année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 2017 - N° 351

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Citation


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Entretien


  • Compilation


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home En finir avec la guerre

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, mars 2006

Quand viendra le moment pour les hommes de mesurer le coût de leurs guerres, la surprise rivalisera avec la honte face à l’immensité du gâchis. Plus que toute autre activité humaine, la guerre est une grande dévoreuse de ressources et de vies. Rien n’est économisé pour l’emporter sur « l’ennemi » : on sacrifie tout pour parvenir à la victoire. Ainsi l’homme mène-t-il contre son prochain des luttes sans merci qui ne sont pas toujours motivées par la nécessité de se défendre. Dans bien des cas, les hommes ont eu recours à la guerre pour étendre leur territoire, accumuler des richesses par le pillage ou, plus odieux encore, capturer des esclaves. On parle souvent avec désinvolture de « butin de guerre » pour désigner le véritable motif de la plupart des conflits.

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à une époque où l’homme doit sérieusement s’attacher à mettre fin à la guerre. Il lui faut comprendre qu’il n’est pas de problème dont la guerre soit l’unique solution, ni de situation qui la rende indispensable. C’est la raison pour laquelle les nations doivent agir de concert pour en finir à jamais avec cette disposition destructrice du genre humain.

Si elles devaient échouer, c’est l’existence même de l’espèce humaine qui serait menacée. Pour les hommes, la paix n’est plus aujourd’hui une simple option : ils disposent de l’arme la plus meurtrière de tous les temps qui, utilisée dans un conflit majeur, défigurerait la planète et la laisserait sans vie pour une éternité. Pourquoi jouer avec le feu en flirtant avec une telle catastrophe, avec l’anéantissement final ?

Soyez certains que Maitreya parlera en ces termes quand il émergera. Il montrera que de petits conflits peuvent avoir des conséquences terribles, et mettre l’humanité sur la pente glissante de l’autodestruction. Il s’exprimera avec gravité et détournera les hommes de l’inconcevable. Soyez vigilants, mais sans crainte ; faites confiance à Maitreya pour guider avec sagesse les actions des hommes. Jouez votre rôle en contribuant à l’éducation de vos frères et sœurs, et allégez ainsi son fardeau.

Dites à tous ceux qui sont disposés à écouter que celui qu’ils attendent est là, prêt à entreprendre publiquement sa mission. Qu’il compte sur les hommes et femmes de bonne volonté pour travailler avec lui pour la paix et la justice, la liberté et l’amour. Dites-le-leur. Dites-leur que Maitreya a la réponse aux malheurs du monde, et que cette réponse est simple. Que le partage engendrera la confiance, qui ouvrira la voie et le cœur des hommes à la bénédiction de la paix.

Vous verrez alors l’âme de l’homme s’épanouir dans la fraternité et la coopération. Vous verrez les problèmes et les obstacles s’effacer d’eux-mêmes, engloutis par une immense vague de bonne volonté.

Ainsi en sera-t-il, et ainsi en finirons-nous avec l’horreur de la guerre. Tel est le dessein de Maitreya. Et ferme est sa volonté de le voir s’accomplir.


Note de la rédaction

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés non seulement au moment où ils ont été écrits, mais aussi chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. Comme s’il avait été écrit récemment, cet article aborde la crise dans laquelle le monde est plongé. En dépit des tensions actuelles, « les Maîtres voient un monde prêt pour le changement, un monde qui aspire à la justice, seule susceptible de garantir une unité nouvelle et réelle entre les nations, en même temps que la paix à laquelle nous aspirons tous ».

NB ‒ Deux autres articles sont extraordinairement pertinents en rapport avec la situation présente, et il reste urgent d’appliquer les remèdes qu’y préconise le Maître. Il s’agit d’Action pour la paix (juillet-août 2003) et de Nouvelles réflexions sur l’unité (septembre 2012).




Home Bienvenue dans l’ère nouvelle

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, 14 janvier 2016

Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. Le dalaï-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.

Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, très proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement Son visage, la joie de Sa présence et Son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.

Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.





Home Conférences américaine et européenne

Réflexion sur le passé et l’avenir de notre travail

Les conférences américaine et européenne de méditation de transmission ont suivi cette année la très fructueuse conférence de juin au Japon (cf. Partage international, juillet-août). Ces trois conférences ont exploré les thèmes de l’unité et du service et ont témoigné de la force et de la conviction des participants dans leur engagement. Chacun a vu sa propre expérience et sa foi confirmées par la présence de tous les autres participants. Un des objectifs de ces conférences était la re-confirmation de la cohésion du groupe, à l’échelle mondiale, nationale et locale.

Les programmes aux Etats-Unis et en Europe ont introduit de nouveaux modèles expérimentaux afin d’assurer une participation plus active de chacun, et les deux conférences ont été chargées d’un nouveau dynamisme et du sens de l’unité de groupe.

Un objectif tout aussi important était de se concentrer sur la nature essentielle du travail et de faire le point sur la nouvelle situation après la mort de Benjamin Creme en octobre 2016. En Europe, la conférence a souligné le fait que les membres du groupe sont entrés dans une nouvelle phase de responsabilité et de maturation du disciple. Une question clé était : étant donné que Maitreya pourrait émerger dans un an, sommes-nous prêts à assumer un nouveau rôle, à entrer dans une nouvelle relation avec la Hiérarchie spirituelle, avec le monde, une nouvelle identification avec le groupe intérieurement et extérieurement ? Les conférences ont montré qu’il nous faut persévérer dans deux voies : faire connaître l’émergence de Maitreya et des Maîtres et appliquer dans notre vie les enseignements de Maitreya. Nous faisons partie de l’externalisation de la Hiérarchie, en ce sens que nous sommes l’interface entre les Maîtres et le monde de tous les jours.

L’accent a été mis sur le fait que nous sommes maintenant en pleine transition ; après le Jour de Déclaration, notre rôle, qui a été plutôt d’ordre prophétique jusqu’ici, deviendra un rôle explicatif et éducatif. Les deux conférences ont conclu que nous devons nous préparer maintenant afin de devenir des « ponts » permettant aux gens de tous horizons de donner un sens à leur vie et à l’expérience qu’ils auront vécue lors du Jour de Déclaration. Pour ce faire, nous devons être capables de présenter notre information de façon à ce qu’elle puisse inspirer un écologiste, un enseignant, un scientifique, etc.

Le titre de la conférence européenne était : Unité et diversité, et notre travail pour l’année à venir. Dans la même veine, la conférence américaine avait pour titre : La fusion du groupe : une réflexion sur le passé et l’avenir de notre travail.

L’unité et le service dans le groupe de Maitreya

Voici un extrait d’un bref exposé donné par B. Creme au groupe japonais via Skype en 2014. Après plus de 40 ans à enseigner et donner des conférences sans relâche, il a distillé toute sa sagesse et sa perspicacité dans un bref exemple d’élégance et de simplicité : « Il y a deux choses à retenir : d’abord, que vous êtes un groupe et la chose la plus importante pour le groupe est l’unité. Alors, pour l’année prochaine, pensez toujours à l’unité ; la nécessité de ne pas rompre l’unité du groupe. La force du groupe réside dans son unité. Gardez-la intacte. Ne vous battez pas entre vous.

L’autre chose à considérer en tant qu’individu est le service. Vous êtes ici pour servir. Vous êtes nés pour servir. C’est la raison de votre venue dans le monde. Encore et encore, un peu plus à chaque fois, servir toujours plus. Souvenez-vous : l’unité en tant que groupe et, sur le plan individuel, le service.

Plus l’individu cherche à servir, plus le groupe sera dans l’unité. C’est tout ce que vous avez à faire. Si vous vous souvenez de ces deux choses pendant une année entière, et les années qui suivront, vous vivrez la vraie vie ! Prenez soin les uns des autres.

Ce groupe sait quelque chose que les autres ne savent pas. Ses membres connaissent Maitreya et les Maîtres. Et quand ils pensent à l’avenir, ils pensent à Maitreya et cela les maintient en vie, actifs et purs. Rappelez-vous ces deux choses : l’unité et le service. Si vous y parvenez, vous ne pouvez pas vous tromper. »

La fusion du groupe : réflexion sur le passé et l’avenir de notre travail

Les participants sont revenus sur les thèmes des quatre conférences précédentes de Benjamin Creme : L’antahkarana, Le rôle du service dans l’évolution du disciple, Le développement de la conscience et Vers l’initiation de groupe. Dans ces entretiens, B. Creme parle du lien de connexion qui s’exprime par le travail de groupe, la méditation de transmission, la construction de l’antahkarana et le développement de la conscience, qui mènent tous au renforcement de l’efficacité du groupe. L’importance du service est soulignée dans les citations suivantes :

« Les sciences du futur, de l’antahkarana, de la méditation et du service, sont liées. L’une mène à l’autre : la méditation correcte conduit à la construction de l’antahkarana ; la construction correcte de l’antahkarana mène à une vie de service – le service sous l’inspiration de l’âme. La connaissance et la créativité de l’âme sont consciemment mises à la disposition de l’individu qui construit scientifiquement l’antahkarana. La méditation de transmission est une fusion du Karma Yoga et du Laya Yoga, et à travers les groupes de transmission autour du monde, les Maîtres créent un antahkarana de groupe. Ils font ça pour nous. »

« Le rôle du service dans l’évolution du disciple est la nature de Dieu qui agit par l’intermédiaire du disciple. D’où son importance et, bien sûr, son efficacité. Ce n’est pas un outil qui pourrait fonctionner ou ne pas fonctionner. Il fonctionne, c’est inévitable, parce que c’est la nature même de Dieu. Et au fur et à mesure que nous exprimons la nature de Dieu par le service, nous devenons des dieux. Nous cessons d’être de simples êtres humains, hommes et femmes, pour devenir des dieux, des êtres divins créatifs. Le service est la clé de tout ce processus et fournit au disciple le levier de son évolution : le service est le levier du processus évolutif. »

Les participants ont reconnu le besoin d’approfondir leur compréhension des enseignements et la nécessité de s’appuyer sur la volonté de les incarner dans la vie de groupe et le travail extérieur du service. Lorsqu’ils sont mis en pratique, ces enseignements renforcent l’unité du groupe, une plus grande fusion, et le font avancer vers l’initiation de groupe. Comme le disait B. Creme à la conférence de 1988 : « Nous parlons de fusion de groupe, pas d’initiation individuelle mais d’initiation de groupe, qui ne peut se faire que par la fusion du groupe, travaillant à l’unisson. »

Dans Le rôle du service dans l’évolution du disciple, B. Creme déclare : « Le Christ agit à travers nous. Il apporte les Eaux de la Vie en abondance. Et il dit : Je cherche à canaliser ces Eaux de Vie à travers vous. Quand nous devenons les porteurs d’eau, les serviteurs du monde, nous agissons comme canaux pour ces Eaux de la Vie, et à travers nous le Christ transforme le monde. Par nous, il construit les formes, les structures, la conscience du Nouvel Age. »

Les deux conférences ont évoqué l’opportunité de servir, ainsi que le « don du Grand Seigneur ». Ce qui suit est la description de B. Creme de ce fait extraordinaire :

« Maitreya a pris lui-même en charge cette tâche de superviser le groupe et c’est lui qui fait pour ce groupe ce qui, théoriquement, est en fait le travail d’un initié de quatrième degré. Dans un sens très particulier, ce groupe est le groupe de Maitreya. Il en a fait son groupe personnel.

Dans l’un de nos groupes d’étude à Londres [Pâques 1987] dans lequel nous étudions les conditions et les lois régissant l’initiation de groupe, Maitreya a accompli un acte que mon maître a appelé le « don du Grand Seigneur ». Il a montré ce que chaque groupe qui vise à l’initiation de groupe doit réaliser. Il a, en fait, « contourné » certaines des exigences de l’initiation de groupe. Je les ai rappelées. Elles sont toujours requises, bien sûr, mais par son travail, Maitreya rend possible la manifestation de l’initiation de groupe [...]. Maitreya intervient et remplit pour nous certaines des exigences que j’ai cherché à expliquer. Il nous appartient de les satisfaire. Nous avons encore un énorme travail à faire, mais nous avons le Christ qui agit en notre faveur.

« [...] Le « don du Grand Seigneur », selon les termes mêmes de mon Maître : ce que Maitreya a fait pour le groupe en relation avec la nécessité dans laquelle se trouve le groupe de faire intervenir l’énergie de volonté. L’énergie de volonté – l’aspect Vie – n’est véritablement disponible que lorsque l’aspect intelligence et l’aspect amour se manifestent. Elle est le dernier aspect de la Triade spirituelle à se manifester, « le joyau au cœur du lotus ». [...] La volonté – l’aspect Vie – doit être invoqué. Le groupe, par son effort conscient, doit invoquer l’énergie de la volonté, faute de quoi l’initiation de groupe est impossible. Une fois qu’il a uni et fusionné les individus dans une activité unifiée, qu’il a fait résonner le « mot » par son intention et son service conjugués, le groupe doit continuer d’aller de l’avant et invoquer la vie qui détruit. [...]»

« Jusqu’à ce moment, mon Maître s’était chargé de ce travail qui, en temps normal, serait assuré par un groupe d’initiés de quatrième degré de l’ashram intérieur. Maitreya a pris la relève, et a invoqué l’aspect Vie pour le groupe. C’est un processus subtil, dont nous ne verrons les effets que plus tard, et qui modifiera la focalisation du groupe. C’est quelque chose dont nous ne pouvons prendre conscience aujourd’hui, parce que nous en sommes là où nous en sommes et ne pouvons pas savoir comment nous serons dans cinq ou dix ans. »

« Quelque chose se modifie fondamentalement quand l’aspect Vie est invoqué. Cela met bien sûr du temps à se manifester. C’est comme si, dans le travail du groupe, vous changiez de vitesse et montiez d’un cran dans la spirale ; vous accomplissez le même travail, mais à un niveau différent, à un rythme différent. Il ne s’agit pas simplement d’une activité intensifiée, mais d’une activité exaltée du point de vue occulte, d’un changement dans la qualité de l’activité : il ne s’agit pas seulement de manifester une qualité, mais de mettre en évidence un certain dessein. » [La Mission de Maitreya, tome II, chap  XIX : Vers l’initiation de groupe].

Comme le dit Benjamin Creme, beaucoup de groupes autour du monde ont déjà senti que leur travail connaît un passage « à la vitesse supérieure ».




Home Les services universels de base pour nous libérer de la pauvreté et du labeur quotidien


Source : ucl.ac.uk/bartlett/igp/

Une proposition radicale pour lutter contre l’augmentation dramatique de la pauvreté et des inégalités au Royaume-Uni, a été publiée en octobre 2017 par l’Institut pour la Prospérité mondiale (Institute for Global Prosperity) de la University College de Londres. Dans un rapport intitulé Les Services universels de base Henrietta Moore, directrice de l’Institut, affirme : « Pour accroître la cohésion, le sentiment que nous sommes tous dans le même bateau, il faut agir sur le coût des besoins fondamentaux. »

Le Royaume-Uni dispose déjà de services publics d’éducation et de santé très performants, et gratuits pour tous les usagers. Depuis de nombreuses années, les Londoniens handicapés ou âgés de plus de 60 ans ont accès gratuitement aux transports en commun grâce au Freedom Pass, mesure très populaire. De façon audacieuse, les Services universels de base étendraient simplement ce principe pour répondre aux besoins fondamentaux de chacun : logement, nourriture et moyens de communication. Le rapport recommande une expansion massive du logement social, des voyages en bus gratuits pour tous, des services de repas pour les personnes les plus exposées à l’insécurité alimentaire, ainsi qu’un accès basique au téléphone et à Internet. Selon le professeur Jonathan Portes du King’s College, à Londres : « Le rôle de l’Etat est d’assurer une répartition équitable non seulement de l’argent, mais aussi de la possibilité de participer et de contribuer à la société. Il faudrait pour cela que certains services soient rendus accessibles à tous. »

Proposé comme moyen de faire face aux pertes d’emplois induites par l’utilisation croissante de robots et de la mécanisation, les Services universels de base coûteraient beaucoup moins cher que le revenu universel de base. Ils libéreraient les gens de la monotone routine quotidienne et du stress du travail mécanique accompli uniquement pour répondre aux besoins humains les plus élémentaires. La créativité, la liberté personnelle et le travail altruiste s’épanouiraient.

En réponse à la publication du rapport, John McDonnell, député de l’opposition travailliste, a déclaré : « La rapidité des changements technologiques représente un défi majeur pour notre économie et notre société. Ce rapport offre une piste nouvelle et audacieuse pour surmonter ces défis et créer une économie plus juste, offrant des opportunités pour tous. C’est une contribution importante au débat sur le revenu universel, qui apportera matière à réflexion au parti travailliste sur la façon de parvenir à une économie qui fonctionne vraiment pour la majorité, et non pour quelques-uns. »

L’Institut pour la prospérité mondiale créé en 2014 a pour mission de repenser les modèles économiques et sociaux afin de relever les défis majeurs auxquels le monde est confronté, aux prises avec le changement climatique, l’épuisement des ressources et la croissance rapide de la population mondiale.




Home Des efforts sincères pour soutenir les réfugiés

Par Elisa Graf
Source : newsweek.com ; spiegel.de

Voilà deux ans que l’Allemagne a ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés, dont la plupart fuyaient la guerre dévastatrice en Syrie. En octobre 2015, la chancelière Angela Merkel a mis en jeu sa carrière politique en suspendant le Règlement Dublin, texte juridique adopté par l’Union Européenne en 2003, qui oblige un réfugié à demander asile dans le premier pays de l’UE où il est entré. Sa décision a permis aux réfugiés arrivés en Allemagne d’y demander asile sans craindre de se voir expulsés vers l’un des pays par lesquels ils avaient dû passer préalablement. Les dernières élections allemandes ont résonné comme un coup de semonce populiste contre la décision courageuse d’A. Merkel, et l’on s’accorde généralement à penser que le sentiment de peur attisé par l’afflux de réfugiés est ce qui a valu au parti nationaliste anti-immigration AfD (Alternative für Deutschland) (Alternative pour l’Allemagne) un soutien suffisant pour faire son entrée au parlement, et devenir ainsi le premier parti ouvertement nationaliste à rejoindre les sphères du pouvoir depuis soixante ans.

Dans une tentative pour apaiser les craintes de ses compatriotes au moment où elle décidait d’ouvrir les frontières allemandes, Angela Merkel a déclaré d’un ton résolument optimiste : « Wir schaffen das » (Nous y arriverons). Dans les villages et les villes de tout le pays, des milliers d’Allemands ont démontré qu’ils y arrivent bel et bien. Ils ont hébergé des réfugiés, leur ont procuré vêtements et nourriture, leur ont offert des cours de langue, et les ont accueillis au sein de leurs communautés. Selon un document récent de Spiegel Online, entre 2015 et 2017, quelque quinze mille projets pour réfugiés ont été lancés en Allemagne, avec beaucoup de propositions d’enseignement de l’allemand, et d’autres initiatives comme de la formation, du suivi ou des rencontres avec les réfugiés. Même si ces efforts sont largement passés sous silence dans les médias, l’ancien politicien David Miliband, aujourd’hui président de l’IRC (International Rescue Committee), écrit dans News-week : « La conviction d’A. Merkel que son pays était plus que capable de « gérer » la situation a été confirmée. Des milliers d’Allemands se sont mobilisés pour porter secours aux nouveaux arrivants, avec la certitude et la fierté que l’action de l’Allemagne était bonne et juste. »

Comme beaucoup de petits villages partout en Allemagne, Steyerberg, agglomération de Basse Saxe de 5 262 habitants, fut informée de l’arrivée d’une centaine de réfugiés. Le maire annonça à cette occasion une réunion, qui se tint à l’école primaire locale. Les quatre-vingts habitants présents furent informés par le personnel municipal que les services allemands de l’immigration faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour traiter rapidement et correctement les réfugiés, mais que l’aide des citoyens ordinaires était une nécessité absolue. Il fut demandé aux villageois de s’organiser, et de proposer des logements et des cours de langue pour les nouveaux arrivants.

Une poignée de résidents du village se mirent au travail et créèrent une coordination entre les volontaires. Ils ouvrirent une page Facebook afin de pouvoir communiquer entre eux, organisèrent le ramassage et la distribution de vêtements et d’articles ménagers, et offrirent des cours d’allemand aux nouveaux arrivants. Des villageois se portèrent volontaires pour s’occuper d’individus et de familles, dans le but de les aider à s’intégrer, à trouver des bicyclettes, à obtenir des soins médicaux, à rechercher les diverses possibilités en matière d’éducation et de travail, à suivre des cours de langue et à remplir les papiers administratifs allemands très complexes.

Deux personnes bénéficièrent particulièrement des efforts de ces volontaires : un jeune Ivoirien de dix-huit ans, Fofana Aboulaye, et un petit Syrien d’origine palestinienne âgé de cinq ans, Ibrahim Fyad. Tous deux avaient traversé des mers dangereuses dans des embarcations de fortune afin de gagner le continent européen.

Sans comprendre ce qui lui arrivait, Fofana, qui vivait dans la rue depuis l’âge de dix ans, avait suivi un ami et effectué la dangereuse traversée du détroit de Gibraltar pour passer du Maroc en Espagne. Effrayé par sa situation de migrant dans une petite ville de province isolée d’Allemagne, Fofana rencontra rapidement des habitants de Steyerberg qui parlaient eux aussi le français, sa langue maternelle. Des villageois le prirent en affection, lui ouvrirent leur maison et l’accueillirent dans leur famille afin de faire sa connaissance, l’invitant à manger avec eux pour qu’il se sente chez lui. Comme il était encore mineur, on l’aida à trouver un avocat. Il fut invité à s’entraîner et à jouer avec l’équipe de football de Steyerberg. Comme il n’avait suivi que quatre ans d’école primaire, il fut inscrit à un cours d’allemand et à une école professionnelle, où il décida de devenir plombier. Les enseignants chargés de lui remarquèrent sa grande discipline et sa motivation, et lui trouvèrent un contrat d’apprentissage de trois ans dans une entreprise de plomberie locale, où il travaille aujourd’hui.

La famille d’Ibrahim Fyad – avec son père, Mahmoud, professeur de mathématiques, son frère Khaled, âgé de dix-huit ans à l’époque, et Hadil, sa sœur de dix ans – avait fini par quitter Damas après avoir pendant des années attendu en vain la fin de la guerre. En raison de l’escalade de la violence, ils avaient tout abandonné, fait l’essentiel du voyage vers la Turquie à pied, traversé la Méditerranée par les itinéraires les plus épouvantables, et étaient restés coincés en Grèce pendant six mois avant de pouvoir enfin rejoindre l’Allemagne.

Lisa Frieling, habitante de Steyerberg, fit la connaissance de la famille Fyad à une manifestation mensuelle que sa voisine Claudia Elles organisait dans une église locale afin de permettre aux habitants et aux réfugiés de se rencontrer. Lisa fut impressionnée par la maîtrise de l’allemand des enfants Fyad, si peu de temps après leur arrivée dans le pays. « Les aînés traduisaient déjà pour les autres réfugiés qui ne parlaient que l’Arabe. C’était remarquable », souligna-t-elle.

Elle ne tarda pas à retrouver la famille, qu’elle aida à déménager de la maison qu’elle partageait avec deux autres familles et à s’installer dans un appartement qui lui était réservé. Un autre résident local fournit les meubles pour le nouveau logement. D’autres encore trouvèrent un apprentissage professionnel pour Khaled, le frère aîné d’Ibrahim, dans une entreprise de la ville. Les enfants sont aujourd’hui intégrés et vont à l’école dans le village. A propos de sa participation, Lisa Frieling déclare : « Il est très gratifiant de soutenir des réfugiés. Nous vivons dans un pays relativement riche, et je me souviens encore de ce que mes parents disaient de la Seconde Guerre mondiale. C’est une réaction naturelle que de vouloir aider, mais cela demande de la compassion, de la joie, des compétences, et, par-dessus tout, un travail d’équipe patient et dévoué. »

A un moment où les médias semblent plus occupés à monter en épingle les problèmes et les divisions causés par la crise migratoire, les citoyens allemands montrent ce que le partage permet de réaliser. C’est Naina Bajekal qui exprime le mieux cette idée dans Time magazine : « Cette crise des réfugiés qui a fait ressortir tant de laideur ailleurs en Europe révèle pour l’instant ce qu’il y a de meilleur en Allemagne. » Son sentiment reprend celui du berlinois Tim Florian, qui a accueilli une famille afghane en 2015 : « Il peut sembler que cette crise déchire l’Europe tout entière, mais accueillir ceux qui ont besoin d’aide – c’est peut être cela, le vrai sens d’une Europe unie. »





Point de vue

Home Le Prix Nobel de la Paix attribué à l’ICAN

Prescriptions pour la survie de l’humanité

Par Robert Dodge
Source : commondreams.org

L’attribution du Prix Nobel de la Paix 2017 à la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN1) rappelle les conséquences humanitaires catastrophiques qui résulteraient de l’utilisation de l’arme nucléaire et place sous le feu des projecteurs l’initiative mondiale en vue de leur abolition, seule l’abolition offrant une garantie fiable afin qu’elles ne soient plus jamais utilisées. Ce prix expose le problème sur la scène mondiale. Les Etats attachés à leur armement nucléaire en raison du faux sentiment de sécurité qu’il leur procure et qui refusent de poursuivre le processus de désarmement, seront maintenant légalement contraints de respecter le Traité de non prolifération des armes nucléaires. Ce prix stigmatise les Etats nucléarisés et donne du crédit aux nations non nucléaires qui se sont prononcées l’été dernier en faveur de l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires.

L’ICAN a été fondée en 2007 par la Fédération internationale des médecins pour la responsabilité sociale (PSR) et par Médecins internationaux pour la prévention de la guerre nucléaire, eux-mêmes colauréats du Prix Nobel de la Paix en 1985. L’ICAN et PSR avaient présenté des données scientifiques sur les conséquences humanitaires et médicales liées à l’utilisation des armes nucléaires dans le cadre d’une série de trois conférences intergouvernementales qui se déroulèrent en 2013, 2014 et 2016. En 2016 il s’agissait du Forum multilatéral des Nations unies sur le désarmement qui aboutit aux négociations de 2017 et à l’adoption par 122 pays, le 7 juillet 2017, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Ce Traité interdit l’utilisation, les menaces d’utilisation, le développement, les essais, l’acquisition, le stockage et le transfert de ces armes et les condamne pour toujours ainsi que les pays qui en conservent.

Dotée d’une équipe de permanents réduite mais particulièrement puissante, l’ICAN a fait preuve de souplesse et d’efficacité, collaborant avec divers groupes et travaillant avec la Croix Rouge et des gouvernements partageant la même orientation. L’ICAN est à l’origine d’une coalition puissante constituée de plus de 400 partenaires répartis dans 101 pays. Elle a créé un mouvement irrésistible et a réoganisé le débat sur les armes nucléaires, générant un élan vers leur élimination.

L’ICAN cite souvent la phrase bien connue de Margaret Mead2 : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés puisse changer le monde. Le monde ne s’est jamais transformé autrement. » Ce prix est un hommage aux hibakusha, les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, ainsi qu’à toutes les victimes de la bombe nucléaire à travers le monde et à leur engagement pour éviter aux générations futures de connaître l’horreur de l’explosion nucléaire.

Jusqu’ici, les armes nucléaires étaient les seules armes non discriminantes qui n’aient pas été interdites. Les armes chimiques et biologiques, les mines terrestres et les munitions à dispersion ont déjà été interdites. Les armes nucléaires représentent la plus grande menace qui soit pour l’humanité et le Traité des Nations unies, grâce au travail accomplit par l’ICAN, constitue une ordonnance pour notre survie.


1. International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires).
2. Margaret Mead (1901-1978), anthropologue américaine.





Citation

Home Extrait de « La Mission de Maitreya, tome I »

Par Benjamin Creme

« Le premier pas vers l’établissement de justes relations humaines passe par la transformation de nos structures politiques, économiques et sociales. La crise spirituelle que traverse actuellement l’humanité se manifeste particulièrement dans ces domaines car, au cœur des problèmes économiques, se trouve celui de la répartition et de la distribution des ressources. Conformément au Plan divin, c’est l’établissement de ces relations justes qui doit constituer le prochain accomplissement de l’humanité et nous ne saurions entretenir de telles relations avec nos frères et nos sœurs du tiers monde alors qu’ils meurent de faim par millions tandis que nous vivons dans le luxe et le gaspillage.

La solution est évidente. Le partage des ressources de ce monde d’abondance constitue le premier pas, essentiel, vers l’instauration de justes relations humaines. Le Christ mettra en lumière la nécessité d’y parvenir et donnera aux hommes l’inspiration suffisante. »

La Mission de Maitreya, tome 1





La voix de la raison

Home Les armes nucléaires apportent la mort, pas la vie


Source : un.org ; youtube : Dennis Kucinich, Basel Peace Office

Membre du Congrès des Etats-Unis pendant seize ans, Dennis Kucinich a été maire de Cleveland (Ohio), et deux fois candidat à l’élection présidentielle. Lauréat du Gandhi Peace Award (Prix Gandhi pour la paix), il promeut la paix dans le monde depuis le début de sa vie politique. Le 26 septembre 2017, lors d’une réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire à l’assemblée générale des Nations unies, il s’est exprimé au nom du Basel Peace Office (Bureau pour la paix de Bâle, une coalition d’organisations internationales dédiée à l’élimination des armes nucléaires).

 « Le monde a un besoin urgent de vérité et de réconciliation quant à la menace existentielle que représentent le développement et l’utilisation des armes nucléaires. Nous partageons un objectif planétaire quant au désarmement et à l’abolition du nucléaire, qui dérive de notre droit inaliénable d’être libéré de la contemplation de notre extinction.

Ceci est l’endroit et c’est maintenant le moment de prendre des mesures pour bâtir la confiance, franchir de nouvelles étapes diplomatiques vers l’évitement d’une catastrophe nucléaire, pour promulguer le nouveau traité d’interdiction, s’abstenir de précipiter des affrontements nucléaires, reprendre la marche vers l’élimination des armes nucléaires par l’établissement de la confiance mutuelle.

Nous la société civile, appuyons les traités contre les armes nucléaires, structurés et légalement fondés, obligeant une résolution non-violente des conflits, conscients des principes fondateurs des Nations unies visant à « mettre fin au fléau de la guerre pour toujours ». Le monde d’aujourd’hui est interdépendant et interconnecté. L’unité humaine est la première vérité.

La technologie a créé un village planétaire. Le bonjour envoyé à l’autre bout du monde en quelques secondes représente le pouvoir constructeur des citoyens du monde qui affirment leur appartenance à une même communauté. Comparez cela avec le pays qui envoie un missile balistique intercontinental à ogive nucléaire. La ligne est ténue entre la dissuasion et la provocation. Une expression agressive de la souveraineté nucléaire est illégale et suicidaire. La menace de l’utilisation des armes nucléaires annihile notre humanité.

Soyons attentifs aux exigences de paix et de résolution non-violente des conflits émanant des peuples de la communauté mondiale. Que les nations affirment le potentiel évolutionnaire de la technologie pour la paix. Cette grande institution ne peut y parvenir seule. Chacun d’entre nous doit désarmer et abolir chaque force destructrice dans sa propre vie, sa propre maison et sa propre communauté, qui engendre la violence domestique, la maltraitance conjugale, la maltraitance des enfants, la violence par armes à feu et la violence raciale.

 Le pouvoir d’y parvenir réside dans le cœur humain, où se trouve le courage et la compassion, où le pouvoir transformateur, la volonté consciente de défier la violence où qu’elle soit, aide à dompter cette bête partout. Si nous voulons éliminer les armes nucléaires, nous devons également éliminer la rhétorique destructrice.

Nous reconnaissons ici le pouvoir de la parole. Des mots créent des mondes. Des mots durs, l’échange de menace entre dirigeants démarrent la dialectique du conflit, engendrant suspicion, peur, réaction, erreur de jugement et désastre. Des mots de destruction massive peuvent déchaîner des armes de destruction massive.

Les fantômes de Nagasaki et d’Hiroshima planent au-dessus de nous aujourd’hui, nous avertissant que le temps est une illusion, que le passé, le présent et le futur sont uns et peuvent être oblitérés en un instant, prouvant que les armes nucléaires apportent la mort, pas la vie.

Les nations doivent explicitement abandonner leurs desseins d’empires et de domination nucléaire. Le brandissement des armes nucléaires déclenche l’inévitabilité de leur utilisation.

Au nom de toute l’humanité, ceci doit cesser.

Au lieu de nouvelles nations nucléaires et de nouvelles architectures nucléaires, nous requérons une action nouvelle et claire pour créer un monde libéré de la peur, libéré de l’expression violente, libéré du danger de l’extinction et un cadre légal pour ce faire.

Au nom du Basel Peace Office et de la société civile, nous déclarons : « Que la paix soit souveraine. Que la diplomatie soit souveraine. Que l’espoir soit souverain », par votre travail et par notre travail. Alors nous accomplirons la prophétie qu’» aucune nation ne prendra plus les armes contre une autre ».

Nous devons sauver notre monde de la destruction. Nous devons agir avec un sens d’urgence. Nous devons détruire ces armes avant qu’elles ne nous détruisent. Un monde sans armes nucléaires attend d’être courageusement appelé. Merci. »




Home Le dalaï-lama : étendre notre compassion à toute l’humanité


Source : awarenessact.com

Le 3 octobre 2017, le dalaï-lama s’est adressé à un auditoire de plus de 6 000 personnes au temple de Tsuglagkhang à Teckchen Choling, Dharamsala, dans le nord de l’Inde. Il a exprimé sa peine et ses condoléances pour les vies perdues lors du massacre qui avait eu lieu la veille à Las Vegas.

« Alors que l’éducation se concentre de plus en plus sur des objectifs matérialistes, a-t-il expliqué, et que les gens recherchent de plus en plus le bonheur dans le plaisir des sens, moins d’attention a été accordée à notre monde intérieur, à la paix de l’esprit et à la moralité.

L’un des résultats est que nous sommes confrontés à des problèmes que nous avons en grande partie créés. A cause du manque de compassion, des guerres éclatent et nous assistons à des massacres impensables. Nous persistons dans le commerce d’armes dont le seul but est de nuire et de tuer. Regardez ce qui s’est passé à Las Vegas hier, où près de 60 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées. »

Ce manque de compassion va au-delà des grandes tragédies. Le dalaï-lama demande à ses disciples d’ouvrir les yeux sur la souffrance et la douleur qui existent dans le monde entier, en soulignant que se distancer du malheur des autres permet seulement à ces situations de perdurer.

« Ailleurs, le manque de systèmes sanitaires et de nourriture conduisent les enfants à mourir de faim. La colère et la haine, voir nos frères et sœurs humains en termes de « nous » contre « eux », limite notre vision des choses et conduit à la brutalité, à l’exploitation et aux tueries que nous découvrons aux infos. »

Alors que nous voyons les Etats-Unis divisés sur les thèmes du contrôle des armes à feu et de la violence, le dalaï-lama explique que « la racine du problème dépasse ces questions spécifiques. Son origine est enracinée dans les comportements humains les plus profonds. Ce n’est qu’en remettant profondément en question nos comportements quotidiens envers les personnes qui nous entourent que nous réduirons la violence du monde où nous vivons. »

« Nous sommes des animaux sociaux, qui vivons en communautés et qui dépendons les uns des autres pour survivre. C’est pourquoi nous devons nous comporter les uns envers les autres avec amour et compassion. Les scientifiques ont trouvé des preuves, révélées par de jeunes enfants, que la nature humaine est fondamentalement compatissante.

Cependant, notre compassion instinctive naturelle tend à être biaisée en faveur de ceux qui nous sont proches. Mais nous sommes interdépendants et nous en profitons tous si nos voisins sont pacifiques, qu’il s’agisse de la famille d’à côté ou d’un pays voisin. Par conséquent, nous devons étendre notre compassion à toute l’humanité. »




Home Bill Clinton : porter la coopération à un niveau supérieur


Source : stories.clintonfoundation.org ; qz.com

Lors du dernier Bloomberg Global Business Forum à New York, l’ancien président américain Bill Clinton, a lancé un appel à l’action, affirmant que « la chose la plus importante est de savoir si vous croyez que la cohésion sociale, les performances économiques et le pouvoir politique découlent de la division ou de la multiplication, de la soustraction ou de l’addition.

Vous êtes tous ici parce que, d’une façon ou d’une autre, vous le savez intuitivement, a poursuivi B. Clinton. Vous pensez que la multiplication est une stratégie supérieure à la division, que l’addition est meilleure que la soustraction dans l’économie, l’intégration sociale et la politique. Vous croyez qu’il y a de sérieuses limites à la capacité du séparatisme tribal à résoudre les problèmes qui menacent le monde moderne. »

B. Clinton a déclaré que le tribalisme séparatiste était manifeste partout et que le résoudre et le démanteler était le grand débat de notre temps. « Partout dans le monde, la question est de savoir s’il faut partager le pouvoir ou l’accaparer, et si l’inclusion sociale vaut mieux que la domination. »

Ceci fait référence à l’entomologiste et biologiste américain Edward O. Wilson, qui écrivait que la coopération est la seule chose qui a conduit l’humanité jusqu’à présent. « Nous devons passer à la vitesse supérieure, a poursuivi B. Clinton, et cela dépend de notre esprit et de notre cœur : d’abord croire que nous pouvons et que nous devons, chaque jour, élargir notre définition du « nous » et réduire celle du « eux ». Nous ne devrions pas avoir à subir un tremblement de terre ou un ouragan pour comprendre ce dont il s’agit. »




Home Bernie Sanders critique vertement la décision de D. Trump sur l’accord iranien

Par Jon Queally
Source : Common Dreams

En réponse à l’annonce « déshonorante » du président Trump le 13 octobre 2017 de ne pas certifier l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran et d’autres nations, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, a condamné la décision d’« imprudente » et d’« irréfléchie », rappelant qu’il revenait maintenant aux membres de la Chambre des Représentants et au Sénat de protéger l’accord.

« Non seulement, rompre l’accord nucléaire iranien ne libérerait pas l’Iran des limites placées sur son programme nucléaire, a dénoncé le sénateur dans une déclaration, mais cela causerait des torts irréparables à la capacité américaine de négocier de futurs accords de non-prolifération. Pourquoi est-ce qu’un pays signerait un tel accord avec les Etats-Unis s’il savait qu’un président irréfléchi pourrait simplement le rejeter quelques années après ? »

D. Trump agit à l’encontre de sa propre équipe de sécurité intérieure qui a assuré que l’accord fonctionnait et qu’il fallait le maintenir.

B. Sanders considère que le choix du président va seulement servir à isoler encore plus les Etats-Unis sur la scène internationale, y compris de ses alliés stratégiques. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, signataires de l’accord. « Tous continuent à soutenir l’accord et ont systématiquement déclaré qu’il y allait de leurs intérêts de sécurité nationaux », a-t-il ajouté.

En outre, saboter l’accord et les efforts qui l’ont permis, sert seulement à « s’aliéner le peuple iranien et à renforcer les tenants de la ligne dure du régime, qui sont bien plus à l’aise avec une Amérique hostile qu’avec celle raisonnable qui recherche la paix. »

D. Trump ne certifiant pas l’accord, mais ne l’abandonnant pas complètement, la responsabilité échoue maintenant aux législateurs des deux Chambres qui auront peut-être à affronter des propositions de loi de va-t-en-guerre anti-iraniens qui voudraient réduire l’accord à néant.

« Maintenant que cette décision est dans les mains du Congrès, a déclaré le sénateur Sanders, il nous revient d’arrêter cette dérive vers la guerre. Nous devons écouter ce que pratiquement toute la communauté de la sécurité nationale affirme : que cet accord fonctionne, et le protéger. »





La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Home Victoire de la population sur un oléoduc

Par Jake Johnson
Source : commondreams.org

Dans ce que les environnementalistes appellent une victoire majeure pour les opposants à l’oléoduc et pour la planète, la société TransCanada a annoncé le 5 octobre 2017 qu’elle abandonne son projet Energy East pipeline. Il aurait transporté plus d’un million de barils de brut par jour d’un bout à l’autre du Canada.

L’ONG Oil Change International (OCI) a estimé cette année dans un rapport que l’oléoduc produirait 236 millions de tonnes de pollution carbone par an. Pour cette raison, l’OCI a salué la décision de TransCanada d’abandonner le projet, initié en 2013.

« C’est un jour important dans la lutte contre le changement climatique au Canada », a déclaré Adam Scott, consultant à l’OCI. L’oléoduc était un désastre en devenir. Le projet, qui comprenait le pipeline et un terminal pétrolier en mer était totalement incompatible avec un monde dans lequel nous évitons les pires impacts du changement climatique.

Aurore Fauret, coordonnatrice de la campagne contre les sables bitumineux chez 350.org, partageant la joie d’A. Scott, a souligné l’importance de la mobilisation populaire qui a fait connaître le projet à l’opinion publique et finalement contribué à son retrait. « Nous avons été témoins de l’intervention du peuple qui a fait des coûts climatiques d’Energie Est un point crucial de l’examen du pipeline. Plus de 100 000 messages ont été envoyés à l’Office national de l’énergie (ONE) leur demandant de considérer toutes les émissions générées par le projet. Près de 2 000 personnes ont présenté une demande pour obtenir le statut d’intervenant auprès de l’ONE, avec le changement climatique comme motivation principale. Deux ans après que l’ONE ait accepté d’évaluer les coûts climatiques de l’oléoduc, TransCanada annonce son abandon. »





Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés.
D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Home Une question de priorité

Début novembre 2001, au cours d’un rêve, j’eus une apparition de Maitreya. Pour moi ce fut une expérience enrichissante et encourageante que je souhaiterais partager avec d’autres lecteurs. A vrai dire, mon rêve portait sur le Jour de Déclaration de Maitreya. Comme dans les rêves, il y avait beaucoup d’actions, beaucoup d’images et de scènes qui se mélangeaient. Puis toutes ces scènes disparurent en même temps. Elles furent remplacées par un bourdonnement sonore palpable flottant dans l’air, comme c’est le cas près de câbles à haute tension. Puis il y eut un homme de grande taille qui me portait les bras tendus, comme vous le feriez avec un petit enfant, j’étais donc face à lui. Il était vêtu de blanc, avait le teint foncé, des pommettes saillantes. Cette image de Maitreya n’était pas très nette, comme un hologramme dans un film de science fiction.

Malheureusement, après mon réveil, je ne pus me souvenir des mots exacts qu’il m’a adressés. Je les retranscris avec mes propres mots. D’abord il me demanda quelles étaient ses priorités, je dus lui en donner trois. Puis il confirma qu’il viendrait bientôt. Ensuite il me parla de l’importance pour lui de cette mission et me dit combien ce travail était cher à son cœur. Et pour terminer il me posa une question de nature personnelle, à propos de notre groupe de travail, qui n’a pas sa place dans ce courrier. Puis je me suis réveillé quelques minutes plus tard, vers 4 h 15. Est-ce Maitreya qui m’a apporté ce rêve ?

F. R., Schwäbisch Gmünd, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cette expérience de rêve a été accordée par Maitreya.


Home Des paroles pleines de sagesse

Le 14 août 2017, mon fils Samson et moi étions dans le train pour nous rendre chez mes parents, une dame monta à Wellington et vint s’asseoir près de nous, alors que nous étions seuls dans le wagon. Après quelques instants elle se joignit à notre conversation et fit des déclarations étonnantes sur les relations parents enfants et certains sujets spirituels. Je me mis alors à penser qu’elle pourrait être Maitreya ou le Maître Jésus. Elle s’adressait principalement à Samson et affirma qu’il était très raisonnable pour son âge. Puis, après une quarantaine de minutes, elle déclara : « J’aimerais vous faire part de mon expression favorite « Tout va bien se passer. » Ceci me persuada qu’il s’agissait de quelqu’un de spécial. Samson lui demanda si elle se rendait à la ville voisine (ceci après une conversation de 45 mn), elle nous regarda d’un air absent juste au moment où le chef de train annonça que nous arrivions à Coopooroo et dit : « C’est là que je descends » en nous saluant.

Elle déclara à Samson, qui lui avait demandé son nom, qu’elle s’appelait Roisin (un nom irlandais), qu’elle était anglaise et avait 62 ans. Elle touchait souvent le bras de Samson et lui parlait de la vie en général. Il lui répondit quelque chose comme : « Je sais que toute souffrance est passagère. »  Elle lui fit remarquer qu’il était sensé pour son âge, ce qui est vrai.

Bien qu’on ne puisse plus demander à Benjamin Creme de la confirmer, je pense que j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une rencontre spéciale dès qu’elle a dit : « Tout va bien se passer » car j’avais lu la veille dans le tome II de La Mission de Maitreya, que c’était ce genre de phrase que Maitreya pouvait prononcer. Elle affirma que, tous les soirs avant de se mettre au lit, elle s’efforce à penser aux actions positives qu’elle a réalisées au cours de la journée et aussi aux dix actions négatives. Je répondis que cela me semblait difficile de penser aux dix actions positives de la journée, alors elle répliqua qu’il pouvait s’agir de petites choses comme : je me suis levée de bonne humeur, je me suis vêtue avec soin, j’ai mangé de la nourriture saine, j’ai eu de la sympathie pour quelqu’un, etc. Samson et moi fûmes très motivés. Les jours suivants,  j’étais encore imprégnée par cette rencontre. J’ai lu le tome II de La Mission de Maitreya il y a quelques semaines et La Psychologie ésotérique d’Alice Bailey et cette rencontre m’a encouragée.

E. McM., Brisbane, Australie




Home Voir c’est croire

Alors que j’étais occupée à préparer une conférence intitulée Signes des temps, j’étais aveugle au miracle qui se produisait sous mes yeux ! Ma belle-fille m’offrit comme cadeau d’anniversaire une photo de mon mari et moi entourés de nos trois petits enfants avec qui nous avons des liens étroits. J’étais ravie de cette photo car je prends rarement de photos ; elle irradiait une si belle atmosphère.

La photo était encadrée et recouverte d’un verre. Un jour je fus surprise de voir une grande trace grise derrière le verre, juste sur mon centre ajna et l’arête du nez. Je pensai immédiatement que c’était de la vibhuti (cendre sacrée), idée que je rejetai tout de suite. Mais chaque fois que je passai devant la photo, j’étais gênée par cette trace grise sur mon front et mon nez, bien que cela m’ait ravie quelques jours plus tôt !

Un matin, j’en eus assez de cette tache, je saisis la photo pour voir s’il s’agissait bien de vibhuti. Je montrai la photo à mon mari et lui demandai de retirer le verre. Nous vîmes alors qu’il s’agissait vraiment de vibhuti mais elle disparut soudainement.

Combien de fois cela nous arrive-t-il d’avoir une connaissance intuitive que notre esprit rationnel rejette ? Combien de fois recevons-nous de l’aide sans le reconnaître ? A quel point nos « aides » sont proches de nous sans que nous nous en rendions pas compte ?

Quelques semaines plus tard, le miracle se reproduisit mais cette fois sur le centre ajna de notre petit fils de trois ans.

M. o.t. N., Bilthoven, Pays-Bas




Home Musique de l’âme

Le 19 février 2003, nous étions à Vienne, et en sortant d’une horlogerie le son d’une flûte nous toucha profondément. Vers le milieu de la rue marchande du Graben, un joueur de flûte, assis, jouait l’air de la bande sonore du film 1492, La Conquête du Paradis, nous bouleversant si profondément et répandant une atmosphère de paix alentour. Devant lui, était assis un petit chien noir vêtu d’un paletot et lorsque nous nous penchâmes pour mettre de l’argent dans sa sébile nous fûmes surpris de constater qu’il s’agissait d’un véritable chien.

De retour chez nous, nous pensions toujours à ce joueur de flûte et son petit chien noir qui touchait le cœur des passants et nous nous demandâmes qui il était.

M. S., Weiz, Autriche

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « joueur de flûte » était Maitreya.


Home Epoux de longue date

Le 28 septembre 2017 au soir, en rentrant chez nous, mon mari et moi eûmes une conversation agréable avec un Surinamais à l’arrêt de tram. Je fus poussée à engager la conversation avec lui. Et aussitôt il déclara qu’il avait remarqué le véritable amour de notre couple. « Je le vois. Je le sais. Je l’ai vu dès que je vous ai vus. » Nous répondîmes que c’était vrai. Nous sommes ensemble depuis 41 ans. Nous étions déjà ensemble dans des vies antérieures et nous sommes heureux ensemble. « Oui, oui, je l’ai vu. » Il zézayait et était vif et plein de gaîté ce qui le rendait vraiment charmant.» Vous êtes indissociables. C’est ça le véritable amour. C’est rare à notre époque. La plupart des couples mettent fin à leur relation beaucoup trop tôt. C’est rare de nos jours. »

Justement ce matin-là, j’avais évoqué l’idée de renouveler nos vœux de mariage mais j’avais réalisé en fait que nous le faisions chaque jour spontanément. Nous nous étions dit hier, par exemple, que nous nous apprécions beaucoup l’un l’autre et que nous étions reconnaissants d’avoir été réunis, etc. Il répondit que c’était Dieu qui nous avait réunis ; et que même si l’un de nous mourait nous serions toujours ensemble. Si l’un de nous deux mourait le premier, l’autre le suivrait peu après.

Nous lui serrâmes la main et lui souhaitâmes beaucoup d’amour dans sa vie et dans son mariage datant de 23 ans. Il nous souhaita amour et bonheur.

Nom et adresse non communiqués




Home Compagnon de voyage

Les deux lettres suivantes sont de la même personne :

[1] En février 2002, sur mon trajet de retour de la méditation de transmission, un Noir très élégant vint s’asseoir à côté de moi. Je ressentis de hautes vibrations et lui jetai un coup d’œil. Il regardait, dans la direction opposée, le train qui arrivait. Ses cheveux et sa peau semblait irradier une pureté éclatante. Cette impression disparut quand il m’adressa la parole dans un anglais parfait. Le train s’arrêta et il m’invita à monter avec une élégance exquise. Au cours de la conversation qui suivit il me demanda quelle était ma pratique spirituelle. Il souligna l’importance de la quête de la vérité pour soi-même dans tous les enseignements. Avant de descendre je lui demandai quel enseignement il suivait. Il fit une pause pour réfléchir, puis, avec un sourire, il répondit : « Je suis un étudiant de la vie. »

[2] Récemment, je suis allée visiter l’exposition Rembrandt’s Women à l’Académie royale. A l’aller, je vis une jeune et belle femme afghane debout dans le métro, tenant contre elle un bébé endormi d’environ 18 mois, une pièce d’étoffe verte le maintenant contre sa mère. Elle était vêtue d’un costume richement brodé et son bébé d’un gilet rouge brodé de fils d’or. Elle était chaussée de sandales en plastique décorée d’or. Elle me fit une forte impression. Lors de mon trajet de retour, j’attendais sur le quai bondé lorsqu’une rame surchargée arriva. Les portes s’ouvrirent, et parmi les nombreux passagers, cette même femme en descendit, ayant toujours contre elle son bébé endormi et portant les mêmes vêtements et ses sandales en plastique. Pourriez-vous me dire [1] qui était l’homme du train et [2] qui étaient la mère et le bébé ?

S. P., Forest Row, E. Sussex, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que [1] l’homme du train était Maitreya et [2] la mère était Maitreya et le bébé le Maître Jésus.


Home Un rêve

Je voudrais vous faire part d’un rêve qui m’a donné un sérieux coup de pouce, et je pense qu’il concerne l’aube d’une nouvelle ère qui suivra le Jour de Déclaration. Un matin d’août 2017, au réveil, ce rêve est resté gravé dans ma mémoire. L’homme avait la même apparence que celui que j’avais rencontré il y a quelques années dans un parc alors que je faisais connaître l’information sur la Réapparition : c’était un homme jeune aux cheveux longs bruns foncés portant un jean et un t-shirt violet.

Dans mon rêve, je savais que c’était Maitreya. Il me demanda si je voulais bien aller travailler en Afrique du Sud. Je lui répondis oui et il me demanda si j’accepterais de partir même si je ne reverrais plus Nala, l’un de nos deux chiens. J’acquiesçai à nouveau. Maitreya alla s’asseoir sur un banc un peu plus loin, je le suivis et m’assis sur le sol près du banc.

M. M., Barcelone, Espagne




Home Guide de nuit

En novembre 2002, l’un des membres de mon groupe de méditation me demanda de l’accompagner en voiture jusqu’à sa station de bus. Sur le trajet de retour, je m’égarai. Il était 22 h 15, la nuit était très sombre et il pleuvait fort. Je remarquai que je n’étais pas sur la bonne route pour rentrer chez moi et bifurquai vers le parking d’un lotissement. Je sortis de mon véhicule pour chercher de l’aide. Je vis alors une voiture avec la vitre baissée. Je demandai à l’homme assis au volant s’il pouvait m’indiquer la direction pour Ladbroke Grove. Il essaya de m’expliquer mais je ne comprenais pas bien. Remarquant cela, il décida de me montrer le chemin en me précédant en voiture. Puis il arrêta son véhicule, me permit de le doubler, me salua de la main et fit demi-tour. Qui était-il ?

C. S., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme dans la voiture était Maitreya.


Home Hautes énergies

Au cours de l’automne 1993, j’étais en tournée comme chanteuse dans La flûte enchantée. Dès notre arrivée à York, nous nous sommes rendus, quelques camarades chanteurs et moi, à la cathédrale d’York. En entrant, je ressentis un choc presque physique et fondis en larmes. Une collègue me déclara avoir eu aussi la même sensation. Par la suite, j’ai lu dans Share International qu’une source curative avait été activée dans la région d’York mais qu’elle n’avait pas encore été découverte. Qu’est-ce qui a provoqué cette réaction ?

A. P., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction de Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Documentaire We The People 2.0

Pour une démocratie réelle

Par Mary Beth Steisslinger
Source : wethepeople2.film ; celdf.org

Stimulant et opportun, le documentaire Nous le Peuple 2.0 décrit les luttes menées à travers tous les Etats-Unis contre la fracturation hydraulique, les oléoducs et autres nuisances industrielles. En effet, bien des communautés dénoncent ces lois qui placent les droits des entreprises au-dessus de ceux des citoyens, des communautés et de la nature. Le film présente un modèle inattendu de démocratie citoyenne, issu d’un petit cabinet juridique rural de Pennsylvanie fondé en 1995, et devenu célèbre sous le nom d’Organisation pour la défense juridique de l’environnement des communautés (CELDF).

Le titre du film se réfère au préambule de la Constitution des Etats-Unis : « Nous, le Peuple des Etats-Unis, en vue de former une Union plus parfaite […] ». Le « 2.0 » qui suit renvoie à la « Seconde révolution américaine », selon les termes du documentaire, contre le pouvoir des entreprises, permettant aux citoyens de se réapproprier la démocratie.

Le CELDF joue un rôle central dans le film. A ses débuts, il s’évertuait à dénicher des vices de forme dans les « permis de polluer » qui autorisent les entreprises à déverser légalement sur les communautés toutes sortes de rejets industriels. Le ministère de l’Environnement de Pennsylvanie annulait alors ces permis et les communautés célébraient ce qu’elles prenaient pour des victoires.

Malheureusement, les entreprises se contentaient de corriger les vices de forme avant de renouveler leurs demandes d’autorisation de polluer, et, cette fois, le CELDF ne pouvant plus rien contre elles. Les Etats légalisent des activités telles que la fracturation hydraulique, l’exploitation de mines, la privatisation de l’eau, ou encore les fermes industrielles, et les communautés sont légalement dans l’interdiction de s’opposer à ces « nuisances acceptables ».

L’équipe du petit cabinet juridique se rendit alors compte que le système était tout simplement conçu pour permettre, réguler et autoriser des activités industrielles destructrices. Quel que soit l’objet du litige, les protestations, pétitions et poursuites sont toutes utiles, mais s’avèrent impuissantes à empêcher les entreprises de nuire sur le long terme. Elles ne peuvent que retarder les dégâts. Et cela, tout simplement parce que les entreprises jouissent de plus de droits que les communautés.

Droits des communautés et droits de la nature

A partir de 1998, le CELDF se mit à revendiquer pour toutes les communautés de Pennsylvanie le droit de se gouverner. A cette fin, il élabora des projets de lois combattant les fermes industrielles, ainsi que le droit d’utiliser le lisier non traité pour « l’amendement » des sols. Depuis, sous la bannière du Droit des communautés du CELDF, presque 200 municipalités petites ou grandes ont voté de nombreuses lois à travers tous les Etats-Unis. Ces lois parviennent à contrôler localement et démocratiquement les entreprises, car elles contournent la Clause sur le commerce de la Constitution fédérale. Cette clause régule les dommages causés par les entreprises sans les empêcher. Ces dispositions juridiques innovantes ont renforcé la démocratie aussi bien à l’étranger qu’aux Etats-Unis, car la Colombie, l’Equateur et l’Inde s’en sont inspirés pour protéger légalement leurs communautés et leurs systèmes écologiques.

La stratégie du CELDF promeut des droits plutôt qu’une régulation environnementale ; autrement dit, elle construit plutôt qu’elle ne combat. Cela a permis au peuple de s’opposer avec succès à des lois que l’on croyait immuables, enracinées qu’elles étaient dans la Constitution des Etats-Unis – tout comme le Mouvement des droits civiques s’était opposé à la ségrégation légale dans les années 1960.

A présent, les exemples abondent de grosses entreprises et de lois fédérales mises en échec par les citoyens ordinaires au moyen des stratégies du Droit des Communautés et du Droit de la Nature. Cela va de la limitation à 100 dollars des dons électoraux des entreprises à Youngstown, dans l’Ohio, jusqu’à l’inversion de la conception traditionnelle de la Nature en tant que propriété par la Cour constitutionnelle de Colombie qui a conféré au fleuve Atrato les droits d’une entité, en passant par l’interdiction de la fracturation hydraulique à Eagleford (Texas), ou bien l’attribution par une cour indienne de la dignité de personne aux glaciers et aux écosystèmes, la reconnaissance par la Constitution de l’Equateur des Droits de la nature, ou encore la résolution votée à l’unanimité par le Conseil des citoyens de Santa Monica (Californie) conférant des droits à l’Environnement. Et la résistance ne cesse de s’amplifier.

Les Lois communautaires de Pittsburgh

C’est l’une des capitales mondiales historiques des combustibles fossiles qui s’est révélée l’une des plus ardentes partisanes du Droit des communautés du CELDF.

En effet, il y a quelques années, une horde de compagnies pétrolières, investissant massivement dans la fracturation hydraulique, s’apprêtait à développer des dizaines de sites dans les environs de Pittsburgh (Pennsylvanie), avec l’intention d’installer leurs sièges dans l’ancienne capitale du charbon, du pétrole et de l’acier. Pour ces compagnies, le réveil allait s’avérer brutal.

Conseillés par un groupe appelé Marcellus Protest (dont les membres, spécialistes des pollutions de l’air et de l’eau induites par la fracturation hydraulique, venaient de suivre un stage de deux jours de stratégie juridique à l’Ecole de démocratie du CELDF), le Conseil municipal de Pittsburgh réussit à empêcher la fracturation hydraulique sur tout le territoire communal par le moyen inédit d’une « ordonnance techniquement illégale » votée à l’unanimité.

Bien que s’opposant aux lois acceptées historiquement de la Constitution de Pennsylvanie autant que de l’Etat fédéral, l’ordonnance accorde en pratique aux citoyens de Pittsburgh le droit de décider quelles pratiques industrielles ils acceptent ou non dans leur ville.

Comme l’explique Nous le Peuple 2.0, l’ordonnance est jugée « illégale » parce que la Constitution des Etats-Unis, à travers la Clause du commerce, a historiquement protégé le commerce pour le développer, en plaçant les intérêts des entreprises au- dessus de tout. Il s’ensuit qu’une municipalité ne peut jamais dire non à une entreprise au commerce légitime, son seul pouvoir est de désigner le secteur sur lequel pourront s’installer les entreprises qu’elle estime dangereuses, qu’il s’agisse de centrales électriques, de décharges toxiques, d’industrie lourde, d’oléoducs, d’agriculture ou d’élevage intensifs, etc.

L’initiative de Pittsburgh prend toute son importance dans le contexte élargi du changement climatique mondial, de la collusion entre gouvernement et entreprises privés, et de la destruction de l’environnement, car le décor est désormais planté pour l’acte II de cette bataille toujours en cours. En effet, de gros intérêts dans les combustibles fossiles convoitent à présent une région située à l’ouest de la Pennsylvanie, en aval de Pittsburgh mais contre le vent, afin d’y installer le plus vaste complexe pétrochimique des Etats-Unis, gratifiant ainsi Pittsburgh de l’air le plus pollué du pays.

Que ce soit au niveau cantonal ou de l’Etat, les politiciens des deux partis qualifient ce complexe, dont la construction a commencé, de coup de maître économique. Dans l’Ohio, de nombreux politiciens font de la promotion pour installer quatre usines supplémentaires qui utiliseraient des combustibles fossiles afin de préparer des produits toxiques qui auraient un effet dévastateur sur les communautés humaines et sur l’environnement dans toute la vallée du fleuve Ohio.

Il est crucial que les communautés réalisent qu’une autre voie est possible, une économie durable basée sur les énergies renouvelables. Subissant les assauts néfastes des entreprises, les communautés de la région de Pittsburgh et d’autres régions de par le monde se sont tournées vers les options basées sur leurs droits. Et montrer le film Nous le Peuple 2.0 à des gens menacés par l’implantation d’usines est peut-être un moyen efficace d’engager une discussion sur la sorte de démocratie dans laquelle nous voulons vivre

Création d’un Mouvement pour les droits des gens

Selon le CELDF, un tel mouvement implique quatre conditions :

– L’effort collectif de nombreuses personnes

– Cesser de mendier des réformes, et exercer sans compromis le pouvoir des communautés

– Poursuivre inflexiblement l’objectif de garantir et de faire respecter les droits fondamentaux

– Mettre un terme à la violation systématique de ces mêmes droits

Comme ces idéaux de démocratie communautaire et d’auto-détermination des citoyens sont aussi revendiqués par les gouvernements démocratiques, mais presque jamais appliqués dans la réalité, le CELDF déploie aux Etats-Unis et dans le monde les stratégies suivantes :

– Etape 1 : Cesser les menaces [contre les entreprises] et aider à construire des mouvements d’action communautaire à partir de la base en établissant des Ecoles de Démocratie utilisant l’approche historique afin d’expliquer pourquoi le système est faussé et comment le réparer par l’enseignement des Droits communautaires, et par l’organisation et l’élaboration d’une législation locale. Le CELDF fournit des services juridiques gratuits et continue ensuite à travailler avec les communautés en soutenant la mise en œuvre de leurs politiques.

– Etape 2 : Rassembler les communautés dans des coalitions pour obtenir des changements à l’échelle des différents Etats [des E-U]. Ainsi, le CELDF a aidé à former plusieurs coalitions indépendantes en Pennsylvanie, New Hampshire, Ohio, Colorado, Nouveau Mexique, Washington et Oregon, et maintenant ces Etats collaborent pour induire des changements au niveau fédéral, si bien qu’une Convention de Réforme constitutionnelle est envisagée.

– Etape 3 : Utiliser ce modèle pour promouvoir les Droits des communautés et les Droits de la nature à l’international : le CELDF a ainsi aidé l’Equateur à inscrire les Droits de la nature dans sa constitution, et travaille actuellement dans plusieurs autres pays, dont l’Inde, le Népal, l’Australie et l’Union européenne.




Home Documentaire We The People 2.0

Pour une démocratie réelle [Extraits]

Par Mary Beth Steisslinger
Source : wethepeople2.film ; celdf.org

Stimulant et opportun, le documentaire Nous le Peuple 2.0 décrit les luttes menées à travers tous les Etats-Unis contre la fracturation hydraulique, les oléoducs et autres nuisances industrielles. En effet, bien des communautés dénoncent ces lois qui placent les droits des entreprises au-dessus de ceux des citoyens, des communautés et de la nature. Le film présente un modèle inattendu de démocratie citoyenne, issu d’un petit cabinet juridique rural de Pennsylvanie fondé en 1995, et devenu célèbre sous le nom d’Organisation pour la défense juridique de l’environnement des communautés (CELDF).

Le titre du film se réfère au préambule de la Constitution des Etats-Unis : « Nous, le Peuple des Etats-Unis, en vue de former une Union plus parfaite […] ». Le « 2.0 » qui suit renvoie à la « Seconde révolution américaine », selon les termes du documentaire, contre le pouvoir des entreprises, permettant aux citoyens de se réapproprier la démocratie.

Le CELDF joue un rôle central dans le film. A ses débuts, il s’évertuait à dénicher des vices de forme dans les « permis de polluer » qui autorisent les entreprises à déverser légalement sur les communautés toutes sortes de rejets industriels. Le ministère de l’Environnement de Pennsylvanie annulait alors ces permis et les communautés célébraient ce qu’elles prenaient pour des victoires.

Malheureusement, les entreprises se contentaient de corriger les vices de forme avant de renouveler leurs demandes d’autorisation de polluer, et, cette fois, le CELDF ne pouvant plus rien contre elles. Les Etats légalisent des activités telles que la fracturation hydraulique, l’exploitation de mines, la privatisation de l’eau, ou encore les fermes industrielles, et les communautés sont légalement dans l’interdiction de s’opposer à ces « nuisances acceptables ».

L’équipe du petit cabinet juridique se rendit alors compte que le système était tout simplement conçu pour permettre, réguler et autoriser des activités industrielles destructrices. Quel que soit l’objet du litige, les protestations, pétitions et poursuites sont toutes utiles, mais s’avèrent impuissantes à empêcher les entreprises de nuire sur le long terme. Elles ne peuvent que retarder les dégâts. Et cela, tout simplement parce que les entreprises jouissent de plus de droits que les communautés.

Droits des communautés et droits de la nature

A partir de 1998, le CELDF se mit à revendiquer pour toutes les communautés de Pennsylvanie le droit de se gouverner. A cette fin, il élabora des projets de lois combattant les fermes industrielles, ainsi que le droit d’utiliser le lisier non traité pour « l’amendement » des sols. Depuis, sous la bannière du Droit des communautés du CELDF, presque 200 municipalités petites ou grandes ont voté de nombreuses lois à travers tous les Etats-Unis. Ces lois parviennent à contrôler localement et démocratiquement les entreprises, car elles contournent la Clause sur le commerce de la Constitution fédérale. Cette clause régule les dommages causés par les entreprises sans les empêcher. Ces dispositions juridiques innovantes ont renforcé la démocratie aussi bien à l’étranger qu’aux Etats-Unis, car la Colombie, l’Equateur et l’Inde s’en sont inspirés pour protéger légalement leurs communautés et leurs systèmes écologiques.

La stratégie du CELDF promeut des droits plutôt qu’une régulation environnementale ; autrement dit, elle construit plutôt qu’elle ne combat. Cela a permis au peuple de s’opposer avec succès à des lois que l’on croyait immuables, enracinées qu’elles étaient dans la Constitution des Etats-Unis – tout comme le Mouvement des droits civiques s’était opposé à la ségrégation légale dans les années 1960.

A présent, les exemples abondent de grosses entreprises et de lois fédérales mises en échec par les citoyens ordinaires au moyen des stratégies du Droit des Communautés et du Droit de la Nature. Cela va de la limitation à 100 dollars des dons électoraux des entreprises à Youngstown, dans l’Ohio, jusqu’à l’inversion de la conception traditionnelle de la Nature en tant que propriété par la Cour constitutionnelle de Colombie qui a conféré au fleuve Atrato les droits d’une entité, en passant par l’interdiction de la fracturation hydraulique à Eagleford (Texas), ou bien l’attribution par une cour indienne de la dignité de personne aux glaciers et aux écosystèmes, la reconnaissance par la Constitution de l’Equateur des Droits de la nature, ou encore la résolution votée à l’unanimité par le Conseil des citoyens de Santa Monica (Californie) conférant des droits à l’Environnement. Et la résistance ne cesse de s’amplifier.

...

Il est crucial que les communautés réalisent qu’une autre voie est possible, une économie durable basée sur les énergies renouvelables. Subissant les assauts néfastes des entreprises, les communautés de la région de Pittsburgh et d’autres régions de par le monde se sont tournées vers les options basées sur leurs droits. Et montrer le film Nous le Peuple 2.0 à des gens menacés par l’implantation d’usines est peut-être un moyen efficace d’engager une discussion sur la sorte de démocratie dans laquelle nous voulons vivre

Création d’un Mouvement pour les droits des gens

Selon le CELDF, un tel mouvement implique quatre conditions :

– L’effort collectif de nombreuses personnes

– Cesser de mendier des réformes, et exercer sans compromis le pouvoir des communautés

– Poursuivre inflexiblement l’objectif de garantir et de faire respecter les droits fondamentaux

– Mettre un terme à la violation systématique de ces mêmes droits

Comme ces idéaux de démocratie communautaire et d’auto-détermination des citoyens sont aussi revendiqués par les gouvernements démocratiques, mais presque jamais appliqués dans la réalité, le CELDF déploie aux Etats-Unis et dans le monde les stratégies suivantes :

– Etape 1 : Cesser les menaces [contre les entreprises] et aider à construire des mouvements d’action communautaire à partir de la base en établissant des Ecoles de Démocratie utilisant l’approche historique afin d’expliquer pourquoi le système est faussé et comment le réparer par l’enseignement des Droits communautaires, et par l’organisation et l’élaboration d’une législation locale. Le CELDF fournit des services juridiques gratuits et continue ensuite à travailler avec les communautés en soutenant la mise en œuvre de leurs politiques.

– Etape 2 : Rassembler les communautés dans des coalitions pour obtenir des changements à l’échelle des différents Etats [des E-U]. Ainsi, le CELDF a aidé à former plusieurs coalitions indépendantes en Pennsylvanie, New Hampshire, Ohio, Colorado, Nouveau Mexique, Washington et Oregon, et maintenant ces Etats collaborent pour induire des changements au niveau fédéral, si bien qu’une Convention de Réforme constitutionnelle est envisagée.

– Etape 3 : Utiliser ce modèle pour promouvoir les Droits des communautés et les Droits de la nature à l’international : le CELDF a ainsi aidé l’Equateur à inscrire les Droits de la nature dans sa constitution, et travaille actuellement dans plusieurs autres pays, dont l’Inde, le Népal, l’Australie et l’Union européenne.





Entretien

Home La compassion plutôt que la haine [Extraits]

Interview de Antony McAleer Par Jason Francis

Life After Hate1 est une organisation à but non lucratif basée à Chicago, fondée en 2011 par d’anciens membres de mouvements violents d’extrême-droite aux Etats-Unis. Le groupe aide les membres encore engagés dans des mouvements extrémistes qui souhaitent abandonner la violence et la haine à se tourner vers la compassion et le pardon. En outre, Life After Hate travaille avec des communautés et des organisations éducatives et gouvernementales qui veulent comprendre et s’attaquer aux causes de l’extrémisme. Antony McAleer est cofondateur et président de Life After Hate. Après avoir plongé dans la violence de l’extrémisme notamment en tant qu’organisateur du groupe suprémaciste WAR (White Aryan Resistance2), il a quitté ce mouvement et a changé de vie après avoir entrepris un cheminement spirituel. Jason Francis a interviewé Antony McAleer pour Partage international.

Partage international : Comment vous êtes-vous engagé dans l’extrémisme violent ?
Antony McAleer : Ce fut une immersion lente. Je ne me suis pas dit : « Je vais m’engager dans ce groupe extrémiste. Je vais m’intéresser à ce groupe qui discute de manière critique de l’immigration. » J’étais juste de plus en plus exposé à cette idéologie et à des gens qui faisaient écho en moi.

PI. Comment les mouvements violents d’extrême droite ciblent-ils et recrutent-ils leurs membres et quelles sont les personnes les plus vulnérables à leur message ?
AM. Ils tirent souvent parti des circonstances. Par exemple, en ce moment, ils iraient à des expositions-ventes d’armes à feu. Il y a aussi un phénomène plus récent qui s’appuie davantage sur Internet. Il est plus facile de recruter via les réseaux sociaux.
Mais le noyau de l’extrémisme violent n’est pas vraiment basé sur l’idéologie. Il réside dans la honte toxique la conviction à propos de nous-mêmes que nous ne sommes pas assez biens, assez intelligents ou pas dignes d’être aimé – qui se développe souvent en famille, à l’école et à l’église. Cela crée un vide, un désir d’identité et de sens, d’appartenance et de communauté. Quel est l’opposé de la honte ? C’est la fierté. Ces mouvements sont donc souvent une hyper-expression de fierté parce que la personne en manque et porte cette honte en elle. Les moteurs psychologiques profonds créent ces vulnérabilités que ces idéologies peuvent exploiter.

Une expérience de connexion

PI. Pourriez-vous nous parler du cheminement spirituel que vous avez entrepris et qui vous a poussé à quitter ces groupes haineux auxquels vous étiez associés et à entamer une vie de compassion et de pardon ?
AM. C’est ce qu’on appelle le désengagement. Je m’étais éloigné de ce mouvement et m’étais désengagé, mais je ne m’étais pas occupé de ce qui l’avait rendu si attrayant. La première partie de ce voyage spirituel a résulté de l’impact que mes deux enfants ont eu sur moi. Mes enfants (tout comme la compassion) m’ont tendu un miroir et m’ont permis de voir le reflet de ma propre humanité quand je ne pouvais pas la voir seul.
Ayant une approche technique dans ma réflexion, c’est par la physique quantique que j’ai pu m’ouvrir à la dimension spirituelle. J’ai commencé par explorer la physique quantique, les connexions, la spiritualité et la psychologie et j’ai participé à de nombreux ateliers de développement personnel. J’ai commencé à faire des exercices où vous faites l’expérience d’un lien avec les personnes et les choses, et à travailler avec l’énergie d’une manière que je n’avais jamais imaginée auparavant et dont j’avais encore moins fait l’expérience.
Le fondement de ces idéologies extrémistes de la séparation est le mensonge que nous entretenons sur nous-mêmes de nous croire séparés et déconnectés de tout et de tout le monde et que nous sommes seuls. En faisant une expérience de connexion à ce niveau plus profond la compassion en est une façon, mais il y en a beaucoup d’autres – nous comprenons que nous sommes tous connectés et le fondement de cette idéologie, la croyance que nous sommes tous séparés, s’effondre. Il y a aussi eu mon initiation à la méditation lors d’une retraite de méditation Vipassana – dix jours de méditation poussée sans lecture ni écriture. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Ce fut aussi une expérience profonde pour moi.

La vie après la haine

PI. Qu’est-ce qui vous a inspiré à cofonder Life After Hate ?
AM. Au début de ma recherche pour me découvrir et comprendre qui j’étais, j’avais peur de m’exprimer publiquement de quelque manière que ce soit. Je craignais pour ma carrière, mes amis et mon cercle social. En explorant, entre autres, la nature de la réalité et mon rôle, la raison de ma présence ici, et en apprenant le pardon et la compassion envers moi, j’ai aussi développé un sens des responsabilités. C’était ma façon d’être responsable des actes que j’avais commis. C’était une purification pour moi.
Après un certain temps, je me suis senti obligé de le faire savoir autour de moi. J’avançais lentement, je devenais vulnérable et je prenais des risques. J’ai trouvé que la réalité ne correspondait pas aux attentes de la partie craintive en moi. Chaque pas que j’ai fait sur ce chemin a enrichi et amélioré ma vie. D’une certaine manière, je ne peux pas revenir en arrière parce que je me consacre à améliorer et à enrichir ma vie dans un sens spirituel. Cela signifie s’ouvrir et être vulnérable, partager mes expériences afin que les autres puissent apprendre d’elles. Je peux aider les gens qui sont dans la situation où j’étais auparavant. Ma mission dans cette vie est d’inspirer les gens vers la compassion et le pardon pour eux-mêmes et pour tous.

PI. Qu’est-ce qui conduit un membre des mouvements extrémistes à Life After Hate ?
AM. Les pensées de doute. La réalité ne s’accorde pas au fantasme. La lune de miel se termine. Nous nous engageons pour obtenir une identité, être accepté et approuvé, mais nous n’obtenons pas toujours ces choses. Pendant la période où j’étais dans le mouvement, je me souviens que la vie était comme nager à contre-courant. Tout était une lutte. Il faut énormément d’énergie pour être tellement en colère tout le temps. Pendant les quinze ans passés dans le mouvement, je n’arrive pas à me rappeler d’une seule personne régulièrement joyeuse parmi les gens qui m’entouraient. Il ne vous est plus possible d’avoir une relation personnelle équilibrée lorsque vous investissez votre temps dans ces mouvements. Vos relations se détériorent. Tous les aspects de votre vie se détériorent à des degrés divers.
La question qui m’a brisé et fait fondre en larmes est venue du film American History X. Le professeur d’histoire afro-américain visite le personnage nommé Derek en prison et lui demande s’il a fait ne serait-ce qu’une chose qui ait rendu sa vie meilleure. Et Derek s’effondre en pleurs et secoue la tête : « Non ». Ce passage du film a été une catharsis pour moi et j’ai craqué aussi parce que rien de ce que je faisais dans ma vie ne la rendait meilleure. J’étais fatigué de cette lutte.

...

PI. Pourriez-vous parler du processus éducatif de Life After Hate pour aider les communautés à comprendre et à traiter les causes de l’extrémisme violent ?
AM. Nous partageons notre expérience avec les communautés qui luttent avec ce problème. Il y a un certain nombre de points sur lesquels ces groupes prospèrent, comme la confrontation et la violence, et d’autres qu’ils n’aiment pas. Il y a des pièges courants à éviter. Nous essayons d’éduquer les communautés à ce sujet, en leur montrant comment devenir plus résilient et comment priver ces groupes du terreau sur lequel ils prospèrent.

...

PI. Comment la société peut-elle, selon vous, mieux encourager un sens d’unité et d’appartenance ainsi que promouvoir le sens et l’estime de soi dans la vie des jeunes, afin qu’ils ne tombent pas dans le piège de la violence, de l’extrémisme et des identités tribales ?
AM. Nous devons retourner à la compassion. Nous devons observer sur quoi nous portons des jugements. Tant que nous serons prêts à déshumaniser quelqu’un pour une raison quelconque, nous ne serons jamais en paix. Une des choses les plus difficiles est d’éprouver de la compassion pour quelqu’un qui n’en a pas, mais ce sont ces personnes qui en ont le plus besoin. Et nous devons être plus conscients des jeunes qui échappent au système.
Nous avons reçu un mail d’une mère il y a quelques semaines qui est très révélateur. Elle a dit : « Mon fils a 18 ans et il a le syndrome d’Asperger. Il est plongé dans cette propagande nationaliste blanche. » Ce qui lui faisait le plus peur, comme elle a dit, c’était que « cette communauté a adopté et a accepté mon fils d’une manière que personne n’a jamais eue dans toute sa vie ».
Nous parlons vraiment de facteurs psychologiques profonds. Je crois que cet enfant serait prêt à croire n’importe quoi pour être accepté, approuvé et avoir des amis. Nous devons donc examiner comment nous traitons les personnes qui sont un peu différentes, comme la façon dont les enfants peuvent en marginaliser d’autres à l’école. Si nous pouvons créer un environnement où ils ne se sentent pas marginalisés et exclus, nous pouvons empêcher que cela se produise.

1. La vie après la haine.
2. Résistance aryenne blanche (war en anglais signifie guerre).


Pour plus d’informations : lifeafterhate.org




Home La compassion plutôt que la haine [Version complète]

Interview de Antony McAleer Par Jason Francis

Life After Hate1 est une organisation à but non lucratif basée à Chicago, fondée en 2011 par d’anciens membres de mouvements violents d’extrême-droite aux Etats-Unis. Le groupe aide les membres encore engagés dans des mouvements extrémistes qui souhaitent abandonner la violence et la haine à se tourner vers la compassion et le pardon. En outre, Life After Hate travaille avec des communautés et des organisations éducatives et gouvernementales qui veulent comprendre et s’attaquer aux causes de l’extrémisme. Antony McAleer est cofondateur et président de Life After Hate. Après avoir plongé dans la violence de l’extrémisme notamment en tant qu’organisateur du groupe suprémaciste WAR (White Aryan Resistance2), il a quitté ce mouvement et a changé de vie après avoir entrepris un cheminement spirituel. Jason Francis a interviewé Antony McAleer pour Partage international.

Partage international : Comment vous êtes-vous engagé dans l’extrémisme violent ?
Antony McAleer : Ce fut une immersion lente. Je ne me suis pas dit : « Je vais m’engager dans ce groupe extrémiste. Je vais m’intéresser à ce groupe qui discute de manière critique de l’immigration. » J’étais juste de plus en plus exposé à cette idéologie et à des gens qui faisaient écho en moi.

PI. Comment les mouvements violents d’extrême droite ciblent-ils et recrutent-ils leurs membres et quelles sont les personnes les plus vulnérables à leur message ?
AM. Ils tirent souvent parti des circonstances. Par exemple, en ce moment, ils iraient à des expositions-ventes d’armes à feu. Il y a aussi un phénomène plus récent qui s’appuie davantage sur Internet. Il est plus facile de recruter via les réseaux sociaux.
Mais le noyau de l’extrémisme violent n’est pas vraiment basé sur l’idéologie. Il réside dans la honte toxique la conviction à propos de nous-mêmes que nous ne sommes pas assez biens, assez intelligents ou pas dignes d’être aimé – qui se développe souvent en famille, à l’école et à l’église. Cela crée un vide, un désir d’identité et de sens, d’appartenance et de communauté. Quel est l’opposé de la honte ? C’est la fierté. Ces mouvements sont donc souvent une hyper-expression de fierté parce que la personne en manque et porte cette honte en elle. Les moteurs psychologiques profonds créent ces vulnérabilités que ces idéologies peuvent exploiter.

Une expérience de connexion

PI. Pourriez-vous nous parler du cheminement spirituel que vous avez entrepris et qui vous a poussé à quitter ces groupes haineux auxquels vous étiez associés et à entamer une vie de compassion et de pardon ?
AM. C’est ce qu’on appelle le désengagement. Je m’étais éloigné de ce mouvement et m’étais désengagé, mais je ne m’étais pas occupé de ce qui l’avait rendu si attrayant. La première partie de ce voyage spirituel a résulté de l’impact que mes deux enfants ont eu sur moi. Mes enfants (tout comme la compassion) m’ont tendu un miroir et m’ont permis de voir le reflet de ma propre humanité quand je ne pouvais pas la voir seul.
Ayant une approche technique dans ma réflexion, c’est par la physique quantique que j’ai pu m’ouvrir à la dimension spirituelle. J’ai commencé par explorer la physique quantique, les connexions, la spiritualité et la psychologie et j’ai participé à de nombreux ateliers de développement personnel. J’ai commencé à faire des exercices où vous faites l’expérience d’un lien avec les personnes et les choses, et à travailler avec l’énergie d’une manière que je n’avais jamais imaginée auparavant et dont j’avais encore moins fait l’expérience.
Le fondement de ces idéologies extrémistes de la séparation est le mensonge que nous entretenons sur nous-mêmes de nous croire séparés et déconnectés de tout et de tout le monde et que nous sommes seuls. En faisant une expérience de connexion à ce niveau plus profond la compassion en est une façon, mais il y en a beaucoup d’autres – nous comprenons que nous sommes tous connectés et le fondement de cette idéologie, la croyance que nous sommes tous séparés, s’effondre. Il y a aussi eu mon initiation à la méditation lors d’une retraite de méditation Vipassana – dix jours de méditation poussée sans lecture ni écriture. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Ce fut aussi une expérience profonde pour moi.

La vie après la haine

PI. Qu’est-ce qui vous a inspiré à cofonder Life After Hate ?
AM. Au début de ma recherche pour me découvrir et comprendre qui j’étais, j’avais peur de m’exprimer publiquement de quelque manière que ce soit. Je craignais pour ma carrière, mes amis et mon cercle social. En explorant, entre autres, la nature de la réalité et mon rôle, la raison de ma présence ici, et en apprenant le pardon et la compassion envers moi, j’ai aussi développé un sens des responsabilités. C’était ma façon d’être responsable des actes que j’avais commis. C’était une purification pour moi.
Après un certain temps, je me suis senti obligé de le faire savoir autour de moi. J’avançais lentement, je devenais vulnérable et je prenais des risques. J’ai trouvé que la réalité ne correspondait pas aux attentes de la partie craintive en moi. Chaque pas que j’ai fait sur ce chemin a enrichi et amélioré ma vie. D’une certaine manière, je ne peux pas revenir en arrière parce que je me consacre à améliorer et à enrichir ma vie dans un sens spirituel. Cela signifie s’ouvrir et être vulnérable, partager mes expériences afin que les autres puissent apprendre d’elles. Je peux aider les gens qui sont dans la situation où j’étais auparavant. Ma mission dans cette vie est d’inspirer les gens vers la compassion et le pardon pour eux-mêmes et pour tous.

PI. Qu’est-ce qui conduit un membre des mouvements extrémistes à Life After Hate ?
AM. Les pensées de doute. La réalité ne s’accorde pas au fantasme. La lune de miel se termine. Nous nous engageons pour obtenir une identité, être accepté et approuvé, mais nous n’obtenons pas toujours ces choses. Pendant la période où j’étais dans le mouvement, je me souviens que la vie était comme nager à contre-courant. Tout était une lutte. Il faut énormément d’énergie pour être tellement en colère tout le temps. Pendant les quinze ans passés dans le mouvement, je n’arrive pas à me rappeler d’une seule personne régulièrement joyeuse parmi les gens qui m’entouraient. Il ne vous est plus possible d’avoir une relation personnelle équilibrée lorsque vous investissez votre temps dans ces mouvements. Vos relations se détériorent. Tous les aspects de votre vie se détériorent à des degrés divers.
La question qui m’a brisé et fait fondre en larmes est venue du film American History X. Le professeur d’histoire afro-américain visite le personnage nommé Derek en prison et lui demande s’il a fait ne serait-ce qu’une chose qui ait rendu sa vie meilleure. Et Derek s’effondre en pleurs et secoue la tête : « Non ». Ce passage du film a été une catharsis pour moi et j’ai craqué aussi parce que rien de ce que je faisais dans ma vie ne la rendait meilleure. J’étais fatigué de cette lutte.

PI. Comment Life After Hate travaille-t-elle avec celui qui veut abandonner la violence et l’extrémisme ?
AM. Ça commence juste par l’écoute. A titre d’exemple, nous avions un vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan. Il avait une haine envers les musulmans. Il pensait réellement à commettre des violences sur les musulmans et à tirer sur un centre musulman. Nous lui avons parlé et l’une des actions que nous avons menée a été de le présenter à l’imam de ce centre musulman. La plupart du temps, ces personnes ne rencontrent jamais les personnes qu’elles détestent. Nous ne sommes pas des psychiatres, mais nous sommes des coachs et des mentors qui aident les gens à obtenir l’aide dont ils ont besoin pour se sortir de ce bourbier. Ce sont les facteurs psychologiques profonds qui les rendent vulnérables et les attirent. C’est ce sur quoi nous travaillons pour les en sortir. L’idéologie est secondaire dans tout cela. Nous allons circonvenir l’idéologie et nous en occuper, mais nous devons d’abord traiter les problèmes les plus profonds.

PI. Combien de personnes viennent chercher de l’aide à Life After Hate et combien de personnes le groupe a-t-il aidé au total ?
AM. Ça continue d’augmenter. A l’heure actuelle, nous recevons entre cinq et dix personnes chaque semaine. Et nous en avons aidé plus d’une centaine.

PI. Pourriez-vous parler du processus éducatif de Life After Hate pour aider les communautés à comprendre et à traiter les causes de l’extrémisme violent ?
AM. Nous partageons notre expérience avec les communautés qui luttent avec ce problème. Il y a un certain nombre de points sur lesquels ces groupes prospèrent, comme la confrontation et la violence, et d’autres qu’ils n’aiment pas. Il y a des pièges courants à éviter. Nous essayons d’éduquer les communautés à ce sujet, en leur montrant comment devenir plus résilient et comment priver ces groupes du terreau sur lequel ils prospèrent.

PI. Quel effet la campagne et la présidence de Donald Trump ont-elles eu sur la mouvance violente d’extrême droite aux Etats-Unis ?
AM. Je dirais que depuis les élections de l’année dernière, nous avons remarqué une polarisation accrue dans ce pays. D’un côté, l’extrême droite semble croître. De l’autre côté, nous remarquons un nombre croissant d’amis et de membres de la famille qui nous contactent pour aider. D’une certaine manière, les deux parties se mobilisent.

PI. Comment la société peut-elle, selon vous, mieux encourager un sens d’unité et d’appartenance ainsi que promouvoir le sens et l’estime de soi dans la vie des jeunes, afin qu’ils ne tombent pas dans le piège de la violence, de l’extrémisme et des identités tribales ?
AM. Nous devons retourner à la compassion. Nous devons observer sur quoi nous portons des jugements. Tant que nous serons prêts à déshumaniser quelqu’un pour une raison quelconque, nous ne serons jamais en paix. Une des choses les plus difficiles est d’éprouver de la compassion pour quelqu’un qui n’en a pas, mais ce sont ces personnes qui en ont le plus besoin. Et nous devons être plus conscients des jeunes qui échappent au système.
Nous avons reçu un mail d’une mère il y a quelques semaines qui est très révélateur. Elle a dit : « Mon fils a 18 ans et il a le syndrome d’Asperger. Il est plongé dans cette propagande nationaliste blanche. » Ce qui lui faisait le plus peur, comme elle a dit, c’était que « cette communauté a adopté et a accepté mon fils d’une manière que personne n’a jamais eue dans toute sa vie ».
Nous parlons vraiment de facteurs psychologiques profonds. Je crois que cet enfant serait prêt à croire n’importe quoi pour être accepté, approuvé et avoir des amis. Nous devons donc examiner comment nous traitons les personnes qui sont un peu différentes, comme la façon dont les enfants peuvent en marginaliser d’autres à l’école. Si nous pouvons créer un environnement où ils ne se sentent pas marginalisés et exclus, nous pouvons empêcher que cela se produise.

1. La vie après la haine.
2. Résistance aryenne blanche (war en anglais signifie guerre).


Pour plus d’informations : lifeafterhate.org





Compilation

Nous publions dans cette rubrique des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Home Des problèmes qui appellent l’action [Version complète]

Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique. Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin.  Faites ceci maintenant et sauvez le monde. »
Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l’humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai.
Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n’agissent pas. Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré. [Message n° 31 (Maitreya)]

Bientôt, la longue attente prendra fin, le Grand Seigneur montrera son visage au monde, et les temps nouveaux commenceront. Puisez du courage dans cette certitude et joignez-vous à ceux qui, déjà, se consacrent au service de leurs frères et sœurs, connus et inconnus, dans le monde entier. Saisissez l’occasion d’influer sur les grandes questions de cette époque et, pour traduire en actes votre aspiration, aidez une humanité souffrante à réparer ses fautes, et à créer une Ere nouvelle de justice et de paix. [L’humanité doit choisir (Maître –)]

Nous devons partager de sorte que tout le monde puisse vivre, mais nous devons également apprendre à vivre plus simplement pour que la vie soit possible pour tous. Nous devons simplifier nos modes de vie et avoir des exigences moindres et plus intelligentes à l’égard de la planète. L’équilibre écologique du monde sera l’une des principales préoccupations de Maitreya. Abordant le problème du point de vue le plus élevé possible, il mettra en évidence notre mésusage des ressources de la planète et les conséquences inévitables qui s’ensuivraient si nous continuions sur cette voie. La nécessité de l’action s’imposera alors aux scientifiques et, à travers eux, aux gouvernements. [L’Instructeur mondial pour l’humanité (B. Creme)]

Rien ne s’accomplira par hasard. C’est un appel à l’action que je lance, et cette action je la galvaniserai de bien des façons. Saisissez maintenant l’opportunité de devenir mes disciples, d’être mes amis, mes hommes véritables. Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]

Quand les hommes verront le Christ en personne, ils adopteront rapidement une nouvelle attitude face à la vie et ses problèmes. Ils comprendront que les problèmes sont le fait de l’homme lui-même, qu’ils existent en lui, et que la faute n’en incombe ni à un Dieu insensible ni à un hasard indifférent.
Un nouveau sens de leurs responsabilités poussera les hommes à agir pour le bien de tous. Coopération, sollicitude et confiance remplaceront bientôt l’égocentrisme actuel, et une nouvelle phase s’ouvrira dans l’évolution humaine. [Son nom est Amour (Maître –)]

Le moment est proche où les totalitarismes politique, économique et religieux – qui refusent à l’homme sa liberté, son bien-être et le droit de croire ce qu’il veut – disparaîtront. Une nouvelle liberté attend aujourd’hui l’humanité. Mais cette nouvelle liberté implique nécessairement la responsabilité. Nous devons accepter d’être responsables les uns des autres. Maitreya exprime cela en termes très simples : « Prenez le besoin de votre frère comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. » [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]


Des problèmes qui appellent l’action

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, le 5 mars 2014

On peut dire, sans crainte de se tromper, que tout ne va pas bien dans le monde. Par exemple, le fossé qui sépare la grande richesse de l’extrême pauvreté ne cesse de se creuser. Un déséquilibre aussi prononcé est préjudiciable à la santé de toute société. Certes, parmi les plus riches, il s’en trouve bien quelques-uns qui partagent leur fortune avec les pauvres ; mais le plus souvent les riches ne songent qu’à le devenir encore davantage, au détriment de tous.

La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée.

Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective.

Parallèlement, les problèmes écologiques auxquels le monde est confronté ne cessent de s’aggraver. Aujourd’hui, la plupart des pays reconnaissent que le réchauffement global est leur ennemi commun. La question qui les divise est de savoir si l’homme en est responsable, et jusqu’à quel point.

La voie la plus sage que l’humanité ait à suivre consiste à accepter sa responsabilité pour la majeure partie des contraintes qui pèsent sur le climat, et à adopter toutes les mesures susceptibles de remédier au problème. Certaines nations se sont engagées sur cette voie, mais pas toutes. A nos yeux, les hommes sont responsables à 80 pour cent de cette situation, tant par leurs choix de société que par leur immobilisme face au problème lui-même, et ils doivent tout faire pour en atténuer la gravité dans leur propre intérêt et dans celui de leurs enfants. Nous les aiderons, soyez-en certains, mais ils doivent assumer leur rôle.

Avec l’effondrement de l’économie mondiale, les hommes commenceront à se rendre compte de leur unité. Cette prise de conscience aura un impact profond sur leur attitude envers la guerre. Ils comprendront qu’ils sont liés les uns aux autres dans leur lutte pour la survie, et les paroles de Maitreya trouveront en eux un puissant écho. Partage, justice et liberté revêtiront pour eux toute leur importance ; ils verront dans ces idées les symboles de l’avenir, des droits inhérents à chaque être humain, et les clés de relations justes entre tous les hommes

Le problème de l’homme, aujourd’hui comme toujours, est de sa propre création. Il n’est pas inhérent au Plan de Dieu. Par le mauvais usage de son libre arbitre divin, l’homme a mis son avenir, et celui de tous les règnes, en péril. Beaucoup, aujourd’hui, commencent à s’en rendre compte et tentent, comme ils le peuvent, de prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe. C’est une bonne chose. Mais, parmi les hommes, tous n’ont pas conscience du danger croissant auquel doit faire face l’humanité. Il reste peu de temps, en effet, pour reconstruire notre monde selon des lignes directrices mieux adaptées au rôle et au but véritable de l’homme.
Ma tâche consiste à vous montrer la voie, à exposer seulement les possibilités, car c’est par l’homme lui-même que doit être forgé le monde nouveau. [Message n° 12 (Maitreya)]

La pierre angulaire de cette transformation radicale de l’humanité est donc l’acceptation du principe de partage. C’est de lui que dépend la justice, et c’est de la justice que dépend la paix mondiale. Curieusement, cette étape capitale du partage est la plus facile à mettre en œuvre. Et une fois le principe de partage accepté, tous les autres problèmes se résoudront plus facilement. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Il n’est plus certain aujourd’hui que la planète puisse soutenir la vie indéfiniment, soumise comme elle l’est à la féroce exploitation humaine. Outre l’anéantissement nucléaire qui reste une menace permanente, la compétition économique et le désordre financier posent des problèmes qui affectent la vie quotidienne de millions d’êtres.
Ce n’est pas sans raison que les nations se rencontrent aujourd’hui régulièrement pour examiner ces problèmes. De telles rencontres sont le signe que l’homme prend conscience de ses responsabilités de gérant de la planète et est prêt à prendre des décisions pour améliorer sa situation. Parmi ces décisions, l’acceptation du partage est primordiale. Lorsque les ressources mondiales seront partagées plus équitablement, la moitié des problèmes que connaît aujourd’hui l’humanité s’évanouira du jour au lendemain. [Le partage garant de la paix (Maître –)]

Nombreux sont ceux que j’appelle. Nombreux sont ceux qui attendent et écoutent. Peu, en fait, saisissent l’opportunité du moment pour agir. Ce petit nombre forme mon peuple. Puissiez-vous devenir l’un des miens
Permettez-moi de vous dire ceci, mes amis : sans votre aide volontaire, rien ne peut s’accomplir. Je viens pour guider et enseigner, non pour imposer. Alors, prenez à cœur mon appel, et travaillez avec moi, pour moi, pour vos frères, et ainsi, sauvez le monde. [Message n° 94 (Maitreya)]

Les Nations unies deviendront le principal centre de débat dans le monde. La totalité des problèmes mondiaux y sera débattue et c’est là que seront prises les résolutions visant à mettre en œuvre le nouveau système. Une agence des Nations unies tout à fait nouvelle sera créée spécialement pour superviser le processus de partage des ressources mondiales. Mais j’insiste encore une fois sur le fait que nous avons notre libre arbitre, et que rien ne nous sera imposé. Lorsque, de son plein gré, l’humanité acceptera le principe du partage et demandera à Maitreya et à son groupe de Maîtres comment s’y prendre pour qu’il devienne réalité, nous constaterons que le plan est déjà prêt. Un groupe d’initiés de haut niveau, de concert avec les Maîtres, travaillent depuis de nombreuses années à l’élaboration de divers programmes capables de résoudre les problèmes de redistribution qui sont au cœur de nos difficultés économiques actuelles. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Les réponses à vos problèmes sont simples, en vérité. De nombreuses fois je vous ai dit que la volonté de partager doit gouverner votre vie. Une fois encore, je le répète : sans le Partage et la Justice, l’homme ne connaîtra pas la paix. Alors, tenez compte de mon conseil. Adoptez la seule voie qui s’offre à vous et faites confiance au partage pour remédier à l’agonie du monde. [Message n° 133 (Maitreya)]

Nous avons enfermé la politique et l’économie dans un matérialisme si profond que nous nous sommes mis nous-mêmes dans les conditions critiques d’aujourd’hui. Nous devons parvenir à une politique et une économie spirituelles grâce au partage, à la justice et à la liberté pour tous. Tel est le but de Maitreya. L’amour est l’action qui consiste à partager de manière juste. C’est le chemin qui mène à la paix. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Nous ne doutons pas que l’humanité prendra conscience de son unité. Derrière toute l’agitation incessante de l’homme, se fait jour la conscience que tous doivent prendre part à la résolution des multiples et considérables problèmes auxquels le monde est confronté ; que la responsabilité – comme les problèmes eux-mêmes – est globale et indivisible, et que ce n’est que par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être correctement assumées et surmontées. [L’autorité de la Loi (Maître –)]

La prière a une valeur réelle. Lorsqu’elle vient du cœur, elle peut invoquer, en fait, elle invoque l’aide des membres de la Hiérarchie en tant qu’Agents de la divinité. Mais nous ne devrions pas simplement nous contenter de prier, en laissant à « Dieu » le soin de résoudre les problèmes du monde. Ce sont nos problèmes, les résultats de nos actions ou de notre passivité, des actions ou de la passivité de l’humanité
Si nous voulons grandir et devenir véritablement humains, aussi bien que divins, il nous faut accepter de porter la responsabilité des problèmes, des souffrances, de l’angoisse de nos frères et sœurs du monde. Nous ne sommes pas séparés d’eux. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Mon besoin majeur aujourd’hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l’action.
Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela.
Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. [Message n° 46 (Maitreya)]




Home Des problèmes qui appellent l’action [Extraits]

Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique. Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin.  Faites ceci maintenant et sauvez le monde. »
Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l’humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai.
Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n’agissent pas. Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré. [Message n° 31 (Maitreya)]

Bientôt, la longue attente prendra fin, le Grand Seigneur montrera son visage au monde, et les temps nouveaux commenceront. Puisez du courage dans cette certitude et joignez-vous à ceux qui, déjà, se consacrent au service de leurs frères et sœurs, connus et inconnus, dans le monde entier. Saisissez l’occasion d’influer sur les grandes questions de cette époque et, pour traduire en actes votre aspiration, aidez une humanité souffrante à réparer ses fautes, et à créer une Ere nouvelle de justice et de paix. [L’humanité doit choisir (Maître –)]

Nous devons partager de sorte que tout le monde puisse vivre, mais nous devons également apprendre à vivre plus simplement pour que la vie soit possible pour tous. Nous devons simplifier nos modes de vie et avoir des exigences moindres et plus intelligentes à l’égard de la planète. L’équilibre écologique du monde sera l’une des principales préoccupations de Maitreya. Abordant le problème du point de vue le plus élevé possible, il mettra en évidence notre mésusage des ressources de la planète et les conséquences inévitables qui s’ensuivraient si nous continuions sur cette voie. La nécessité de l’action s’imposera alors aux scientifiques et, à travers eux, aux gouvernements. [L’Instructeur mondial pour l’humanité (B. Creme)]

Rien ne s’accomplira par hasard. C’est un appel à l’action que je lance, et cette action je la galvaniserai de bien des façons. Saisissez maintenant l’opportunité de devenir mes disciples, d’être mes amis, mes hommes véritables. Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]

Quand les hommes verront le Christ en personne, ils adopteront rapidement une nouvelle attitude face à la vie et ses problèmes. Ils comprendront que les problèmes sont le fait de l’homme lui-même, qu’ils existent en lui, et que la faute n’en incombe ni à un Dieu insensible ni à un hasard indifférent.
Un nouveau sens de leurs responsabilités poussera les hommes à agir pour le bien de tous. Coopération, sollicitude et confiance remplaceront bientôt l’égocentrisme actuel, et une nouvelle phase s’ouvrira dans l’évolution humaine. [Son nom est Amour (Maître –)]

Le moment est proche où les totalitarismes politique, économique et religieux – qui refusent à l’homme sa liberté, son bien-être et le droit de croire ce qu’il veut – disparaîtront. Une nouvelle liberté attend aujourd’hui l’humanité. Mais cette nouvelle liberté implique nécessairement la responsabilité. Nous devons accepter d’être responsables les uns des autres. Maitreya exprime cela en termes très simples : « Prenez le besoin de votre frère comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. » [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]


Des problèmes qui appellent l’action

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, le 5 mars 2014

On peut dire, sans crainte de se tromper, que tout ne va pas bien dans le monde. Par exemple, le fossé qui sépare la grande richesse de l’extrême pauvreté ne cesse de se creuser. Un déséquilibre aussi prononcé est préjudiciable à la santé de toute société. Certes, parmi les plus riches, il s’en trouve bien quelques-uns qui partagent leur fortune avec les pauvres ; mais le plus souvent les riches ne songent qu’à le devenir encore davantage, au détriment de tous.

La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée.

Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective.

Parallèlement, les problèmes écologiques auxquels le monde est confronté ne cessent de s’aggraver. Aujourd’hui, la plupart des pays reconnaissent que le réchauffement global est leur ennemi commun. La question qui les divise est de savoir si l’homme en est responsable, et jusqu’à quel point.

La voie la plus sage que l’humanité ait à suivre consiste à accepter sa responsabilité pour la majeure partie des contraintes qui pèsent sur le climat, et à adopter toutes les mesures susceptibles de remédier au problème. Certaines nations se sont engagées sur cette voie, mais pas toutes. A nos yeux, les hommes sont responsables à 80 pour cent de cette situation, tant par leurs choix de société que par leur immobilisme face au problème lui-même, et ils doivent tout faire pour en atténuer la gravité dans leur propre intérêt et dans celui de leurs enfants. Nous les aiderons, soyez-en certains, mais ils doivent assumer leur rôle.

Avec l’effondrement de l’économie mondiale, les hommes commenceront à se rendre compte de leur unité. Cette prise de conscience aura un impact profond sur leur attitude envers la guerre. Ils comprendront qu’ils sont liés les uns aux autres dans leur lutte pour la survie, et les paroles de Maitreya trouveront en eux un puissant écho. Partage, justice et liberté revêtiront pour eux toute leur importance ; ils verront dans ces idées les symboles de l’avenir, des droits inhérents à chaque être humain, et les clés de relations justes entre tous les hommes

Le problème de l’homme, aujourd’hui comme toujours, est de sa propre création. Il n’est pas inhérent au Plan de Dieu. Par le mauvais usage de son libre arbitre divin, l’homme a mis son avenir, et celui de tous les règnes, en péril. Beaucoup, aujourd’hui, commencent à s’en rendre compte et tentent, comme ils le peuvent, de prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe. C’est une bonne chose. Mais, parmi les hommes, tous n’ont pas conscience du danger croissant auquel doit faire face l’humanité. Il reste peu de temps, en effet, pour reconstruire notre monde selon des lignes directrices mieux adaptées au rôle et au but véritable de l’homme.
Ma tâche consiste à vous montrer la voie, à exposer seulement les possibilités, car c’est par l’homme lui-même que doit être forgé le monde nouveau. [Message n° 12 (Maitreya)]

La pierre angulaire de cette transformation radicale de l’humanité est donc l’acceptation du principe de partage. C’est de lui que dépend la justice, et c’est de la justice que dépend la paix mondiale. Curieusement, cette étape capitale du partage est la plus facile à mettre en œuvre. Et une fois le principe de partage accepté, tous les autres problèmes se résoudront plus facilement. [Le Grand Retour (B. Creme)]

...

Les Nations unies deviendront le principal centre de débat dans le monde. La totalité des problèmes mondiaux y sera débattue et c’est là que seront prises les résolutions visant à mettre en œuvre le nouveau système. Une agence des Nations unies tout à fait nouvelle sera créée spécialement pour superviser le processus de partage des ressources mondiales. Mais j’insiste encore une fois sur le fait que nous avons notre libre arbitre, et que rien ne nous sera imposé. Lorsque, de son plein gré, l’humanité acceptera le principe du partage et demandera à Maitreya et à son groupe de Maîtres comment s’y prendre pour qu’il devienne réalité, nous constaterons que le plan est déjà prêt. Un groupe d’initiés de haut niveau, de concert avec les Maîtres, travaillent depuis de nombreuses années à l’élaboration de divers programmes capables de résoudre les problèmes de redistribution qui sont au cœur de nos difficultés économiques actuelles. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Les réponses à vos problèmes sont simples, en vérité. De nombreuses fois je vous ai dit que la volonté de partager doit gouverner votre vie. Une fois encore, je le répète : sans le Partage et la Justice, l’homme ne connaîtra pas la paix. Alors, tenez compte de mon conseil. Adoptez la seule voie qui s’offre à vous et faites confiance au partage pour remédier à l’agonie du monde. [Message n° 133 (Maitreya)]

Nous avons enfermé la politique et l’économie dans un matérialisme si profond que nous nous sommes mis nous-mêmes dans les conditions critiques d’aujourd’hui. Nous devons parvenir à une politique et une économie spirituelles grâce au partage, à la justice et à la liberté pour tous. Tel est le but de Maitreya. L’amour est l’action qui consiste à partager de manière juste. C’est le chemin qui mène à la paix. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

...

Mon besoin majeur aujourd’hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l’action.
Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela.Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. [Message n° 46 (Maitreya)]





Signes des temps

Les « Signes des temps » présentés dans cette rubrique ont été confirmés par le passé par Benjamin Creme ou s’imposent d’eux-mêmes sur la base de l’espoir et de la foi qu’ils suscitent. Nous les soumettons à votre réflexion.

Home Des signes à travers le monde

Agroglyphe dans un champ de Battlesbury


Photo : © Steve Alexander, temporarytemples.co.uk

Agroglyphe dans un champ de Battlesbury, Wiltshire (G.-B.), 5 août 2017




Home Des signes à travers le monde

Ovni à San Antonio


Source : YouTube : 265308



San Antonio, Texas, Etats-Unis Observation d’ovni tôt le matin du 1er octobre 2017.




Home Des signes à travers le monde

Signe dans le ciel à Oberland


Source : msn.com/de-ch



Oberland bernois, Suisse

Un nuage circulaire blanc est apparu dans un ciel bleu et limpide début octobre sur l’Oberland bernois, dans le canton de Berne, en Suisse. Il a semblé flotter au-dessus des célèbres sommets de l’Eiger et de la Jungfrau vers midi et a graduellement disparu en direction de l’est.




Home Des signes à travers le monde

Une statue de la Vierge résiste au feu pendant l’ouragan Harvey


Source : cnn.com

Un incendie électrique a détruit trois maisons dans une propriété familiale du Texas pendant l’ouragan Harvey, en août 2017, mais leur statue de la Vierge est restée intacte. La famille Rojas de Robstown, à l’ouest de Corpus Christi (Texas), a déclaré que le fait que la statue ait survécu au milieu des cendres de leurs maisons leur a donné un sentiment d’espoir.

« Certains peuvent blâmer Dieu et certains peuvent blâmer l’ouragan, mais la seule chose qui se tenait debout était de nature sainte, a déclaré Natali Rojas à la chaîne de télévision locale KRIS-TV. Comme vous pouvez voir, cette statue est la seule chose qui ait survécu. J’ai fouillé là-bas pour récupérer des affaires et tout ce que j’ai trouvé est une Vierge Marie. » La famille a interprété la survie de la statue comme un signe qu’ils peuvent survivre aussi. « Appréciez ce que vous avez, écoutez les avertissements, étreignez vos enfants et remerciez Dieu pour aujourd’hui et hier, et priez pour un meilleur avenir », a déclaré N. Rojas.




Home Des signes à travers le monde

Une expérience fructueuse



Fin août 2017, mon mari et moi étions très stressés à cause de notre travail. Nous n’étions vraiment pas bien. Un matin, j’ouvris une mangue et là, une fois de plus, je vis un signe que nous avions déjà vu (voir Partage international, novembre 2016, le courrier Des avertissements de santé) et à nouveau dans une mangue. C’était bien un avertissement de santé : des lignes en zigzag comme un tableau d’EEG ou de température en dents de scie. Une fois de plus, je vérifiai pour m’assurer que ces lignes n’étaient pas causées par la façon dont j’avais coupé le fruit. Ce n’était pas le cas, l’avertissement n’apparaissait que sur une seule tranche.

Comme nous étions prévenus de ce que cela voulait dire, nous décidâmes de nous relaxer et de nous reposer le plus possible, (en continuant à travailler !). Mais puisqu’il semblait qu’il y avait un problème, j’allai consulter le médecin du voisinage. Je dus marcher lentement et m’arrêter de temps à autre et me demandai si ce problème n’était pas dû à mon cœur. De retour chez moi je pris mon petit déjeuner : je lavai une nectarine et enlevai une petite étiquette du fruit que je m’apprêtai à couper. Et à la place de l’étiquette, un cœur un peu plus grand que celle-ci apparut.

PS. La visite chez le médecin s’est avérée peu concluante : « Si le trouble persiste, revenez me voir… » En l’absence d’autres indications concrètes j’interprète ce signe en forme de cœur comme un symbole d’amour.

Nom et adresse non communiqués




Home Des signes à travers le monde

« Spirale » à Korat


Source : Facebook : NisaraChomboon



Korat, Thaïlande
Une « spirale » de lumière a été photographiée sur Korat le 28 septembre 2017. Cette observation est similaire à celle d’autres « spirales » dont le Maître de Benjamin Creme avait indiqué dans le passé qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial martien. Par exemple, le 13 août 2010 sur le nord de la Norvège et le 7 juin 2012 sur de nombreux pays du Moyen-Orient.




Home Des signes à travers le monde

Ovni à Eyjafjallajökull



Eyjafjallajökull, Islande
En juin 2017, un objet en forme de soucoupe volante a été photographié par Elaine Stuart, d’Edimbourg (Ecosse), à partir d’un bus touristique, près du volcan Eyjafjallajökull. Le volcan est devenu célèbre en 2010 après son éruption qui a maintenu au sol les avions pendant plusieurs jours. En écrivant à Share International, Elaine se souvient : « Quand j’ai survolé l’Islande, j’ai demandé aux Frères de l’espace de se montrer. »




Home Des signes à travers le monde

Ovni à Nottingham


Source : mufon.com



Nottingham, Royaume-Uni
Une habitante de Nottingham a pris une photo du ciel, le soir du 30 août 2017. Après avoir examiné la photo plus tard, elle a remarqué un objet brillant en forme de disque dans le ciel. La mère du témoin a décrit l’objet comme « un grand anneau métallique qui émettait beaucoup de lumière à son sommet ».




Home Des signes à travers le monde

Motifs de lumière sur les bâtiments de la Kreuzstrasse



Motifs de lumière sur les bâtiments de la Kreuzstrasse, au centre de Karlsruhe, dans le sud de l’Allemagne. (« Kreuz » signifie croix en allemand).
Photographiés le 28 septembre 2017 par S. L., Allemagne.




Home Le miracle de Dunkerque


Source : strengthenthefaithful@gmail.com ; Camden New Journal

En 1940, à un moment crucial de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de soldats étaient bloqués sur les plages de Dunkerque (France), piégés par l’armée allemande qui s’avançait et fortement bombardés par la Luftwaffe.

Dunkerque est devenu célèbre pour l’opération massive de sauvetage impliquant des centaines de petits bateaux civils qui ont traversé la Manche afin de mettre les troupes en sécurité.

En ce moment de crise, le roi George VI avait demandé aux Britanniques de solliciter l’aide de Dieu, et des millions de personnes étaient allés à l’église pour prier. Immédiatement après, une violente tempête autour de Dunkerque avait stoppé la Luftwaffe, tandis qu’au même instant, un calme très inhabituel était descendu sur la Manche. Contre toute attente, 338 000 soldats ont été sauvés.

L’événement a été salué comme un miracle et d’autres événements semblables apparemment miraculeux ayant aidé les Alliés ont été attestés par des porte-parole militaires, politiques et religieux de renom.

Deux ans plus tard, Winston Churchill a déclaré : « J’ai parfois un sentiment de guidance. Je tiens à le souligner. J’ai parfois l’impression que ma main est guidée. J’ai le sentiment que nous avons un guide car notre cause est grande, et que nous aurons ce guide tant que nous la servirons fidèlement. »

En tant qu’initié de troisième degré destiné à jouer un rôle majeur dans la lutte contre les pouvoirs de l’Axe, W. Churchill aurait été conscient d’une « aide derrière les coulisses » et de l’importance vitale de la « cause » qu’il « servait ». Pour les chrétiens d’alors et de maintenant, les miracles viennent de Dieu et témoignent de l’intervention divine. Le « Guide » de Churchill était peut-être une interprétation plus nuancée de la source du miracle.

Nos lecteurs savent que les miracles présentés régulièrement dans cette rubrique sont généralement manifestés par Maitreya ou le Maître Jésus. La source des miracles est beaucoup moins importante que le fait de leur apparition, et l’humanité invoque ces miracles par le service qu’elle rend à la cause de la liberté et du progrès. En 1945, à la fin de la guerre, Maitreya a pris la décision de revenir lui-même dans le monde moderne, en réponse à l’appel invocatoire de l’humanité, pour l’aider à affronter ses souffrances durant la guerre.

Le nouveau film Dunkerque, réalisé par Christopher Nolan, ne mentionne pas le miracle, mais sa sortie a provoqué la diffusion d’un article du site Strengtefulhefitness invitant les chrétiens à prier de nouveau pour la sécurité de notre monde en crise.

Toutes les personnes spirituelles qui travaillent pour la grande cause de l’avenir de l’humanité peuvent souhaiter s’unir pour invoquer l’aide de notre « Guide ».