l’instant où je disais « Jésus » une lumière très brillante apparut devant moi. Le nodule était beaucoup plus petit et les médecins étaient stupéfaits. Se pourrait-il que ce fut un miracle du Maître Jésus ?

F. F., Greenville, Mississipi, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] l’apparition était le Maître Jésus, dans le but de vous guérir. [2] Oui, il s’agissait d’un miracle du Maître Jésus.


Home Des prières exaucées

Un samedi je me rendis à Office Dépôt afin d’imprimer les dépliants pour les enseignements spirituels et le prêche du dimanche. Un homme s’approcha de moi et m’appela par mon nom, il avait la même apparence que Maitreya, tel que vous le décrivez – la peau dorée, les yeux olive, grand, mince, en sa présence je ressentis un amour pur et eus le sentiment de le connaître. Il me montra des documents représentant l’esprit saint et me demanda de les observer et de voir s’ils étaient suffisamment clairs. Puis il prit un de mes dépliants, me regarda dans les yeux et déclara : « Merci, merci, merci. » Il me suivit hors du magasin, mais quand je fus à la porte d’entrée, un aigle s’envola juste au-dessus de ma tête. Je restai là plus de quinze minutes et l’homme ne sortit jamais du magasin. Le lendemain, à l’église, je vis un éclair de lumière brillante entre moi et l’assemblée. A la fin du service une femme s’approcha et me demanda de prier pour elle. Je le fis et elle recouvra instantanément l’audition. Je sais que c’était soit Jésus soit Maitreya qui m’est apparu. Pouvez-vous le confirmer ?

J. D. H., Lawrenceville, Géorgie, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Jésus a permis cette guérison.



Entretien

Home Voyage dans la vie après la mort

Interview de Leslie Kean Par Jason Francis

Leslie Kean est une journaliste d’investigation. Elle est l’auteur du best-seller UFOs : Generals, Pilots and Government Officials Go On the Record (2010) (Ovnis : généraux, pilotes et membres du gouvernement rompent le silence) (voir le compte-rendu de lecture dans PI, janvier/février 2013). Son livre le plus récent est Surviving Death: A Journalist Investigates Evidence for an Afterlife (2017) (Survivre à la mort : une journaliste enquête sur les preuves d’une vie après la mort). Jason Francis a interviewé Leslie Kean pour Partage international.

Souvenirs de vies antérieures

Partage international : Pourriez-vous parler des cas de réincarnation les plus impressionnants que vous ayez rencontrés au cours de vos investigations ?

Leslie Kean : J’ai mentionné deux d’entre eux à plusieurs reprises dans le livre. Ils concernent de jeunes enfants qui ont des souvenirs spécifiques d’une vie antérieure et sont en mesure de fournir suffisamment de détails pour permettre aux enquêteurs de vérifier leurs propos en retrouvant des traces historiques des personnes que ces enfants prétendent avoir été. Et tout ce que les enfants ont dit s’est avéré exact.

Un de ces cas concerne un garçon de deux ans nommé James Leininger. Il a commencé à avoir des souvenirs [d’une vie antérieure] avant l’âge de deux ans. Il a commencé à jouer avec des avions et a montré une connaissance inexplicable des avions de la Seconde Guerre mondiale. Puis il a fait des cauchemars dans lesquels il revivait le crash d’un avion. Terrorisé, il criait dans son berceau : « L’avion est en feu ! Je vais m’écraser ! Je ne peux pas sortir ! » Ses parents lui ont posé des questions et James a expliqué qu’il avait été un pilote américain abattu par les Japonais lors d’un combat. Ses parents ne savaient pas comment leur fils de deux ans avait pu apprendre le mot « japonais ». James a dit qu’il pilotait un Corsair et qu’il volait à partir d’un bateau appelé Natoma [on a pu confirmer qu’il s’agissait du USS Natoma Bay]. Il a aussi raconté que son meilleur ami s’appelait Jack Larson, et que son avion avait été abattu près de l’île d’Iwo Jima. Un jour, le père de James lui montra une carte de la région, et James montra le lieu où il s’était écrasé.

Le père de James ne pouvait se résoudre à croire en une possible réincarnation de son fils et s’en est trouvé très perturbé. Pour ce chrétien fervent, une telle hypothèse était inenvisageable. Il fit tout pour prouver que le récit de James était faux, mais il dût se rendre à l’évidence. Il a même raconté dans mon livre l’influence profonde que cette expérience a eu sur sa propre évolution spirituelle, et comment il a finalement compris qu’elle n’allait pas nécessairement à l’encontre de sa foi. Beaucoup de lecteurs pourront se retrouver dans son témoignage.

Il a contacté un groupe de vétérans du porte-avions Natoma Bay et a pu retrouver Jack Larson, l’ami de son fils. Finalement, après beaucoup de recherches et d’échanges avec des vétérans, il a réussi à déterminer qui était la personne que James disait avoir été. Il s’appelait James Huston Jr. Il est mort précisément comme James Leininger l’a décrit.

A l’âge de trois ans, James a commencé à dessiner son avion dans des situations horribles, en feu et avec des bombes tout autour. Il signait ses dessins « James 3 ». Lorsque ses parents ont demandé pourquoi, il a expliqué : « Parce que je suis le troisième James. » Effectivement, le pilote s’appelait James Huston Jr (pour Junior), car son père s’appelait aussi James. On avait donc bien trois James. Ils ont également rencontré la sœur aînée de James Huston Jr., âgée de 84 ans à l’époque. Elle a parfaitement connecté avec le petit James, qui lui a raconté de nombreux détails de leur enfance que personne d’autre que son frère n’aurait pu connaître. Elle était convaincue que James était bien la réincarnation de son frère.

Il s’agit là d’un des cas les plus solides d’un petit enfant avec des souvenirs clairs d’une vie antérieure. Un élément important : tous ces souvenirs ont été consignés par son père avant de pouvoir déterminer qui James avait réellement été dans sa vie antérieure.

« Au cours de mes recherches sur les preuves d’une vie après la mort, j’ai été témoin de choses incroyables qui ne sont pas supposées être possibles dans notre monde matériel. Pourtant, elles étaient incontestablement réelles. En dépit de mes réticences initiales, j’ai été conduite à penser qu’il existe des domaines de la Nature qui sont encore inexplorés et donc incompris, alors qu’ils ont des implications profondes sur notre compréhension de la psyché humaine et sa continuité au-delà de la mort. » Leslie Kean


Conscience hors du corps

PI. Que se passe-t-il lorsque quelqu’un fait l’expérience de la conscience hors du corps ?

LK. Il y a deux possibilités : d’une part de simples expériences de décorporation, et par ailleurs les expériences au seuil de la mort. En tant que journaliste, les expériences de décorporation constituent des preuves plus intéressantes. Les plus étonnantes concernent des personnes qui quittent leur corps dans des circonstances où elles n’ont plus aucune activité cérébrale, comme lors d’un arrêt cardiaque ; le cœur ne bat plus et elles sont considérées mortes cliniquement. Lors du retour à la vie, ces personnes sont en mesure de rendre témoignage de choses spécifiques qu’elles ont vues ou entendues dans le monde physique alors qu’elles étaient sorties de leur corps.

Elles racontent souvent qu’elles se sont retrouvées près du plafond, et elles peuvent rapporter avec précision les paroles prononcées par les médecins, décrire les instruments qu’ils utilisaient, les sons des machines et d’autres détails. Et ce, à un moment où elles n’étaient pas censées être en mesure de percevoir quoi que ce soit, leur corps allongé inerte sur la table d’opération, les yeux fermés. Ces cas sont importants parce que les médecins et les infirmières peuvent vérifier l’exactitude de ce que la personne a dit. Il nous appartient donc d’expliquer comment des corps en état de mort clinique ont pu percevoir toutes ces choses. On est amené à conclure que la conscience fonctionne indépendamment du corps physique.

Les expériences au seuil de la mort elles, impliquent des personnes qui, une fois qu’elles ont quitté leur corps dans des circonstances similaires, se déplacent vers une autre réalité dimensionnelle sublimée, puis qui en reviennent et peuvent décrire leur expérience. Ici, les « expérimentateurs »mentionnent souvent un tunnel, leur rencontre avec une sorte d’Être mythique, et avec des parents et des amis déjà morts. Ils disent souvent que cette expérience leur a semblé plus réelle que la « vraie » vie, une sorte de réalité accrue. Une expérience vivante, belle et extatique. Ils ne veulent généralement pas revenir, mais dans cet au-delà, on leur dit souvent qu’ils doivent repartir.

Des personnes issues de cultures et de milieux très divers dans le monde entier font les mêmes expériences. Malgré les nombreuses études réalisées, personne ne peut expliquer comment elles se produisent. Beaucoup de sceptiques croient que quelque chose se passe dans le cerveau. Mais aucun chercheur n’est parvenu à donner une explication scientifique.

Les expérimentateurs, eux, voient leur vie bouleversée. Après être revenus de ce qu’ils croient être l’au-delà, ils n’ont plus peur de la mort. Ils se consacrent davantage au service désintéressé et se tournent vers la spiritualité.

PI. Quand les enfants ont des souvenirs d’une vie antérieure, se souviennent-ils du temps passé entre deux vies ? Et ces souvenirs sont-ils semblables à ceux des personnes qui sont allées au seuil de la mort ?

LK. Dans mon livre, il y a un chapitre intitulé Souvenirs de l’intervalle. Des études ont été faites sur ces enfants qui racontent où ils se trouvaient avant leur naissance. Ceux qui ont le plus de souvenirs et les souvenirs les plus vifs de leur vie antérieure sont généralement plus susceptibles de se souvenir de ce moment de l’entre-deux vies. Mais ces souvenirs sont beaucoup plus difficiles à vérifier, car ils concernent une autre dimension. Parfois, ce que ces enfants décrivent se rapproche de ce qu’ont rapporté les personnes ayant vécu des expériences au seuil de la mort. On peut donc penser que dans les deux cas, ces gens se trouvaient dans le même monde interdimensionnel, un au-delà, quel que soit le nom qu’on lui donne.

James Leininger et Ryan Hammons [l’autre cas de mémoire de vie antérieure développée dans le livre] ont rapporté des souvenirs de moments qui ont précédé leur naissance. Ils ont raconté avec précision à leurs parents un événement spécifique les impliquant et dont ils ont été témoins avant leur naissance. Ces événements se sont produits près du moment de leur conception. Ces cas sont rares, mais ils sont fascinants. Le Dr Jim Tucker, pédopsychiatre à l’Université de Virginie et expert mondial sur les souvenirs de réincarnation chez les enfants, a étudié ces états intermédiaires.


Le rôle de la science

PI. Comment la psychologie traite-t-elle le problème de la réincarnation et de la conscience au-delà de la mort ?

LK. Elle ne s’y intéresse pas suffisamment, malheureusement. Le Dr Tucker a poursuivi les travaux du Dr Ian Stevenson [psychiatre à l’Université de Virginie, décédé il y a une dizaine d’années], qui a été le premier à étudier les cas d’enfants ayant des souvenirs de vies antérieures. Ian Stevenson a voyagé dans le monde entier pendant plusieurs décennies et a publié des milliers de pages sur ses recherches. Jim Tucker a travaillé avec lui à la fin de sa vie. Mais trop peu de psychiatres s’intéressent à ce sujet. On peut se demander combien de fois des enfants vont chez un psychiatre avec des souvenirs étranges qui ne sont pas reconnus comme des souvenirs de vies antérieures parce que notre culture ne peut pas accepter ça. On a la chance d’avoir Jim Tucker. Il sait interagir efficacement avec les enfants, les comprendre, et comprendre ce qu’ils vivent lorsqu’ils racontent leurs souvenirs. Il faudrait vraiment que d’autres spécialistes s’intéressent à ce sujet. Ce serait utile pour tout le monde.

PI. A votre avis, comment l’acceptation scientifique de la vie après la mort et de la réincarnation pourrait influencer notre façon de percevoir notre vie et nos relations les uns avec les autres ?

LK. Il existe des cultures où ces notions sont universellement acceptées – en Inde, par exemple ; ou en Birmanie, pays bouddhiste. Mais dans ces pays, le système de croyance est essentiellement religieux, pas scientifique. Le problème, c’est que nous n’avons pas les bons outils pour démontrer la réalité de la vie après la mort. Mais ce serait déjà bien si des scientifiques prenaient le sujet au sérieux, travaillaient dessus, faisaient des expériences et cessaient de rejeter tout par principe. Si ça contribuait juste à nous faire entrevoir une réalité que nous ne connaissons pas encore, ce serait déjà énorme. Ça pourrait nous ouvrir à une dimension qui relève du merveilleux et ça nous encouragerait à approfondir la nature de notre propre réalité.

On se rendrait compte que nous avons une plus grande responsabilité dans la vie que si nous étions simplement des créatures physiques, robotiques, dominées par notre cerveau avec au bout de la route, la mort où tout s’arrête. Cela donnerait certainement beaucoup plus de sens à la vie des gens et ils se sentiraient plus connectés les uns aux autres. Cela ne pourrait avoir qu’un effet positif. En tout cas, ça l’a eu sur moi. Au début j’étais sceptique. Mais mes enquêtes ont produit des effets formidables sur ma personnalité ; j’ai développé un sens du but de la vie et de la connexion au monde, aux gens qui m’entourent et au mystère de la vie.

Si l’on arrivait à prouver que la mort n’est pas la fin de la vie, les gens abandonneraient la violence parce que si vous passez à une autre réalité après votre mort, vous devrez porter le bilan de la vie que vous avez menée. Cela empêcherait les peuples de se battre les uns contre les autres pour des idées, des religions qui ne sont différentes qu’en surface. Cela contribuerait certainement à la paix dans le monde.


Pour plus d’information : survivingdeathkean.com





Compilation

Nous publions dans cette rubrique des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Home Le peuple s’éveille [Version complète]

Mon plan s’accomplit. Mon amour enflamme un nouvel aspect en l’homme, et la nouvelle lumière apparaît. Voici ma promesse : bientôt, chacun d’entre vous verra un monde en train de changer, un monde se transformant sous vos yeux. L’ancien cède la place au nouveau, et l’homme se tient au seuil de la Vérité. [Message n° 117 (Maitreya)]

L’époque actuelle est faite de crises et de promesses. Le Nouveau lutte pour prendre forme. L’Ancien s’efforce de survivre au cœur du changement inéluctable. L’humanité est prête à repartir en avant ; le long sommeil prend fin ; les dormeurs se réveillent. L’appel à la liberté et à la joie résonne dans le cœur des peuples et les pousse à l’action. Il reste peu de temps pour se préparer. Le visage de Maitreya ne va pas tarder à apparaître. Lui seul peut rapprocher les nations divisées et, dans la confiance, les amener à se tendre la main. [Les collaborateurs de Dieu (Maître –)]

Il ne fait aucun doute que nous assistons partout à un nouvel éveil spirituel dont l’aboutissement sera une ère de fraternité mondiale – objectif principal de l’ère du Verseau naissante. Ce qui se produit maintenant est le résultat de forces intérieures qui provoquent de grands changements dans la pensée et dans la conscience humaine. Il en résultera une réorganisation complète des institutions et des structures sociales du monde, qui ne répondent plus aux besoins réels des hommes. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Reprenez donc courage, et sachez que des temps nouveaux se préparent. Reprenez courage et sachez que rien ne peut arrêter la vague de changements qui déferle aujourd’hui sur le monde. Autrefois, les gens attendaient les événements et acceptaient passivement leur destin. Aujourd’hui, une conscience nouvelle anime l’esprit et le cœur des hommes et éveille leur besoin inné de justice et de liberté. Ils ne seront pas déçus. [Ils ne seront pas déçus (Maître –)]

Mes amis, si comme moi vous pouviez voir les transformations qui, maintenant, surviennent, votre cœur tressaillirait de joie comme le mien car, à travers le monde aujourd’hui, l’homme s’éveille au changement, proclamant des pensées nouvelles et des idéaux qui, à présent, saisissent le cœur des hommes. [Message n° 129 (Maitreya)]

Nous sommes sur le point d’entrer dans une ère où la nature spirituelle innée de l’humanité commencera à s’exprimer de façon massive. Des millions d’individus dans le monde prendront conscience du but réel de leur vie. Une attitude plus profonde, plus équilibrée à l’égard de la vie se développera, et les gens se reconnaîtront en tant qu’âmes – âmes en incarnation. Ils comprendront enfin le but de leur incarnation et prendront une part de plus en plus consciente à leur évolution personnelle, créant des modes d’expression de la justice et de la liberté tels que le monde n’en a jamais connus. La liberté, la justice et par conséquent la paix permettront à l’aspect spirituel divin de l’humanité de passer au premier plan et de s’exprimer, non seulement en tant qu’expérience religieuse, mais dans toutes les sphères de la vie. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Nombreux, maintenant, sont ceux qui voient le chemin et brandissent devant les hommes la lumière de la vérité, leur apprenant à partager et à aimer, à chérir et à faire confiance. Beaucoup sont éveillés à ces divins aspects et réclament la réorganisation du monde. Ma Force est derrière eux. Mon Amour les inspire. Ma Volonté les guide. Ainsi, je vous conduis vers le nouveau. [Message n° 137 (Maitreya)]

La Terre se trouve environ à mi-chemin, au milieu de sa quatrième ronde. A ce niveau, une planète commence à trouver sa voie, sa destinée. Ses habitants commencent à s’éveiller. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. L’humanité s’éveille d’un long sommeil pendant lequel elle a perdu contact avec la réalité, avec le dessein et le sens de la vie sur Terre. Elle s’est enfoncée dans un profond matérialisme dont elle est encore prisonnière à ce jour. Maitreya est venu pour éveiller l’humanité. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Les États-Unis et l’Union soviétique ne sont plus des superpuissances. La superpuissance, c’est l’humanité. La volonté de la nation et du pays reposera sur la volonté du peuple. Le peuple veillera à ce que les hommes politiques ne commettent pas de méfaits. En Afrique, en Inde, au Pakistan, au Japon et dans de nombreux autres pays, les peuples exigent que leurs droits soient respectés. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Dans le monde entier les hommes s’ouvrent à l’idée qu’une vie meilleure est possible, fondée sur la liberté et la justice. Soyez sans crainte : la voix du peuple s’élève, ses revendications se répandent de façon contagieuse. Maitreya soutient ceux qui vivent – ou meurent – pour la liberté, la justice et l’unité du genre humain. Ce sont les jeunes qui montrent la voie, et l’avenir leur appartient. [L’Epée de clivage en action [Maître –, Partage international, octobre 2011]

Le peuple s’éveille
par le Maître —
par l’entremise de Benjamin Creme, Partage international, avril 2008
Même si cela suscite de l’incrédulité ou semble relever de l’utopie, du point de vue de vos Frères aînés d’importants changements sont en cours qui améliorent l’état du monde. Nous voyons se renforcer le courant qui mène à l’unité et à la justice, et se développer la prise de conscience que la paix doit régner, qu’elle est une absolue nécessité si l’humanité doit poursuivre son chemin évolutif. Ainsi la menace d’autodestruction s’éloigne-t-elle considérablement.
Bien sûr, nombreux sont ceux qui continuent à concevoir et perfectionner des engins de guerre, s’assurant richesse et puissance par ce commerce de mort. Pourtant les gens s’éveillent ; un nouveau tambour bat un rythme différent, auquel répondent les peuples. Dans presque tous les pays les hommes sentent la présence d’une lumière nouvelle, d’une pensée plus vive, d’un espoir qui monte. Ils commencent à percevoir la liberté, la justice et la paix comme plus proches, plus réelles et à portée de main que jamais auparavant. Les communications globales leur donnent un sens nouveau d’eux-mêmes en tant que membres de l’humanité une. Bien entendu cet éveil de la conscience n’est ni total ni parfait, mais nous voyons clairement se dessiner une tendance pleine de promesses qui, à vrai dire, nous réjouit le cœur car elle laisse présager une réponse correcte de l’homme aux énergies des temps nouveaux.
Quand Maitreya se fera connaître et commencera sa mission au grand jour, cette tendance s’amplifiera, inspirant aux hommes et femmes de bonne volonté leurs projets et leurs buts dans tous les pays du monde. On comprendra de mieux en mieux que, malgré leurs différences de couleur, de race et de religion, les hommes et femmes du monde ne font qu’un, qu’ils ont tous besoin d’une justice et d’une liberté dont certains pensent qu’elles n’appartiennent qu’à eux seuls, et de plein droit. Maitreya insistera sur l’absolue nécessité de la paix, et montrera que l’abandon définitif de la guerre ne peut être obtenu que par la confiance. Il soutiendra que seul le partage est susceptible d’engendrer cette confiance.
Ainsi parlera Maitreya, ainsi nourrira-t-il le sens de l’humanité une, et de la nécessité du partage. Il va sans dire que tous les hommes ne répondront pas à son appel à l’unité et à la fraternité, mais à mesure que la voix de la raison et de la justice pénétrera leur cœur, ils seront sans cesse plus nombreux à saisir la vérité de sa vision et la nécessité du changement.
Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes s’éveilleront-ils à la lumière de vérité qui est parmi eux, voyant en Maitreya leur leader et guide. Avec douceur mais fermeté, Maitreya saura les persuader d’agir dans le sens de leur intérêt le plus élevé. Comme un frère aîné, il conduira les jeunes membres de sa famille pas à pas vers leur propre vérité. Ce moment n’est pas éloigné.
En vérité, il est même très proche. Soyez attentifs à la voix des peuples de la Terre qui monte en puissance avec l’espoir et la joie qui gagnent leur cœur. Alors vous saurez que la roue a tourné. Que la douleur de la pauvreté et de l’injustice est appelée à disparaître. Que le blasphème de la guerre est abandonné à jamais. Que la Loi d’amour a pris sa juste place dans le cœur des hommes et femmes, où qu’ils se trouvent dans ce monde qui est le nôtre.

Il est clair que l’objectif de l’éducation du nouvel âge doit être très différent de celui de l’éducation actuelle. La nouvelle éducation ne se limitera pas à préparer les gens à gagner leur vie comme c’est souvent le cas aujourd’hui. Au lieu de cela, elle éveillera l’humanité au niveau de l’âme, source de toute créativité. Il en découlera une vitalité créative qui se manifestera par l’intermédiaire de millions de personnes jusque-là sans voix dans le monde. L’énergie du Verseau – ou énergie de synthèse – rassemblera l’humanité dans une unité telle que nous n’en avons aucune idée aujourd’hui. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]

Ce n’est pas sans raison que les changements dans le monde atteignent aujourd’hui un paroxysme. Rien de comparable ne s’est jamais produit dans les temps historiques. Cela faisait près de cent mille ans que des événements de pareille importance et de si grande portée n’avaient pas eu lieu. Le monde se prépare aujourd’hui à l’avènement d’une ère nouvelle totalement différente de celles qui l’ont précédée, au cours de laquelle l’humanité sortira de son long sommeil, enlèvera de sur ses yeux le bandeau de l’ignorance et de la peur, entrera enfin dans la lumière de la connaissance et de la vérité et recevra l’héritage qui lui revient de droit. [L’âge de lumière nous attend (Maître –)]

L’humanité est à l’aube d’une immense mutation de conscience : elle commence à percevoir ses relations avec ses semblables, avec le cosmos, avec la nature, avec ce que l’on appelle généralement Dieu, d’une manière entièrement nouvelle. Maitreya affirme que tout dans le cosmos – jusqu’au plus petit de ses composants – est interconnecté ; qu’il n’existe aucune rupture à quelque niveau que ce soit. Ce que nous nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons à la nature. Ce que nous faisons à la nature, nous nous le faisons à nous-mêmes comme nous le faisons à Dieu, parce que nous sommes des reflets, des points de conscience au sein de cette conscience totale que nous appelons Dieu. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Mes chers amis, je suis de nouveau avec vous, et c’est avec joie que je vois la lumière de l’aspiration autour de vous. Cela confirme ce que je savais de votre empressement à travailler pour moi. Mon cœur se réjouit à la vue de cette vérité intérieure rayonnant du calice de votre cœur. Faites place, mes amis, à cette vérité dans votre vie et ouvrez devant vous les portes de l’avenir. Ma tâche consiste à éclairer le chemin vers cet avenir glorieux pour l’humanité, à éveiller en vous le principe d’Amour, à vous amener à manifester cet Amour les uns envers les autres et, ainsi, à attirer tous les hommes à Dieu. [Message n° 120 (Maitreya)]

Ce que Maitreya veut, c’est que vous donniez votre amour au monde. Il vient précisément pour vous inspirer en ce sens, pour éveiller en vous l’amour qui est inhérent au cœur de chaque être humain, mais dont l’expression est frustrée, principalement en raison de l’injustice des conditions politiques, économiques et sociales dans lesquelles nous vivons. Lorsque ces conditions auront changé, l’amour de l’humanité, inspirée par Maitreya, se manifestera d’une manière qu’il vous est sans doute impossible d’imaginer aujourd’hui, et cet amour transformera le monde. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Les forces du marché, devenues le credo d’innombrables hommes politiques, seront apprivoisées. Ces forces ont ravi aux individus leur richesse et leur santé, mais ces derniers s’éveillent au nom de l’humanité. Les ressources des nations seront partagées entre tous les individus. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Quand les hommes seront prêts à accepter le principe de partage, tout deviendra possible. Les liens de confiance et de respect ainsi engendrés libéreront de gigantesques flots d’énergie qui, dirigés et contrôlés, transformeront le monde. Rien, dès lors, ne pourra plus arrêter la marche en avant et le progrès de l’humanité. Rien ne pourra plus contenir l’ardent esprit de l’homme éveillé. Prenant possession de son héritage, l’homme deviendra un dieu. [Unique est ce moment (Maître –)]

Mes chers amis, regardez autour de vous les événements du monde et demandez-vous : « D’où nous vient cette nouvelle lumière ? » Si vous êtes fidèles à votre lumière intérieure, vous verrez que ma présence suscite ce changement. Ainsi reconnaîtrez-vous que je suis ici. [Message n° 87 (Maitreya)]

Pendant ces minutes précieuses, cette demi-heure durant l’adombrement par Maitreya, les gens comprendront qui ils sont. Chacun fera l’expérience du principe christique, et s’éveillant à la réalité de sa propre nature spirituelle, s’écriera : « C’est ce que je veux ! Parce que c’est le bien. C’est ce que j’ai toujours désiré. » Chacun retrouvera dans toute sa fraîcheur son aspiration d’enfant pour des relations justes. Chacun porte en soi ce besoin de justice, de bonté, de relations justes, de liberté pour tous. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Il faudra que les gens croient que Maitreya et les Maîtres savent de quoi ils parlent. Ils devront leur faire confiance et croire que ces changements transformeront vraiment leur vie. Ils devront se rendre compte que les obstacles majeurs à la manifestation permanente de cet état divin dont ils ont fait l’expérience pendant une demi-heure sont les vieilles divisions politiques et économiques d’un monde où des millions meurent de faim. Ils devront comprendre qu’il leur faut s’attaquer à ces problèmes. Et les hommes s’éveilleront à la réalité de la vie. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l’humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence à se manifester. Ceci augure bien de l’avenir, car c’est par la coopération que l’humanité survivra ; que la nouvelle civilisation sera construite ; que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité. [La coopération (Maître –)]

Lorsque je me ferai connaître, j’exprimerai l’espoir de toute l’humanité pour une vie nouvelle, un nouveau départ, son empressement à voir se construire un monde nouveau dans lequel les hommes pourront vivre en paix, libérés de la peur, libres de créer en puisant à la source de la joie en leur cœur, libres d’être eux-mêmes, en toute honnêteté. Dès à présent, existe dans le cœur des hommes une lumière nouvelle, un nouvel espoir, le sentiment d’un nouveau départ, une prise de conscience que le Protecteur universel a envoyé son Messager. C’est ce que je suis. [Message n° 8 (Maitreya)]




Home Le peuple s’éveille [Extraits]

Mon plan s’accomplit. Mon amour enflamme un nouvel aspect en l’homme, et la nouvelle lumière apparaît. Voici ma promesse : bientôt, chacun d’entre vous verra un monde en train de changer, un monde se transformant sous vos yeux. L’ancien cède la place au nouveau, et l’homme se tient au seuil de la Vérité. [Message n° 117 (Maitreya)]

L’époque actuelle est faite de crises et de promesses. Le Nouveau lutte pour prendre forme. L’Ancien s’efforce de survivre au cœur du changement inéluctable. L’humanité est prête à repartir en avant ; le long sommeil prend fin ; les dormeurs se réveillent. L’appel à la liberté et à la joie résonne dans le cœur des peuples et les pousse à l’action. Il reste peu de temps pour se préparer. Le visage de Maitreya ne va pas tarder à apparaître. Lui seul peut rapprocher les nations divisées et, dans la confiance, les amener à se tendre la main. [Les collaborateurs de Dieu (Maître –)]

Il ne fait aucun doute que nous assistons partout à un nouvel éveil spirituel dont l’aboutissement sera une ère de fraternité mondiale – objectif principal de l’ère du Verseau naissante. Ce qui se produit maintenant est le résultat de forces intérieures qui provoquent de grands changements dans la pensée et dans la conscience humaine. Il en résultera une réorganisation complète des institutions et des structures sociales du monde, qui ne répondent plus aux besoins réels des hommes. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Reprenez donc courage, et sachez que des temps nouveaux se préparent. Reprenez courage et sachez que rien ne peut arrêter la vague de changements qui déferle aujourd’hui sur le monde. Autrefois, les gens attendaient les événements et acceptaient passivement leur destin. Aujourd’hui, une conscience nouvelle anime l’esprit et le cœur des hommes et éveille leur besoin inné de justice et de liberté. Ils ne seront pas déçus. [Ils ne seront pas déçus (Maître –)]

Mes amis, si comme moi vous pouviez voir les transformations qui, maintenant, surviennent, votre cœur tressaillirait de joie comme le mien car, à travers le monde aujourd’hui, l’homme s’éveille au changement, proclamant des pensées nouvelles et des idéaux qui, à présent, saisissent le cœur des hommes. [Message n° 129 (Maitreya)]

Nous sommes sur le point d’entrer dans une ère où la nature spirituelle innée de l’humanité commencera à s’exprimer de façon massive. Des millions d’individus dans le monde prendront conscience du but réel de leur vie. Une attitude plus profonde, plus équilibrée à l’égard de la vie se développera, et les gens se reconnaîtront en tant qu’âmes – âmes en incarnation. Ils comprendront enfin le but de leur incarnation et prendront une part de plus en plus consciente à leur évolution personnelle, créant des modes d’expression de la justice et de la liberté tels que le monde n’en a jamais connus. La liberté, la justice et par conséquent la paix permettront à l’aspect spirituel divin de l’humanité de passer au premier plan et de s’exprimer, non seulement en tant qu’expérience religieuse, mais dans toutes les sphères de la vie. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Nombreux, maintenant, sont ceux qui voient le chemin et brandissent devant les hommes la lumière de la vérité, leur apprenant à partager et à aimer, à chérir et à faire confiance. Beaucoup sont éveillés à ces divins aspects et réclament la réorganisation du monde. Ma Force est derrière eux. Mon Amour les inspire. Ma Volonté les guide. Ainsi, je vous conduis vers le nouveau. [Message n° 137 (Maitreya)]...

Ce n’est pas sans raison que les changements dans le monde atteignent aujourd’hui un paroxysme. Rien de comparable ne s’est jamais produit dans les temps historiques. Cela faisait près de cent mille ans que des événements de pareille importance et de si grande portée n’avaient pas eu lieu. Le monde se prépare aujourd’hui à l’avènement d’une ère nouvelle totalement différente de celles qui l’ont précédée, au cours de laquelle l’humanité sortira de son long sommeil, enlèvera de sur ses yeux le bandeau de l’ignorance et de la peur, entrera enfin dans la lumière de la connaissance et de la vérité et recevra l’héritage qui lui revient de droit. [L’âge de lumière nous attend (Maître –)]

L’humanité est à l’aube d’une immense mutation de conscience : elle commence à percevoir ses relations avec ses semblables, avec le cosmos, avec la nature, avec ce que l’on appelle généralement Dieu, d’une manière entièrement nouvelle. Maitreya affirme que tout dans le cosmos – jusqu’au plus petit de ses composants – est interconnecté ; qu’il n’existe aucune rupture à quelque niveau que ce soit. Ce que nous nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons à la nature. Ce que nous faisons à la nature, nous nous le faisons à nous-mêmes comme nous le faisons à Dieu, parce que nous sommes des reflets, des points de conscience au sein de cette conscience totale que nous appelons Dieu. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]

Mes chers amis, je suis de nouveau avec vous, et c’est avec joie que je vois la lumière de l’aspiration autour de vous. Cela confirme ce que je savais de votre empressement à travailler pour moi. Mon cœur se réjouit à la vue de cette vérité intérieure rayonnant du calice de votre cœur. Faites place, mes amis, à cette vérité dans votre vie et ouvrez devant vous les portes de l’avenir. Ma tâche consiste à éclairer le chemin vers cet avenir glorieux pour l’humanité, à éveiller en vous le principe d’Amour, à vous amener à manifester cet Amour les uns envers les autres et, ainsi, à attirer tous les hommes à Dieu. [Message n° 120 (Maitreya)]

Ce que Maitreya veut, c’est que vous donniez votre amour au monde. Il vient précisément pour vous inspirer en ce sens, pour éveiller en vous l’amour qui est inhérent au cœur de chaque être humain, mais dont l’expression est frustrée, principalement en raison de l’injustice des conditions politiques, économiques et sociales dans lesquelles nous vivons. Lorsque ces conditions auront changé, l’amour de l’humanité, inspirée par Maitreya, se manifestera d’une manière qu’il vous est sans doute impossible d’imaginer aujourd’hui, et cet amour transformera le monde. [Le Grand Retour (B. Creme)]...

Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l’humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence à se manifester. Ceci augure bien de l’avenir, car c’est par la coopération que l’humanité survivra ; que la nouvelle civilisation sera construite ; que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité. [La coopération (Maître –)]

Lorsque je me ferai connaître, j’exprimerai l’espoir de toute l’humanité pour une vie nouvelle, un nouveau départ, son empressement à voir se construire un monde nouveau dans lequel les hommes pourront vivre en paix, libérés de la peur, libres de créer en puisant à la source de la joie en leur cœur, libres d’être eux-mêmes, en toute honnêteté.
Dès à présent, existe dans le cœur des hommes une lumière nouvelle, un nouvel espoir, le sentiment d’un nouveau départ, une prise de conscience que le Protecteur universel a envoyé son Messager. C’est ce que je suis. [Message n° 8 (Maitreya)





S.O.P. — Sauvons notre planète

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » [Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012]

Home Le nouveau film d’Al Gore : « Une suite qui dérange : la vérité au pouvoir »


Source : slate.com ; reuters.com ; democracynow.org ; slashfilm.com

La suite du documentaire d’Al Gore de 2006, Une vérité qui dérange, qui remporta un Oscar, a été présentée en janvier dernier au Festival du Film de Sundance et a reçu une standing ovation. La présentation de Une suite qui dérange : la vérité au pouvoir, accompagnée de l’injonction « Il est temps de se battre comme si le sort du monde en dépend », a coïncidé avec l’arrivée à la Maison Blanche de l’administration Trump. Le film passe en revue les progrès réalisés depuis dix ans pour renforcer la protection de l’environnement et présente les Accords de Paris dont l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde entier. A Sundance, Al Gore a été interviewé par Amy Goodman de Democracy Now, et a parlé de ce qu’il appelle « la révolution du développement durable » qui prend son essor en ce moment. « Ça a l’envergure et la portée de la révolution industrielle mais la rapidité de la révolution de l’information. » Le film a également été présenté en mai au Festival de Cannes où on a entendu Al Gore dire que le président Trump ne pourrait pas arrêter le mouvement sociétal de sortie des carburants fossiles. « Nous savons maintenant, après quatre mois d’administration Trump, que personne, ni même un président, ne peut arrêter la progression de la vague climatique », a déclaré Al Gore au cours d’une conférence de presse organisée dans le cadre du festival du film français. Une suite qui dérange, la vérité au pouvoir sortira dans les salles de cinéma à partir d’août 2017.




Home Vers un monde sans plastique


Source : mcsuk.org ; guardian.com

La scène grotesque où l’on voit 38 millions de morceaux de plastique qui envahissent les plages de l’île déserte de Henderson, une île inhabitée située dans le récif corallien du Pacifique, nous a tristement rappelé le fléau des plastiques qui envahissent les océans. En juin 2017, la Marine Conservation Society (MCS) a lancé son « défi du plastique » afin d’alerter l’opinion sur l’urgence de réduire notre consommation et notre dépendance au plastique.

Au Royaume-Uni, il existe de grandes différences entre les comtés quant aux obligations de recyclage des plastiques. Les recycleurs consciencieux s’alarment des quantités de plastique qu’ils n’arrivent pas à recycler. Par exemple, en Ecosse, les résidents disposent de cinq poubelles pour le recyclage et peuvent recycler les brosses à dent et les couvercles de pots de yaourt, alors que dans le Nord du Yorkshire les gens ne peuvent même pas recycler du plastique noir.

Selon la MCS, pour relever le défi du plastique, il faudrait arriver à contrôler les quantités de plastique qui sont jetées chaque semaine, en séparant ce qui peut être recyclé du reste. Siobhan McCready, habitante du Nord du Yorkshire, a été horrifiée de constater que tant de plastique s’accumulait en l’espace d’une semaine. « Ma pile de matières plastiques non recyclables était beaucoup plus haute que ma pile de recyclables et je réalisais que tout ceci allait se retrouver quelque part dans un dépotoir. C’est complètement absurde et triste en même temps. »

Ne plus acheter de denrées alimentaires emballées dans du plastique lui a permis de réduire sa consommation de plastique d’environ 25 %. Toutefois, Siobhan dut admettre qu’en contrepartie, ses émissions de CO2 augmentaient. « J’ai été obligée d’aller en voiture dans différents endroits pour ne pas acheter d’articles emballés dans du plastique. Et cela m’a fait perdre pas mal de temps. »

La MCS reconnaît que le défi est ardu et que pour l’instant, son objectif n’est pas de vivre dans un monde totalement débarrassé du plastique. « A l’heure actuelle, ce serait presque impossible », a-t-elle déclaré. Sa mission est de faire prendre conscience aux consommateurs qu’ils peuvent faire la différence en renonçant à des produits en plastique comme les bouteilles, les sacs ou les aliments emballés sous plastique. Elle conseille également d’utiliser des pains de savon au lieu de savon liquide en bouteille plastique, des articles de toilette sans plastique et des articles ménagers écologiques réutilisables ; d’acheter en vrac des denrées alimentaires comme le riz, les noix, ou le couscous ; de se faire livrer le lait à domicile dans des bouteilles de verre ; de mettre les fruits et légumes dans des sacs réutilisables ; de consommer du thé qui n’est pas en sachets car ils contiennent un peu de plastique.




Home Himalaya : des stupas de glace


Source : aljazeera.com ; The Guardian, G.-B.

Les glaciers de l’Himalaya sont des « réservoirs du ciel » qui produisent en fondant une eau dont toute vie dépend. Dans le Karakorum, situé dans les hauteurs désertiques du Ladakh (Inde du Nord), les eaux de fonte des glaciers viennent gonfler le fleuve Indus et s’ajouter de manière conséquente aux maigres 50 mm d’eau de pluie qui tombent chaque année. Quatre-vingt pour cent de cette eau provient du glacier de Drang-drung dont la taille diminue rapidement et qui n’arrive plus à fournir la quantité d’eau nécessaire pour recharger les réservoirs d’eau.

Tsewang Dolma, scientifique écologiste de Clark University, Worcester (Royaume Uni), a étudié les effets du changement climatique sur les communautés des montagnes à Leh, la capitale du Ladakh. Au printemps, au cours de ces mois cruciaux que sont avril et mai, les torrents de la région sont maintenant à sec alors que les fermiers ont un besoin vital d’eau pour leurs cultures nouvellement plantées. « Il existe des gens qui littéralement se battent pour de l’eau, a-t-elle déclaré. La situation devient de plus en plus critique. »

Sonam Wangchuk, ingénieur local, a mis au point une solution innovante. A la fin de l’hiver, il crée des stupas (suivant la forme des temples bouddhistes) de glace en récupérant l’eau de fonte des glaciers. Ces pyramides de glace fondent graduellement et fournissent de l’eau tout au long du printemps. Ce projet a été piloté par l’institut alternatif Secmol en collaboration avec le monastère de Phyang.

« Nous voulions réaliser deux choses, a déclaré S. Wangchuk, montrer comment bâtir un stupa de glace et comment rendre fertile un morceau de désert. Nous voulons créer des vergers et construire des serres pour cultiver des légumes […]. C’est à la fois une activité économique et écologique. »

Sous l’action de la gravité, l’eau fondue est acheminée par des tuyaux vers le bas des pentes et monte ainsi en pression. L’eau est ensuite dirigée verticalement vers le haut et vaporisée dans un air glacé à -20° C. L’eau retombe et se cristallise sur les branches épineuses d’argousier qui ont été empilées par des habitants de la région. Chaque nuit, de l’eau vient ajouter de nouvelles précieuses couches de glace sur le stupa.

 La forme du stupa est cruciale. La surface exposée au soleil doit être la plus réduite possible ; ainsi le stupa peut-il durer jusqu’à quatre mois. Si le même volume de glace était disposé à plat comme dans un glacier, il fondrait en quelques jours. Deux millions de litres d’eau peuvent être ainsi stockés dans des stupas de glace de 30 m de haut posés sur de l’argile étanche, interdisant ainsi à l’eau de s’infiltrer dans les sables du désert. Une fois les tuyaux posés, les stupas peuvent être reconstruits année après année sans aucun coût supplémentaire, avec si possibles des réservoirs pour stocker l’eau.

En 1988, S. Wangchuk a fondé Secmol, l’école des montagnes à vocation écologique où il enseigne maintenant à ses élèves comment créer des stupas de glace. Il a expliqué : « Les personnes qui seront responsables de ce monde dans les 40 ou 50 ans à venir sont maintenant dans les écoles et les collèges. Je voudrais qu’elles s’engagent dans ces voies innovantes, qu’elles soient sensibilisées aux questions environnementales dans ces montagnes afin que la Terre à l’avenir soit entre de bonnes mains. »